‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir à l'étude des trois langues clasiquesChapitre 108 sur 116 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

RÉSUMÉ DES PRINCIPALES DIFFÉRENCES DE LA GRAMMAIRE DES LANGUES GRECQUE ET LATINE AVEC LA GRAMMAIRE FRANÇAISE.

4° Par son caractère général, le français appartient à la classe des langues qu’on appelle analytiques, c’est-àdire qui tendent à exprimer par autant de mots distincts non-seulement les idées principales, mais encore les idées accessoires et souvent même les simples notions de rapport. Il forme assez facilement des dérivés d’une même racine ; mais il forme plus difficilement des mots composés, et, par là même, il se prête moins au néologisme.

2° La langue française n’a pas, à vrai dire, de déclinaison. La conjugaison des verbes français, moins riche, à quelques égards, que celle des verbes grecs et latins, s’en distingue surtout par un emploi plus fréquent des verbes auxiliaires.

3° Le français ayant moins de flexions grammaticales, le rapport des mots dans la phrase se marque aussi souvent, chez nous, par la place des mots que par leur forme. Par conséquent, dans notre syntaxe, les règles déposition, quoique simples et peu nombreuses, ont peut-être autant d’importance que les règles d'accord et de dépendance . Cette constitution de notre langue lui donne une aptitude particulière à exprimer les conceptions de la raison et les vérités de la science.

De là aussi ce besoin de clarté qui est la première loi de notre idiome, et qui le rend quelquefois moins propre qu’un autre à reproduire certaines beautés des langues

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