‹ Notions élémentaires de grammaire historique de la langue françaiseChapitre 31 sur 81 · I. Comparer l'anglais At/)i/, tan^tc · texte numérisé non relu

I. Comparer l'anglais At/)i/, tan^tc

• 2i Renrafttutfns mdfn'qdfe'ceii lettres h'oifil'pas ètô iûlro^uiles à^vh^ coup Bi {wf toûice i^exibn. An contraire, elles ne sont arrivées daqs Tecriluro que

DE GRAMMAIRE HISTORIQUE. Cô

cameram {cam'ram} chamhre;

cumulare {cum'laf^e) comhler;

nume^'um [num'rum] nomUre;

ponere (porCré) pondre;

Immilem {hum'lem) . humble;

tenerum [ten'rum) ternaire;

*ess€re {ess're) eHre^ être;

a^escere {cresc^ré) croître^ etc.

D'autres apparaissent pour renforcer le son delà voyelle ou de la consonne après laquelle on les place :

laternam , /an terne ; perdicem^ perdrix; fundanij fronde.

lU. La parai^o,^^ consiste à ajouter une lettre h la fin d'un mot, quand rien ne justifie étymologiquement cette lettre : .

sarm^ de sine;

tandim^ de tam diu^ etc.

. Vu de lis et de legs que Ton dit ajoutée par paragoge est étymologique; lis vient du latin barbare */i/?w5pour lilium^ et legs de*legaius pour legatutn. Quant à celle de lors^, qui est pour /'ores, comme nous l'avons vu, elle est. comme celle de lis, de legs^ de fils^ etc., un vestige de la déclinaison romane* : le nom singulier, employé comme sujet, avait un s : li chevalm^ li homm, etc. Cet s de ores se trouve encore dans la locution d'ores et déjà.

Jusque prend un s dans la locution jusques à quand^ sans qu'on puisse justifier cette addition autrement que par l'euphonie.

Soigner vient de soing et non de soin ; besoigneux de bfisoing;ces formes soing^ besoing, se trouvent dans la langue du seizième siècle ; le g n'y a pas plus de raison d'ôtre que dans ung pour un. On a voulu sans doute marquer plus clairement la prononciation nasale de oin et

sQontanémeDt, pour reprodurre la prononciation ; car, inetinctiveroent, en prononçant avec force Vm et l'/i, on fait que ces lettres sonnent b devant / ou r. 1. Ch. VI, p. 60.

GIIAMM. UIST. 3

*t> NOTIONS ÉLÉMENTAIRES

de un *, comme (^Ue de m, dansée ving pour /e vins : « Je ving au roy et li diz. » (Joinyille, 655.)

On ajoute encore souvent, dans la langue populaire, un m K quatre : regarder quelqu'un entre quatre-m-geux. Les lettres euphoniques seraient peut-être plus souvent employées, si rélisipn ne nous permettait d'éviter les hiatus désagréables. Le t, que Ton ajoute à la troisième personne du singulier du présent de Tindicatif de la première conjugaison, aimet-ilj va-t-il^ est étymologique*.

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