CHAPITRE XIIL
DK t/ ADVERSE St DE t’iMWWECTIOI». RAPPORTS DE l AD- VERBE AVEC l’ACÏECTlP , D’UNE PART, ST, DK T.’ AUTRE ,
•avec ta préposition.
§ U De l’Adverbe
Comme nous l’avons vu déjà plusieurs fois, les Parties du discours ont, en général, reçu leur nom
de la fonction qu’elles y remplissent habituellement; mais ce nom ne donne pas toujours une idée complète dé leur véritable nature. Ainsi l’Adverbe ( èm'pfiï)ua , adverbium) se joint ordinairement au verbe pour en modifier la signification : Un tel a agi sagement, coswî, sapienter. Mais en observant de plus près ces locutions, on remarque que l’adverbe porte moins sur le verbe proprement dit, c’est-à-dire sur le mot qui exprime l’acte du jugement, que sur l’attribut, qui est ici agissant : Un tel a été agissant-sagement. Alors on s’explique très-bien comment l’adverbe peut modifier non-seulement un adjectif isolé, comme dans : Des reproches justement sévères , un livre justement célèbre ; mais encore un nom commun, puisque dans le nom commun domine l’idée d’une ou de plusieurs qualités ; ainsi : Populus late rex , comme late regnans ou qui régnât late, ou, en français : C’est être vraiment roi, vraiment citoyen. On peut même joindre l’adverbe à un nom propre quand celui-ci est employé comme signe ou comme souvenir d’une qualité particulière à la personne au’ il désigne.
L’adverbe est donc, à proprement dire, un attribut d’attribut; il se rattache à la classe des adjectifs. Mais il diffère de ces derniers : 1° parce qu’il est indéclinable; 2° parce qu’il ne modifie pas directement la nature même du sujet ou substantif, mais seulement une de ses qualités 60 .
Comme les adjectifs correspondants , les adverbes de temps et les adverbes de lieu expriment de véritables circonstances, qui ne sont que la qualité accessoire ou accidentelle de l’action. Exemples : up<5tov, SsÔTEpov — primo , secundo — d'abord , ensuite, antérieurement, postérieurement, etc.
Comme la conjonction, l’adverbe peut aussi modi-