‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir a l'étude des trois langues classiquesChapitre 2 sur 100 · DE LA SIXIÈME ÉDITION · texte numérisé non relu

DE LA SIXIÈME ÉDITION

En donnant, après huit ans d’intervalle, une sixième édition des Notions élémentaires de grammaire comparée, j’aurais aimé à l’étendre par quelques développements qui me semblaient ou nécessaires ou, du moins, convenables pour tenir ce petit livre au courant des progrès rapides que fait sous nos yeux la science des langues. Mais, dans nos établissements d’instruction secondaire, ces études, aujourd’hui encore , sont accueillies parfois avec défiance ; la méthode n’en est pas partout acceptée ni comprise comme il faudrait. On croit trop souvent qu’une grammaire comparée des langues classiques vient charger l’esprit de faits nouveaux, tandis qu’elle a pour objet principal de rapprocher les faits déjà connus, de les expliquer, de les mettre sous un jour nouveau par leur rapprochement même. On craint une fatigue de plus, quand nous croyons, au contraire, offrir à l’esprit des jeunes

AVERTISSEMENT

grammairiens de commodes instruments d’analyse, avec une séduction de curiosité qui n’est pas sans profit, même pour la pratique des langues.

C'est là ce qui fait sans doute que, privée, depuis quelques années, de tout appui officiel, dans les écoles de l’État, la grammaire comparée s’y soutient avec peine par le zèle d’un petit nombre de professeurs, surtout de ceux qui en apprennent les principes à l’École normale, où elle garde sa place dans les exercices d’une conférence.

Cet état de l’opinion me conseillait beaucoup de réserve. J’aurais desservi la science que je voudrais tant servir, si j’avais altéré le caractère et changé les proportions du Manuel que je réimprime. Je me suis donc réduit d’abord à corriger les rares fautes de rédaction ou d’impression qui avaient pu échapper aux révisions précédentes; puis j’ai réuni, sous forme de notes supplémentaires, quelques additions presque toutes bibliographiques. La bibliographie spéciale que renferment les notes des éditions précédentes, a été appréciée avec bienveillance par de nombreux lecteurs, qui m’ont adressé, à ce sujet, des remerciments fort précieux pour moi. Cela m’était une raison d’enrichir sans scrupule cette • partie de mon travail. L’économie de l’ensemble

n’en pouvait pas souffrir, et j’étais assuré de rendre service aux personnes qui demandent à des notions élémentaires les moyens d’arriver à la science ellemême par des éludes approfondies.

P. S. On me fait observer à propos que, dans le tableau qui occupe la page 9, une liste des mots

AVERTISSEMENT. ni

zends* aurait utilement remplacé la liste des mots persans, qui ont un rapport moins visible avec les mots correspondants en grec et en latin : c’est un des nombreux changements que j’aurais pu me permettre si j’avais eu l’intention de refondre ce volume, au lieu de me borner, en le réimprimant, aux corrections les plus nécessaires.

Paris, 15 avril 1865.

1. Patar, mdtar, brdtar, quanhar, yavan , nava, dva, thri, haptan, daçan, tûm et vaô, btrt, mire, ç W, dd, manaç, saradha, danta, qafna.

AVERTISSEMENT

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