‹ Notions élémentaires de grammaire comparée pour servir a l'étude des trois langues classiquesChapitre 77 sur 100 · I. Dans la première classe nous rangerons · texte numérisé non relu

I. Dans la première classe nous rangerons

1° L’Augment (au-rji»;, auymentum ), qui est propre à la langue grecque, et le Redoublement ( àvaStirWiç, reduplicatio) , dont les exemples abondent dans la conjugaison du verbe grec et du verbe latin.

2° La Paragoge (7tapaYwpi). qui consiste à allonger un radical ou un mot déjà formé, comme er dans les vieux infinitifs latins monstrarier, dicier , etc. Les Grecs appelaient paragoge la finale des verbes en pu. Ils nommaient titévOtffic ou addition intérieure , l’insertion d’une lettre ou d’une syllabe dans l’intérieur d’un mot, comme dans Xap^âvw pour Xot6 w, primitif inusité.

3° La Contraction (ouvdîpeoi;, contractio), qui de deux syllabes en fait une seule, comme dans les terminaisons des verbes et des noms conlracts : çiXÉ-et

— œiXsî , jîaffiXs-c — paaiXeî, audï-ïs — audïs, senatü-ïs

— senatüs, auré-ïs — aureîs.

4° La Diérèse (Staîpeaiç, divisio ), qui divise une syllabe en deux syllabes, aulâï (vieux latin) pour aulai

— aulx , et particulièrement une syllabe longue en deux brèves, comme dans 3;éï pour <5Çet.

5° L ’Ectase (fxtaoiç, productif) ou allôngement, qui consiste à rendre longue une syllabe brève , comme dans (jotpwxepo;, venant de

6° La Systole ( aujToXii , correptio ), qui rend brève une syllabe longue, comme dans amât, où le voisinage du t linal a rendu bref l’a qui était long dans amas.

7® La Stjnisèse (<nmT;*)<rtî), qui consiste à prononcer et à compter deux syllabes comme si elles n’en for* maient qu’une sente, soit pour la mesure d’un vers, soit pour l’ accentuation. Exemples : n^XrjtâÎEw, dans le premier vers de l’Iliade , où la terminaison ew compte pour une seule syllabe longue et compose avec les deux premières syllabes d’ A-/d9joç le dactyle final; itôXewç, où l’accent ne pourrait pas rester sur la première syllabe , si les deux dernières ne comptaient pas pour une seule.

8° L 'Allitération, ou plutôt Assimilation, qui change une consonne pour l’assimiler à la consonne suivante, comme ffuAAsfw pour wvXtYw-, ovfiëai'vw pour ouv&nvk) ; allatm s pour adlatrn.

9° La tmèse qui consiste à séparer, dans la

construction d’une phrase , la préposition du verbe avec lequel elle ne forme en réalité qu’on seuï mot, comme dans ces exemples d’Homère : T-Jjv ô’«it b irarp't <ptXw SôiAEvat pour àirwouevai, — ercl vTjàv £prj/at pour

iitîpE'j/a vrjdv.

IL A la seconde classe de ligures on peut rapporter, sous le nom générique de métaplasmes (ftmrrXaotjjloî ) ou changements de forme :

1® L 'Apocope (d7toxomrç), qui retranche à la fin du mot une syllabe , sans que la syllabe voisine soit en rien modifiée. Exemples : 55» pour 85u«, dans Homère; fac, duc pour face , douce f h l’impératif de facere, ducere.

2® V Aphérèse (àspatpwriç), qui retranche une lettre ou une syllabe au commencement d’un mot, comme dans eïêw pour Xetêw, et dans boutique , de apotkiea ( «tto6»îxt! y en italien, bottega; en espagnol, botica ),

3® L’^ision(l)cbX4«),qui consiste à supprimer tantôt la voyelle finale d’un mot devant l'initiale du mot sui*-

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