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CHAPITRE VII

GRAISSES ET HUILES MÉDICINALES. — rETRÉOLlNF. - RÉ- SINES. — GOiMMES ET MUCILAGES. — GOMME-IIÉSINES. — — BAUMES.

Les huiles' el g?'aisses médicinales appartiennent à la classe des corps gras que l'on peut caractériser de la manière suivante. Ce sont des corps neutres^ insolubles dans l eau, soluOlei dans l'éther, le chlorufuvme et quelquefois dans l'alcnol fort.

Les corps gras sont onctueux au toucher, tachent le papier d'une ^?L(ion permanente et le Yenàeni translucide . Par l'action des oxydes alcalins et méta/lir/ues ils sont susceptibles de se dédoubler en glycérine et en un sel (à acide gras) soluble ou non dans l'eau ainsi que nous l'avons indiqué en parlant des emplâtres (voir page 112).

Les corps gras sont constitués par un mélange d'éthers LYiileique, margari(]ue, sléariqw, de la glycérine : Ces éthers ont reçu le nom de (tri)oléine, ^trijmargai'ine, (ti'i)stéariae. Ces trois corps gras sont rangés par ordre de fusibilité, et leur consistance varie

1. Quelques huiles mcilicinales sont réservées y^ouv Vusage interne, no\ys en parlerons néanmoins dans ce chapitre.

128 NOTIONS DE PIIAUMACII': NÉCIiSSAIRES AU MÉDECIN

suivant la prédominance de l'un ou raulre do ces corps. Tous les corps gras peuvent rancir au contact de Fair, c'est-à-dire contracter une mauvaise odeur et devenir acides.

Graisses. — Les graisses sont solides à la température ordinaire. Elles sont constituées par de la stéarine et de la marijar'inc. Leur ])()inl de fusion est peu élevé: la beurre exemple, commence à se ramollir vers 18 à 20 degrés et à se solidifier vers 23. Les suifs el graisses entrent en fusion vers 33 à M) degrés.

Huiles. — Les huiles sont liciuides à la tempéraUire ordinaire ce n'est qu'au dessous de 10° que l'huile d'olives, la moins fusible des huiles ordinaires commence à se solidifier.

Les huiles sont constituées par un mélange (ïoléine et de marfiai ine. Leur densité est plus faible que celle de feau et varie de 0.920 à 0.970. Elles sont généralement colorées ; mais cela tient à leur mode de préparation ; car elles peuvent devenir incolores lorsqu'on lesmeLen contact avec àwnnir animal ou qu'on les expose à l'action d'une température supérieure à 150 degrés *. Certaines huiles, par exemple celles de lin, de noix, snyit siccaliues c'est-à-dire que si on les expose à l'air elles s'épaississent eL finissent par se solidifier, tandis que les huiles nmi siccatives (amandes douces, olives) restent liquides.

Extraction. — Les corps gras, graisses et huHes, ^onl d'origine végétale nu animale. Leur extraction est toujours facile, car elles existent toutes formées et sont contenues dans des cellules spéciales qu'il suffit de déchirer et de soumettre ensuite à une pression suffisante pour en déterminer la sortie.

1. Il ne faut pas dépasser 2 ;0 degrés car au-delà les huiles peuvent entrer en ébuUition mais en se décomposant en partie.

GRAISSES ET HUILES MÉDICINALES, ETC. 129

S'il s"ag-it d'une huile, qui est liquide à la lempéralui-e ordiiiaii-e on l'extrait par simple expression à froid. Si le corps gras est solide on pratique l'expression dans une enceinte chauffée ou mieux entre des plaques métalliques portées et entretenues à une température déterminée au moyen d'un dispositif spécial.

Lorsqu'il s'agit de corps gras d'un emploi exclusivement médical et que l'on ne prépare que par petites quantités par exemple ïhuile d'œufs, VhuUe de croton, on peut avoir recours à un dissolvant tel que Vclfier, le sulfure de carbone avec lequel on épuise la substance convenablement divisée et que l'on évapore ensuite.

Nous allons passer en revue les corps gras les plus employés.

