CHAPITRE II. — DE LA QUANTITÉ
ala
nâla
mômentum
fômentum
axilla , maxilla ,
môvïmentum ( môvere ), inusité, fôvïmentum (fôvere), inusité.
2° Quantité de la pénultième expliquée par une contraction qui se reconnaît au seul redoublement de la consonne suivante :
puèlla —
puerula, inusité.
tenêllus —
tenerulus , inusité,
anguilla —
anguicula ( anguiculus est
seul usité).
lapïllus —
lapidulus , inusité.
En grec , on comprendra de même pourquoi la finale en a; des accusatifs de la première déclinaison est ordinairement longue , si l’on remarque que ces accusatifs se terminaient en av; chez les Doriens, en ai; cfcez les Éoliens; par exemple, x&v; xi t u.dv;, puis rat; ripa puis par contraction, xà; Tfjxâ;. Il en est de même des participes que le latin termine en ans ou ens, comme le grec dorien écrivait Xûnav; , xi0*v; , ce qui ailleurs devenait Xû<rai;, Xùaa; et xi On;.
On pourra s’exercer à multiplier ces exemples, en rapprochant avec soin les formes latines des formes grecques correspondantes. Au reste , l’usage des lettres et u> pour désigner deux voyelles longues, simplifie beaucoup , en grec, l’étude de la quantité. Le latin n’ayant pas de lettres particulières pour les voyelles longues , la connaissance de la quantité des syllabes, dans cette langue, exigera toujours un peu plus de travail.
S 3. De l’aspiration.
L’aspiration (wvtïïfia, spiritus), ainsi que son nom seul l’indique, est un surcroît de force que le souffle donne à une lettre dans la prononciation. Diffé-
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ranten cela de l’accent et dé la quantité, elle modifie les consonnes comme les voyelles : «xonat (dial, ionien) — Sf/optot (dial, at tique); aller, ««, en-
voyer; caballus- — cheval, et altus — haut.
Bien plus, l’aspiration a la propriété de* se transformer; en une véritable.consonne, .et cette consonne, peut être une labiale ou une gutturale, une sifflante qui peut elle-même devenir une dentale.
Une labiale : *EXev«, £<52ov, chez les Éoliens BsXéva, PfôSov, ^r.yvuui (aor. 2 passif, ^ y^), en latin (rangerez frag-mentum et frag-ilis ;
Une gutturale : ata — va' a, £vto — y* vt ° (pour eiAeto) ;
Une sifflante : — serpo, ü — sex, im A — septem ,
lç — sus, 5ÀXoua>. — salio, salto;
Une dentale : ot— roî, al*— rat, oStoç — toôto.
11 arrive aussi que , dans le même mot , l'aspiration devient 'tantôt une gutturale et tantôt une 1 labiale : {JX&papov — y Xéfapov, pXrjywv — y^X wv 0U ‘T^“7. WV * Comparez ". ningere, nix (nic-s)—nivis , vivo — vixi(vrcsi), propior — proximus (proc-simus ), ce qui explique comment , dans leur passage du latin au français , tant de mots ont changé une labiale en gutturale; exemples : vulpicula—goulpil, goupil (vieux français) ; vastare ( anc. allem. ivastan ) — <?<îôçr (autfefôis gaster); ■ vadum—gué ; vagina — gaine, ( vaina en espagnol);: viseum — gui. Ce changement a lieu aussi dans des* mots d’origine germanique : warrant*— garant'; Wilhelm — Guillaume, etéc
Au reste, dés voyelles mêmes peuvent se changer en consonnes, comme, en grec, le t aspiré dàns* lé radical de atpS, ce qui explique les mots * afp*, chasse prise ; «ypém-w, prendfe ; d’où TtaÀivaYpEtoç pour wxXiva {piToç, repris , révoqué ou révocable, et ^ürfpéw-S fCwèv aipw), je prends vivant , et par conséquent, ja- sauve (un ennemi vaincu). Béciproquementiles consonnes-
PPBPjUJll lg