‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir à l'étude des trois langues clasiquesChapitre 14 sur 116 · DE L’ACCENT, DE LA QUANTITÉ, DE L’ ASPIRATION · texte numérisé non relu

DE L’ACCENT, DE LA QUANTITÉ, DE L’ ASPIRATION

§ 1. De l’accent.

Outre le son qui leur est particulier , les lettres et les syllabes sont sujettes à divers changements dans la prononciation.

Le son de la lettre e n’est pas le même dans les trois syllabes du mot Xeyexs, ou du mot vétere ou du mot élevé {a). De ces trois e il y en a un qui est accentué , c’està-dire prononcé avec plus de force, avec une certaine intonation que les Grecs appellent tovoç ou Trpoawota, et les Latins accentus , d’où sont venus le mot français accent et la locution accent tonique.

Supposons, dans les mots ci-dessus, que les trois e soient émis avec la même intensité : XÉysxs, vétéré , élévé ; supposons une ligne ou plusieurs lignes dans lesquelles toutes les syllabes soient ainsi prononcées avec le même accent, rien ne sera plus fatigant pour l’oreille. Il en serait de même si aucune syllabe n’était accentuée et si

(a) J’ai dû, pour respecter les usages de notre orthographe, mettre ici un accent sur la première syllabe du mot élevé, parce que IV de cette première sy llabe est ce que l’on appelle un é fermé ; mais les lecteurs devront bien remarquer que ces accents de l’oitliographe française ne représentent plus, si ce n’est par accident, comme sur la dernière syllabe de élevé , le véritable accent tonique de la prononciation ; ils sont chez nous employés à d’autres usages que chez les Grecs et les Latins.

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