Corps gras solides : origine végétale. — Le plus employé est laxonge ou graiss-^ de porc que l'on obtient en faisant fondre au bain-marie la graisse de porc coupée en petits morceaux etdébarrassée autantque possible de sang et de tissu étranger. On passe à travers un linge et on coule dans des pots. On prépare de même les autres graisses d'origine animale telle que la moelle de bœuf ei les suifs de bœuf, mouton et veau.

Axongebenzuinée, on désigne sous ce nom de l'axonge à laquelle on ajoute 5 grammes de teinture de benjoin par li'logramme lorsqu'elle est fondue et passée : on agite .jusqu'à refroidissement. Cet axonge ne rancit pas, ou i\u. moins très difficilement.

Lnnoline. — La lanoline est un corps gras extrait du suint de la laine de mouton; c'est un produit jaunâtre visqueux et un peu gluant. La lanoline n'a presque pas d'odeur; elle se fonce à l'air, fond vers degrés : elle ne rancit pas; elle n'est pas saponifiable par les alcalis : elle est miscible aux corps gras et forme un mélange homogène avec son poids d'eau et deux fois son poids de glycérine. Elle a été introduite en thérapeu-

130 NOTIONS Dlî PHA.BMACIIÎ NÉCESSAinUS AU MÉDECIN

Lkuie par Leibreicli et constitue un assez. ])on excipient (très adliésiO pour les pommades.

Coi'ps t,ras solides d'nrKjme véçiéiale. — Le beia-re de cacao est très employé : on l'obtient en pdant dans un mortier légèrement chauffé, les amandes de cacao préalablement privées de leur enveloppe par une légère torréfaction. On exprime ensuite entre des planues métalliques chauffées vers 50 à GO degrés. Le beurre de cacao, devenu liquide à cette température, s'écoule facilement : on le purifie en lui faisant subir une nouvelle fusion au bain-marie en le filtrant ensuite au papier dans un entonnoir chauffé à l'eau boudiante. Le beurre de cacao fond vers 30 degrés mais ne se solidilie qu'à 23" : il conserve donc assez longtemps 1 état

^'""L^beurre de cacao est employé comme cosmétique, mais sert principalement à la confection des supposi-

^^Te Leurre de muscade est obtenu d'une manière identiciue en opérant sur les noix de muscade prealab ement réduites en poudre assez fine. Ce produit sert a lanréparation du haume Nerval et du linment de /iusr.n.

On prépare encore par contusion et expression entre des plaques cliaulTées V/mile on gnnsse de ùam de laurier eiVhnne de jaune dœufs préalablement cuits au bain-marie. Cette dernière est aussi extraite au moven d'un dissolvant. (Ether ou sulfure de carbone.) Les huiles de laurier ou de jaune d'œufs sont semiliquides à la température ordinaire.

Corps nras liquides ou huiles.

IJu 'les d'origine vég<Ha'e. - Ces huiles sont fourmes par les semences oléagineuses des crucifères et autres plantes et par le péricarpe de certains iruits La lUupart d'entre elles sont employées soit dans 1 alimentation, soit dans l'industrie: leur extraction est donc ui-

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dusli'ielle. Elle esl, du rosle, Irès simple et consisLe ;v pulvériser ou à bi'oyer assez lineineiU la substance oléagineuse de manière à la convertir en pâte que l'on soumet à une forte pression au moyen de presses spéciales. Toutes les huiles étant liquides à la température ordinaire leur extraction se l'ait exclusivement à froid.

Nous allons passer eu revue les principales.

Huile d' amandes douces.

L'huile d'amandes douces est l'huile médicinale par excellence et bien à tort car c'est de toutes les huiles la plus l'alsiliée à cause de son prix élevé et celle dont il est le moins facile de contrôler la pureté. Disons de suite que la plus grande partie de l'huile d'amandes douces est extraite des amandes ambres. Ces dernières ne différent des amandes douces (\\ieYi&v Y huile essentielle qu'elles renferment et celte essence ne peut, comme celle de la moutarde, pi'cndre naissance qu'au contact de l'eau : l'huile grasse est identique. Il suffit donc pour obtenir de l'huile inodore d'exprimer les amandes sans qu'elles aient subi le contact de l'eau c'est-à-dire sans les mondnr. Les amandes amères ont une valeur commerciale moindre que les amandes douces et de plus leur tourteau est très employé en pai-fumerie pourla préparation de la pàle d'amandes. Ces deux raisons nous expliquent pourquoi l'huile d'amandes douces est fabriquée avec des amandes amères; mais, nous le répétons, ce produit est identique ce n'est pas une fraude comme celle qui consiste à la mélanger avec des huiles de noyaux différents surtout ceux d ahricots.

