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l’ordre qui suit :—platine, argent, fer, cuivre, or, zinc, étain, plomb ; enfin sous /e rapport de facilité du passage au laminoiron les range ainsi:—or, argent, cuivre, étain, plomb, zinc, platine, fer. En général les corps Geviennent plus ductiles à mesure que leur température est plus élevée ; parce que les molécules, s’éloignant d’avantage les unes des autres, peuvent se mouvoir plus facilement les unes autour des autres.
Frottement. On entend par frottement la résistance que tout corps éprouve à se mouvoir sur la surface d’un autre corps. Dans certains corps le frottement paraît dû aux aspérités de leurs surfaces, qui pénètrent les unes dans les autres, et qui les obligent à se déchirer. Cependant, comme le frottement se manifeste aussi dans les corps polis où on peut difficilement supposer de semblables aspérités, il paraît trèsprobable que le frottement est dû en grande partie à l’adhérence des surfaces que l’on met en contact.
Les principales lois du frottement sont celles-ci :—10. En général le
frottement n’atteind pas sa plus grande énergie à l'instant du mouvement d’un des corps en contact, mais seulement quelque temps après ; 20. la vitesse d’un des corps ne tend pas toujours à diminuer on à augmenter le frottement, mais pour des corps de nature différente le frottement croît dans une certaine proportion à mesure que la vitesse augmente: 30. la résistance que les corps éprouvent, après qu’ils sont demeurés quelquetemps en repos, est plus grande que celle qu’ils éprouvent lorsqu'ils ont été une fois mis en mouvement; 40. plus les surfaces en contact sont polis, moins il y a de frottement. Dans tous les cas, le frottement est en proportion de la pression, par conséquent, du poids du corps frottant et non de l’étendue des surfaces en contact : ainsi ils ont tort ceux qui relèvent les deux extrémités des lices de leurs voitures d’hiver, afin, disent-ils, de ne les faire porter que sur le miieu, et par là de diminuer le frottement ; 50. le frottement est plus grand entre des corps de même nature qu’entre des corps de nature différente ; 60. le frottement est beaucoup plus petit pour nn corps qui roule que pour un corps qui glisse. Le frottement d’un corps qui glisse s’appelle frottement de première espèce ; l’autre s’appelle frottement de seconde espèce. On peut toujours diminuer le frottement, en introduisant entre les corps certaines substances, tels que de l’huile, des graisses, du savon, dela plombagine, du talc. L’effet que produisent ces matières est probablement dû à ce qu’elles donnent un poli plus parfait aux surfaces en contact, en replissant leurs inégalités, et à ce que aussi, comme il est probable, les malécules de ces substances plus ou moins fluides roulent entre les deux surfaces, et changent ainsi le frottement de première espèce en frottement de seconde espèce. Le moyen de diminuer le frottement est d’une grande utilité dans les arts, car sans ce moyen, dans la plupart des maghines, le frottement détruirait la plus grande partie de la force qui les met en mouvement.
Choc des corps ductiles. Lorsque les centres de gravité de deux corps ductiles ou non élastiques se mouvent sur une même ligne droite, après le choc, les corps restent en contact et continuent ensemble de se mouvoir avec une quantité de mouvement égale à la somine ou
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À la différence des quantités de mouvement qui animaient séparémem les deux corps avant le choc; égale à la somme si ls deux corps 8e meuvent dans le même sens, égale à la différence s’ils se meuvent en sens contraire. Nous alions prendre pour exemple des corps de même masse afin d’être plus clair. Si deux corps ayant même masse, vont dans le même sens, l’un avec une quantité de mouvement égale à 4 et l’autre avec vne quantité égale à 2, après le choc, ayant ensemble une quantité de mouvement égale à 6, ils iront avec une vitesse égale à 4 plus 2, somme des quantités de mouvements, divisés par 2, somme des masses, égale à 3. Ainsi après le choc, ils iront avec -une vitesse de 4 Si ces deux corps vont en sens contraire, leurs -masses respectives ainsi que leurs quantités respectives de mouvement, étant toujours les mêmes, aprèsile choc, ils n’iront plus ensemble qu’avec une quantité de mouvement égale à 2, et, par conséquent’, avec une vitesse de 1; puisque 2, différence des quantités de mouavement, divisés par 2, somme des masses, donnent 1. De sorte donc que si deux corps avaient des masses et des vitesses é rales et qu'ils iraient en sens.contraire, après le choc, ils demeureraien, en repos.
