CHAPITRE XXII. - RÉSUMÉ
5° Si le latin populaire offrait des variétés dans les diverses provinces de F Italie, le latin que nous étudions dans les monuments de la littérature romaine ne nous offre rien qui ressemble aux dialectes de la langue grecque.
En Grèce, les quatre dialectes, ionien, attique, dorien et éolien, avaient produit, pour ainsi dire, quatre littératures distinctes, et c'est seulement au temps de Fère chrétienne que ces quatre littératures se fondent en une seule 108. Toutefois, même dans cette période, la diversité des dialectes est observée par quelques écrivains, surtout par les versificateurs de poésie légère.
Durantle moyen âge, qui, pour les Grecs, se prolonge, à vrai dire, jusqu’à la conquête nouvelle de leur indépendance (1821-1833), sur un fond populaire très-ancien s’était développée une langue distincte du grec classique, surtout par sa grammaire qui la rapprochait beaucoup des idiomes néo-latins. Cette langue vulgaire ou romaïque (du mot Roma qui désignait dans l’Orient chrétien Constantinople, vsVPoWj) est encore parlée, en Grèce, par le peuple; mais elle n’est pas enseignée dans les écoles, et les classes lettrées tendent de plus en plus à la rapprocher, sinon du grec attique, au moins de la langue que les anciens appelaient le dialecte commun 109,