L'huile d'amandesdouces est Iluide, decouleurjaune ambrée, sasaveur et sou odeur sont presque nulles: elle est facilement soluble dans l'éther et très peu dans l'alcool qui n'en dissout que 1/24 de son poids. Elle rancit avec assez do facilité. Elle se décolore entièi'cment lorsqu'on la porte à une tempéralure de 250 degrés.

132 NOTIONS DE l'HAnMACIE NÉCESSAIRES AU MÉDECIN

L'huile d'olives la plus employée après l'huik d'amandes est un produit commercial il en est de même des huiles d'arachides, d'œilletie. [Huile de semences dépavais, huile blanche.)

Huile de ricin. (Huile de palmachrisli. Huile de castor.) — Cette huile est obtenue par l'expression à froid de la semence de ricin préalablement privée de son épisperme. On filtre. Le tourteau est rejeté; il constitue un purgalir /?"f'S actif et dam/ereux.

L'huile de ricin bien préparée doit élre inodore, presque incolore, et présente une saveur douce. Elle tloit être soluble dans Téther et dans 3 parties d'alcool à 90°.

L'huile de ricin est parfois très chargée de mai'qarine qu'elle laisse déposer sous forme de petites paillettes nacrées aussitôt que la température s'abaisse un peu au-dessous de 10 degrés. Ce caractère n'implique pas une préparation défectueuse, ou ne dénote pas un produit de qualité inférieure; l'huile redevient limpide aussitôt qu'on la chauffe légèrement.

L'huile de ricin constitue à la dose de 10 à60 gram. un des meilleurs purgatifs et des plus employés; elle ne présente qu'un inconvénient, celui d'être accepté assez difficilement par les malades. Voici les moyens les plus commodes pour l'administrer.

i° Dans un lait de poule (voir ËmulsionsV — On place dans un bol l'huile de ricin et le jaune d'œuf (un jaune par cuillerée d'huile) et on mélange en battant quelques instants puis on ajoute par petite quantité à chaque fois, de l'eau tiède légèrement sucrée, de manière à former une émulsion : on aromatise avec de l'eau de fleurs d'oranger.

2° Dans du bouillon. — On prend du bouillon f}-oid que l'on passe sur un linge mouillé pour en séparer la graisse : on fait chauffer ce bouillon presque jusqu'à

GRAISSES ET HUILES MÉDICINALES, ETC

éhulUtion. On le sale, on le poivre et on l'aromatise fortement, on y verse alors riuiile qui devient très fluide, on bat ensuite le mélange jusqu'à ce qu'il soit assez refroidi pour pouvoir être présenté au malade ; le temps nécessaire est toujours assez long pour que l'huile soit divisée très finement et puisse être absorbée avec facilité : au lieu de bonillon de viande on pent se servir de bouillon d'oignon.

3° Dans du café. — On peut, en opérant de la môme manière administrer l'huile dans du café à l'eau ; mais il faut le faire très fort et ne pas le sucrer.

•4° Dans du jus île citron. — On prend un citron; on exprime le jus et on le verse dans un verre dont on a préalablement frotté l'intérieur et surtout les bords avec la peau du citron. On fait arriver l'huile sur le jus de citron : elle surnage sans adhérer aux parois du verre si celui-ci a été bien mouillé comme j'ai indiqué : on fait également rincer la bonche du patient qui doit avaler le mélange d'un seul trait en ouvrant largement la bouche et en renversant la tète en arrière, l'huile passe en premier lieu puis le jus ([ui la pousse devant lui et par son goût acide en masque la saveur et prévient les nausées.

