INJECTIO.NS ET LAVEMENTS. - INJECTIONS HYPODERMIQUES
Les injections sont des médicaments liquides destinés à être introduits dans les cavités naturelles du corps au moyen d'un instrument spécial qui les chasse sous forme de jet et permet de les faire pénétrer prorondément. Le même mot désigne également 1 action <radministrer le médicament : on désigne les injections par le nom de lacavité où elles doivent être introduites :
On les divise en injections uréthrales, vauviales, nasales, auriculaires, rectales. C3S dernières sont désignées sous le nom de Invemenls.
^ Quelquefois les injections ne sont pas destinées à être introduites dans les cavités naturelles, celles par exemple que Ton pratique pour déterger les plaies et enlin les injections hijpodermiques qui constituent aujourdli ui un mode d'abs(u-ption médicamenteuse très employé.
La nature des liquides qui servent à pratiquer les injections est très variable : on emploie, des infusions, des décoctions, des solutions aqueuses, des liquides hydro-alcooliques, etc. Quelle que soit leur nature, ces liquides doivent toujours être limpides et filtrés avec soin s'il s'agit de décoctions végétales. Il n'y a d'excep-
142 NOTIONS Di: l'IlÂRMACilî NÉCliSSAlRUS AU MÉDIÎCIN
lion que si Ton inlroduil voiontairenienl dans la loi-muie un composé minéral insoluble. Dansce cas il doil être pulvérisé avec soin, ou mieux obtenu par double décomposition, et l'on lacilite sa suspension dans le liquide au moyen d'un mucilage.
Injections uré/firales. — Ces injections sont administrées au moyen de petites seringues en verre ou de poires de caoutchouc munies d'une canule en os. Pour bien s'administrer une injection le malade doit commencer par uriner, puis il s'assied sur l'angle d'une chaise de façon à ce que cet angle presse légèrement sur le périnée. Il remplit alors la seringue au tiers environ de sa capacité puis la prend entre le pouce et le médius de la main droite, et place l'index sur le piston. Cela fait, il saisit la verge de la main gauche, la dirige verticalement en tenant le gland entre le pouce et l'index, en même temps qu'il écarte légèrement les deux lèvres du méat. Il introduit alors la canule dans le canal et presse légèrement les lèvres du méat de façon à bien les appliquer contre elle, il enfonce alors lentement le piston de manière à vider la seringue qu'il retire ensuite en pressant le méat de manière à retenir l'injection pendant quelques minutes. On laisse alors écouler le liquide.
Lorsque l'injection renferme des substances insolubles (s. nitrate de bismuth, sulfate de plomb, etc.) il faut avoir soin de bien agiter la bouteille avant de remplir la seringue. L'injection est administrée de la même façon, seulement au lieu de desserrer les doigts brusquement (auquel cas de contraction de Turèthre projette le liquide au loim il faut au contraire les écarter très lentement de manière à ce que le liquide s'écoule seul et que le dépôt, qui constitue souvent la partie active de l'injection, reste dans le canal.
Dans les deux cas, surtout dans le dernier il faut