‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir à l'étude des trois langues clasiquesChapitre 34 sur 116 · DES PARTIES DU DISCOURS. LEUR NOMBRE DANS CHACUNE DES TROIS LANGUES · texte numérisé non relu

DES PARTIES DU DISCOURS. LEUR NOMBRE DANS CHACUNE DES TROIS LANGUES

§ 1. Méthode. Aperçu historique sur l’origine de cette théorie.

Le nombre infini des êtres que nous présente la nature se ramène, en histoire naturelle, à des classes, à des genres et à des espèces. De même, la variété extrême des mots en usage dans une langue peut être ramenée à un certain nombre de classes ou catégories. On remarque, en effet, que beaucoup de mots ont des formes analogues ou des rôles semblables, ou l’un et l'autre à la fois; et, en se fondant sur ces ressemblances, on range ces mots sous une appellation commune.

Par exemple : xaXoç, avüpcono;, Xuouevoç, et bonus , dominus, liberatus , nous frappent tout d’abord par la ressemblance de leurs terminaisons et par la propriété qu’ils ont tous de se décliner.

KaXoç et euSca/p.(.)v, pulcher et felix ; xaX<oç et xaXXiGxa, bene et decenter , bien et décemment , nous frappent, malgré la diversité de leurs formes, par la ressemblance de leurs rôles dans la phrase : tous expriment des qualités et servent d’attributifs.

Quelquefois enfin la forme des mots et leur rôle s’accordent pour les faire ranger dans une seule et même classe. Par exemple :

ayoc 0oç — — ov, xaxoç — r\ — ov , bonus — a — wm, malus — a — um; bon— ôonNE, mauvais— mauvaise,

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