On peut aussi administrer l'huile de ricin en capsules (voir capsules).

Huile de croton. — Cette huile est obtenue en épuisant par l'éther les semences de croton préalablement mondées, réduites en pâte et introduites dans un appareil à déplacement.

Cet huile est extrêmement irritante et purgative à la dose de 1 à2 gouttes. Pour l'usage interne on ajoute ces gouttes à l'huile de ricin ou d'amandes douces ou même on les fait confectionner en pilules avec la mie de pain comme excipient.

Lorsqu'on emploie l'huile de croton comme révulsif

134 NOTIONS mi l'IIARMACIK NÉCliSSAlRIÎS AU MIÎDKCIN

on en l'ait tomber sur répidermele nombre de gouttes nécessaires puis on les étale en l'rictionnant avec un petit i)inceau, ou un petit morceau de coton lixé à Textrémité d'une tige de bois que Ton doit brûler ensuite.

Huiles d'o7igine animale. — La plus importante est Vl.uile lie foie de morue que Ton extrait du foie de la morue franche (gadus morrhua). Cette huile présente des caractères physiques variables suivant les divers procédés qui ont servi a son extraction :

1" Huile de foie de morue blanche ou vierge. — Cette huile est constituée par les premièi-es portions qui suintent naturellement des foies préalablement lavés, essuyés, coupés en petits morceaux et exposés dans des terrines en porcelaine ou des bassines en fer étamé, à l'action de la chaleur du soleil ou de celle d'une source artificielle très modérée. Cette huile est de qualité supérieure, de couleur jaune paille peu accentuée, et peu odorante.

Il ne faut pas la confondre avec les huiles ti^ès blanches que l'on obtient par Faction d'agents chimiques et dont le Codex condamne l'emploi.

2° Huiles blondes ou ambrées. — Cette huile est obtenue, après l'huile vierge et en chauffant à une température inférieure à 100 degrés, les parties qui découlent en premier lieu sont à peine colorées puis elles se foncent à mesure que l'opération s'avance ; on l'arrête à temps pour obtenir un mélange de couleur blonde ou ambrée : c'est la véritable huile de foie de morue médicinale, obtenue sans pression.

3° Huiles brunes. — Les foies qui ont servi à la préparation de l'huile blonde retiennent encore un peu d'huile : que l'on peut extraire soit en élevant la température soit par pression, cette huile est alors beaucoup plus colorée : d'une saveur et d'une odeur plus marquées.

GRAISSES KT HUILES MliDlClNALES, ETC. 133

Li>s huiles de Une de niovue très colorées proviennent aussi de roiesqui n'ont pu être travaillés au moment de la pèche et qni ont été entassés dans des tonneaux où ils ont subi un commencement de décomposition ; on doit rejeter ces laules.

Ouelques personnes pensent que plus les huiles sont colorées plus elles sont actives, cette opinion est erronée ; la coloration des huiles étant due au mode de préparation comme nous venons de le voir.

Mode d'adminislralion. — Pour agir eflicacement rhuile de foie de morue doit être administrée à des doses variant de 50 à lÛU et môme 20U grammes par jour : on doit la considérer connue un alunent. Son usage à haute dose et continu fait qu'on ne peut l'administrer comme l'huile de ricin, il est indispensable que le patient s'habitue à boire lliuile comme il boit de l'eau ou tout autre liquide. Il faut donc l'habituer peu à peu et surtout les premiers jours et puis tout naturellement, au bout de quelque temps, il avalera l'huile sans aucune répugnance :

Voici le moyen qui nous parait le meilleur pour vaincre la répugnance des malades : on verse une ou deux cuillerées d'eau-de-vie dans un verre d'eau, on peut au besoin aromatiser avec de l'alcool de menthe. On plonge dans ce mélange une cuillère alin de bien la mouiller et on fait en môme temps rincer la bouche de manière à la débarrasser de la salive et des mucosités (jui l'imprègnent: on remplit alors la cuillère d'huile et (m la porte dans la bouche aussi profondément <[ue possible ; on avaleou plutôt on laisse couler l'huile dans le pharynx en penchant la tète en arrière. On absorbe immédiatement une ou deux gorgées du mélange alcoolique. Grâce à la précaution qu'on a prise de bien faire rincer la bouche l'huile glisse sans pouvoir y adhérer et y séjourner, alors sa saveur n'est pas perçue.

lôG NOTIONS DI<: PHARMACIIÎ NÉCESSAlltES AU MÉDECIN

Comme succédanés de rjiiiilp do ,r,..

riuùle de foies do raies el de^^l'' ^''^""^

Pétroléine (Vaseline. Graisse de pétrole.)