On entend par quantité de mouvement la force qu’on a employée pour faire mouvoir un corps: on n’ignore pas que-plus un corps est pesant, plus la force nécessaire pour le mettre en mouvement doit être considérabie, Par exemple, si un <corps à une masse double d’un autre, pour les faire mouvoir avec la même vitesse, il faudra employer une force double, et par conséquent, ce corps aura une quantité de mouvement double de l’autre; de sorte qu’en multipliant la masse d’un corps par sa vitesse on aura sa quantité de mouvement, et réciproquement en divisant sa quantité de mouvement par sa masse, on aura sa vitesse ; de sorte aussi, qu’en divisant la somme des quantités de mouvement de deux corps qui se choquent, par la somme des masses de ces deux corps, on aura la vitesse qu’ils auront ensemble après le choc.
Choc des corps élastiques. Lorsque les centres de gravité de deux <orps élastiques se meuvent sur une même ligne droite, après le choc, la vitesse de chacun des corps est égale à la vitesse q\’il aurait ene, si les deux corps avaient été ductiles, cette dernière vitesse diminuée d’une vitesse égale à celle qu’il aurait perdue, ou augmentée d’une vitesse égale à celle qu’il aurait gagnée. Expliquons-nous par un exemple. Supposons deux corps dont l’un ait une masse de 6 et une vitesse de 4, et dont l’autre ait une masse de 2 et une vitesse de 8; on sait que l’on trouve la quantité de mouvement d’un corps en multipliant sa masse par sa vitesse, la quantité de mouvement du premier corps sera donc 6 par 4 égalent 24, et la quantité de mouvement du second sera 2 par 8 égaient 16. Siles deux corps vont dans le même sens, ils auront ensemble une quantité de mouvement égale à 40 ; ils iront avec la même vitesse et cette vitesse sera 5, puisqu’on obtient la vitesse commune de deux corps, qui se meuvent ensemble après le choc, en divisant la somme des quantités de mouvement par la somme des masses, puisque la quantité de mouvement des deux corps est égale à 40 et la somme des masses égale à 8 et que 40 divisés par 8 égalent 5. Maintenant, la vitesse du second corps avant le choc était égale à 8, 2près
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le choc, il aura diminué sa vitesse d’une quantité égale à 3, et comme, à cause de son élasticité,en choquant l’autre corps, il a été applati, et que, pour reprendre sa forme primitive, il a pressé de nouveau l’autre corps, il perdra encore une vitesse de 3, et ne se mouvra plus dans le même sus qu'avec une vitesse de 2. Le premier corps, avant le choc, allait avec une vitesse de 4, après le choc, comme nous l’avons vu, il allait avec une vitesse de 5, il avait donc gagné 1 de vitesse ; et comme il a été comprimé dans le sens du mouvement, l’élasticité le fera snouvoir dans is même sens avec une vitesse de 1, et il ira ovec une vitesse égale à 6. Ainsi le premier corps a gagné une vitesse double de ceile qu’ii eût gagnée s’il eût été ductile, et le second corps a perdu une vitesse double de celle qu’il eût perdue s’il eût été ductile.
Durée de la commun:cation du mouvement, Le mouvement que communique un Corps à un autre corps par le choc met toujours quelque temps à se communiquer, et c’est ce temps plus ou moins long employé à la communication du mouvement qui nous donne l’explication de plusieurs faits assez curieux. Lorsqu'un corps lancé rencontre un autre corps d’une grande étendue mais de peu d’épaisseur, et que sa vitesse est peu grande, la pression qu’il exercera sur les parties du corps les plus voisines de son passage se communiquera aux autres parties de ce même corps sur une étendue d’autant plus grande que le projectile ira avec une moiadre vitesse, et, par la inême raison, le corps pénétré se brisera sur une plus grande étendue ; mais si la vitesse du projectile est très-grande, traversant le corps avec beaucoup de rapidité, il n’aura le temps de communiquer l’ébranlement qu'aux parties qui sont sur son passage, et, par conséquent, il ne brisera que ces parties. Cest ainsi, par exemple, qu’un boulet de canon, à demi-portée, traverse un navire en ne fesant qu’une petite ouverture, au lieu qu’à une distance plus grande, sa vitesse étant diminuée, il déchire les flancs du vaisseau sur une surface plus ou moins grande suivant sa distance. Une balle tirée dans une vitre à une petite distance ne fait qu’une ouverture circulaire en la traversant, et tirée à une distance un peu considérable elle la brisera en totalité. Par la même raison, souvent un fantassin ne s’est pas aperçu que le bout de son fusil a été emporté par un boulet.