Le Malade imaginaire , acte II, scène vi
GOMMENT LE SANG CIRCULE
anglais à peu près tout ce que nous savons touchant la circulation du sang dans le corps humain.
Guillaume Harvey mourut à Londres, le 3 juin 1657. Le Collège royal des médecins de Londres lui fit élever une statue de marbre, dans la salle des actes. C’était un juste hommage rendu par ses contemporains à l’observateur et au savant qui avait opéré une révolution dans la physiologie générale.
GOMMENT ON RESPIRE
Objet de la respiration. — Mettre le sang veineux en contact avec l’air atmosphérique, pour le purifier, le revivifier et le changer en sang artériel. — Coup d’œil sur les dispositions organiques qui concourent à l’exercice de la respiration dans la série animale. — . Organes de la respiration chez les zoophytes, les mollusques, les insectes, les poissons et les oiseaux. — Organes de la respiration chez l’homme : trachée-artère, bronches et poumons.
Phénomènes mécaniques de la respiration. — L’inspiration et l’expiration. — Agrandissement et resserrement de la poitrine par les muscles du thorax. — Action des côtes, du sternum, du diaphragme, etc. — Mécanisme de l’inspiration ordinaire, de la grande inspiration et de l’inspiration forcée. — Les poumons sont actifs dans l’inspiration et passifs dans l’expiration. — La respiration diaphragmatique et la respiration claviculaire. — L’expiration ordinaire, la grande expiration et l’expiration forcée. — Variation du nombre des mouvements respiratoires dans l’enlance, dans l’âge adulte et dans la vieillesse. — Les bruits respiratoires dans l’état de santé et de maladie. — Actes physiologiques qui se rattachent aux mouvements respiratoires : olfaction, soupir, pleurs, bâillement, éternuement, toux, rire, hoquet, sanglot.
Phénomènes chimiques de la respiration. — Ils consistent dans l’absorption d’une petite quantité d’oxygène de l'air et dans l’exhalation d’une quantité à peu près égale de gaz acide carbonique. — L’air qui sort des poumons est chargé de gaz acide carbonique. — La production du gaz acide carbonique par la respiration est un phénomène général dans la série animale, et les plantes le présentent dans certaines conditions. — Histoire de la découverte de la théorie chimique de la respiration. — Cette découverte est due à Lavoisier. — Graves modifications et compléments apportés, dans notre siècle, à la théorie de Lavoisier. — Objections de Lagrange et Hassenfratz. — Expériences de Spallànzani et de William Edwards. — Les phénomènes chimiques de la respiration ne se passent pas dans le poumon, comme l’avait dit Lavoisier, mais dans l’intimité des tissus et dans le sang de la circulation générale. — Théorie chimique de Mitscherlich. — Effets secondaires des phénomènes chimiques de la respiration. — Absorption d'oxygène. — Y a-t-il exhalation ou absorption de gaz azote? — William Edwards concilie les opinions divergentes sur cette question.
GOMMENT ON RESPIRE
L’asphyxie. — L’asphyxie peut se produire par l’absence d’air respirable, par la respiration des gaz autres que l’oxygène, et par une pression insuffisante de l’air. — Exemples historiques des dangers du séjour dans un air altéré par la respiration. — Mort de 123 prisonniers anglais enfermés dans un cachot pendant la guerre des Indes, en 1750. — Les prisonniers autrichiens après la bataille d’Austerlitz. — Insurgés de juin 1848 morts par asphyxie dans une cave des Tuileries. — L’épidémie de fièvre typhoïde dans la garnison de Versailles. — Dangers de l’air raréfié. — Le mal des montagnes, ses effets. — Le mal des aéronautes. — Accident arrivé au physicien anglais Glaisher dans une ascension aérostatique. — Mort de Crocé-Spinelli et Sivel, le 15 avril 1875. — Nouvelle cause des troubles qui saisissent l’homme transporté dans les hautes régions de l’air : la diminution de la tension de l’oxygène. — Moyen déduit par M. Paul Bert de ses expériences pour parer aux dangers de la raréfaction de Pair dans les hautes régions de l’atmosphère. — Effets redoutables de l’oxvgène condensé. — L’air condensé employé comme moyen de prévenir la putréfaction. — L’asphyxie par l’oxyde de carbone type de l’asphyxie par les gaz délétères. — Les poissons gazeux : hydrogène sulfuré et hydrogène arsénié.
Le phénomène de la respiration occupe le premier rang dans l’ordre d’importance de nos fonctions physiologiques. Les autres fonctions peuvent être sans inconvénient suspendues durant un certain temps ; mais la respiration ne peut s’interrompre sans entraîner la mort dans un intervalle de temps très court. Aussi, dans la langue de tous les peuples, les mots « vivre » et « respirer » désignent-ils le même état.
Une fonction qui s’exerce avec une telle continuité, et dont la suspension pendant quelques minutes amène nécessairement la mort, mérite d’être étudiée de fort près dans son mécanisme et dans ses effets. Nous allons donc rechercher, ami lecteur, pourquoi tu respires et comment tu respires.
Et d’abord, quel est le but, quel est l’objet de la respiration ?
Tout se tient, tout s’enchaîne, dans l’économie animale. Les fonctions que nous sommes obligés de considérer chacune séparément pour pouvoir en faire l’étude, sont en réalité indissolublement liées entre elles, et n’existeraient pas l’une sans l’autre. L’arrêt, la suspension de l’une d’elles, entraîne l’arrêt, la suspension de l’autre. Nous avons vu comment l’homme digère les aliments, comment il s’assimile, par l’absorption, les principes utiles des aliments, et nous avons appris par quel mécanisme s’effectue le voyage perpétuel du sang à travers la masse de notre corps. En d’autres termes, nous avons étudié la digestion ,