Sous ce nom on «lésigne un produit complexe mélange d liu.les lourdes et de parafilnes du p tnde' ph s ou moins coloré suivant le degré de pur llcat on a pe roleme esleu eflet ro.,., ^L.e, ou% W t -

usage med.cal on ne doit employer que la blanc]." Lapetroleme est amorphe-, semi solide, onctue " sans odeur m saveur. La densité de la pé rolé ne^ion pm;,lme varie de 0,835 à 0,860 degrés Elle en re e fLisionvers 40 degrés et peut distiller à200. Elle estin-

r'a cooî Z ^^^^"''f' ^^"^ P'^^^^oluble dans

I alcool a 90 même boudlaut, et facilement soluble

dansielher, le chlorororme,les huiles fines et volatiles La vaselme dissout un très grand nombre de corps' d origine imnérale et même des sels métalliques A li-oul les alcalis caustiques et les acides n'ont aucune action sur elle.

On peut la considérer comme inaltérable. Auiourd hui elle a remplacé Faxonge à peu près dans toutes les préparations officinales ou magistrales.

Pour l'usage on l'additionne souvent de 5 à 10 pour 100 de paralTine ou de cire afin d'en augmenter la consistance.

Sous le nom d'/mile de- vaseline on désigne une pétroléine ou vaseline liquide à la température ordinaire.

1. A l'examen microscopique on rencontre pour ainsi dire toujours de petits cristaux provenant de substances étrangères XTi^llZ consisLce

GRAISSES ET HUILES MÉDICINALES, ETC

Térébenthines ou Oléo-résines.

Ce sont des produits naturels qui découlent spontanément ou à la suite d'incisions du tronc de certains arbres de la famille des con//r-res et des levpbm- Ikacées. Leur consistance est plus ou moins molle en raison de l'huile essentielle qu'ils renferment et qu'on peut en retirer par distillation, par exemple lorsqu'on distille la léréhenlinnc de Bordeaux pour en retirer ressence ; le produit solide qui reste dans la cucurbite constitue la colopliave.

Le gniipnl est le produit de l'évaporation spontanée de la térébenthine sur les arbres, pendant l'arriére saison.

Les térébenthines employées en pharmacie sont assez nombreuses : voici les principales sortes mentionnées par le Codex :

1» Térébentldne dAhace, des Vosges, de Strasbourg, T. au citron provenant du sapin argmlé (J'inus Picca) siccative ;

2° Térébenthine de Bordeaux ou Térébenthine commune du Pinus Pinasler : très siccative ;

30 Térébenthine de Venise produite par le iriélèze, jMrix Europœa : non siccative ;

A° Térébenthine de Chio produite par le térébinthe {Pistacia 'J erebinthus).

Résines.

Les résines sont des produits analogues aux térébenthines; mais solides et paraissant provenir de l'oxydation des térébenthines : souvent, en efl'et, dans la la plante même, les résines sont semi-lluides et ne se solidifient que lorsqu'elles ont eu le contact de l'air. Les résines sont insolubles dans l'eau et fusibles, ce

•I 38 NOTIONS DE l'IlAHMACIE NÉCKSSAinES AU MÉDECIN

qui les (lislinKue des 'jomme^. On trouve éKalemenl des résines d origine ininérule par exemple Yamhre jaune ou succin qui est une résine fossile.

Baumes.

Lorsque le suc résineux, en même temps qu une résine i-enlerme une huile volatile et un acide aromatique on le désigne sous le nom de baume. Cet acide est tantôt l'acide cinnamique tantôt l'acide henzoique. Parmi les premiers citons le baume du Pérou et le benjoin, parmi les seconds, le baume de lolu qui renierine à la i'ois de l'acide cinnamique et de l'acide benzo'ique.

