I. Comparer l'anglais At/)i/, tan^tc
• 2i Renrafttutfns mdfn'qdfe'ceii lettres h'oifil'pas ètô iûlro^uiles à^vh^ coup Bi {wf toûice i^exibn. An contraire, elles ne sont arrivées daqs Tecriluro que
DE GRAMMAIRE HISTORIQUE. Cô
cameram {cam'ram} chamhre;
cumulare {cum'laf^e) comhler;
nume^'um [num'rum] nomUre;
ponere (porCré) pondre;
Immilem {hum'lem) . humble;
tenerum [ten'rum) ternaire;
*ess€re {ess're) eHre^ être;
a^escere {cresc^ré) croître^ etc.
D'autres apparaissent pour renforcer le son delà voyelle ou de la consonne après laquelle on les place :
laternam , /an terne ; perdicem^ perdrix; fundanij fronde.
lU. La parai^o,^^ consiste à ajouter une lettre h la fin d'un mot, quand rien ne justifie étymologiquement cette lettre : .
sarm^ de sine;
tandim^ de tam diu^ etc.
. Vu de lis et de legs que Ton dit ajoutée par paragoge est étymologique; lis vient du latin barbare */i/?w5pour lilium^ et legs de*legaius pour legatutn. Quant à celle de lors^, qui est pour /'ores, comme nous l'avons vu, elle est. comme celle de lis, de legs^ de fils^ etc., un vestige de la déclinaison romane* : le nom singulier, employé comme sujet, avait un s : li chevalm^ li homm, etc. Cet s de ores se trouve encore dans la locution d'ores et déjà.
Jusque prend un s dans la locution jusques à quand^ sans qu'on puisse justifier cette addition autrement que par l'euphonie.
Soigner vient de soing et non de soin ; besoigneux de bfisoing;ces formes soing^ besoing, se trouvent dans la langue du seizième siècle ; le g n'y a pas plus de raison d'ôtre que dans ung pour un. On a voulu sans doute marquer plus clairement la prononciation nasale de oin et
sQontanémeDt, pour reprodurre la prononciation ; car, inetinctiveroent, en prononçant avec force Vm et l'/i, on fait que ces lettres sonnent b devant / ou r. 1. Ch. VI, p. 60.
GIIAMM. UIST. 3
*t> NOTIONS ÉLÉMENTAIRES
de un *, comme (^Ue de m, dansée ving pour /e vins : « Je ving au roy et li diz. » (Joinyille, 655.)
On ajoute encore souvent, dans la langue populaire, un m K quatre : regarder quelqu'un entre quatre-m-geux. Les lettres euphoniques seraient peut-être plus souvent employées, si rélisipn ne nous permettait d'éviter les hiatus désagréables. Le t, que Ton ajoute à la troisième personne du singulier du présent de Tindicatif de la première conjugaison, aimet-ilj va-t-il^ est étymologique*.