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L'AIR CONSIDÉRÉ COMME VÉHICULE DU SON

Production et propagation du son. On sait que, quand les parties d’un corps élastique ont été dérangées de leur position d'équilibre, elles tendent à y revenir en fesant plusieurs oscillations autour du point d’ébranlement, le dépassant en deça eten delà pendant un certain temps, et finissant par s’anéantir. Quand ces vibrations sont très-petites, elles sont isacrones, c’est-à-dire, d’égale durée. Lorsqu’un corps éprouve ainsi un mouvement de vibration, ces vibrations se transmettent à l’air, qui est aussi un corps extrêmement élastique, y produisent des condensations et des dilatations, qui ont lieu d’abord auprès du corps vibrant et qui se communiquent de proche en proche aux couches plus éloignées jusqu’à ce qu’enfin elles viennent frapper l’organe de l’ouie ; c’est cette impression produite sur l’organe de l’ouie que l’on distingue sous le nom de son.

Les sons proviennent donc des corps élastiques, puisqu'il n’y a que les corps élastiques qui soient sonores, et que tous les corps élastiques le sont suivant leur plus on moins grand degré d’élasticité. Mais les corps élastiques ne produisent des sons que quand leurs différentes parties éprouvent des mouvements ou des dérangements relativement les uns aux autres; car, si toute la masse du corps éprouvait un dérangement de translation, sans que ses différentes parties se dérangeassent de leurs positions de repos les unes par rapport aux autres, il ne se produirait pas de son. On peut facilement prouver que les mouvements qui produisent les sons sont oscillatoires, en fesant vibrer une corde bien tendue et fixée aux deux extrémités: les oscillations sont très-sensibles. Quant aux corps où les vibrations ne sont pas

apparentes, on peut facilement les constater ; si c’est une cloche, par exemple, en la touchant légèrement d’une pointe aiguë, Si vous ; roduisez un son dans un instrument à vent, vous le sentez vibrer entre vos doigts. Si vous produisez un son continu avec l& bouche et que vous approchiez vos dents les unes des autres, elles éprouvent un nombre de battements successifs, qui croissent en intensité à mesure qu’on augmente la force du son, et qui sont plus rapides à mesure que les sans deviennent plus aigus. Lorsque vous parlez, vous éprouvez le même effet en vous mettant la main sur la poitrine.

CEA

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