Gommes et Mucilages.

Les gommes sont des sucs végétaux qui exsudent spontanément du tronc des arbres et qui en se desséchant forment des concrétions solides, amorphes, i>olubles dans l'eau à laquelle elles communiquent une saveur fade et une consistance visqueuse. Elles sont insolubles dans l'alcool et l'éther et ne sont pas fusibles. Les deux gommes les plus employées en pharmacie sont :

1° La ()omme arabique produite par V Acacia Sénégal et l'A. arabica « Légumineuses »;

^ 2" La gomme adragante fournie par diverses espèces <Va,itragales.

Mucilages. — Un certain nombre de plantes indigènes renferment des substances analogues aux i^-ommes, mais contenues dans des canaux et ne venant pas se concréter à la surface. Ces substances sont désignées sous le nom de 7nucilages,ei les plantes, connues sous le nom de plantes mucilagieuses (guimauve,

GRAISSES ET HUILES MÉDIf.INALlîS, ETC. 139 hourmchc elc ). On W.>uve cMieoie clos niuciUiH-os dans

\en.u cènes do /«.do 7-^^/!""'^^;^--'^::

dans los (sciUe-oignon). Les n.ucdagos sont s

lubies dans Teau et de même que les gommes lui communiquent une consistance visqueuse

Gommes résines.

Ce sont des sucs concreis dont la formation est identique avec colle dos gommes ; mais qui «ont constituées par un mélange de maUeres >,ommeuses et n- ;;;::"L- dans ce cas los matières résineuses au heu

1 i PS nuicila-es ne sont pas employés en nature comme méaiiamlnls sâùrceUn de semences de coings qui est employé comme cosmélique ou comme collyre ; ^

Semence de coings • • ^^''^

Eau lii'de ■

l'assez avec expression après 6 heures de conlacL : irmol mucilage sert aussi à désigner la prépara .on phar- ..ac^ti ne rèsuUanUe la cHssolution des gommes dans^ i; =r,i,iiinn très employée pour la confection des laoïeiieh i.vui. Ï mot lour c^Jiuniquer une consistance v.squeuse a des T-épaî-aUons qui Ucnnent en suspension des poudres .nsolubles :

Mucilage île gomme arabique.

Gomme arabniue puh ^ luu

Eau l'i-oide. ' .

Divisez exactement au morlier : le mucilage a.nsi obtenu e.t IrlJÀTon l'obtient transparent en laissant la gomme concassée en contact avec l'eau jusqu'à dissolution :

Mucilage île gomme adragante.

Gomme adragante entière et mondée tOO g^.

Eau froide • • '

Laissez en contact dans un vase non métallique couvert hisnùï ce que la gomme soit bien gonflée; passez avec forte Session dans un linge serré afin de retenir les impuretés et iXz au mortier jusqu'à ce que le mucilage soit devenu parfaitemenl homogène.

140 NOTIONS m MIARMACi NSClîSSAmus AD MÊDFCI»

se solidilient peu à peu. ^''^ ' ''^

Les rjommes-réshies les plus employées sonl • ioLl^l^:;' i^orema-ammoniacun.

Le qalbanum du ferula-galhaniflua (ombelhTères^ Z asa-fœlida du ferula asa-fœtida (Li.bell -es " Les gommes-résines sont très employées en nhar

dvoii ja L suiDir une punllcation. On voit d'n irA^ Ip,,,.

toTaatux ^) ^^'"^^''^^ ^^-"d dans l'a -

cool aqueux On opère de la manière suivante •

ca?sée .h"'' 8-™"-Kross.èrem:nt con-

cassée, dans quantUé suffisante d alcool à GO» • on

a™ m!Hr"""" 1 ^''"^^ - "h^u."

tmTlîilZT" ''"'^'^^^l on concentre

iTra^ l nr acquis une consistance

enlrets dni f'' '''''' refroidissement, être malaxé eniie les doigts sans y adhérer.

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