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C’est par l’air ou par les autres corps pondérables que le son se transmet à l’organe de l’ouïe ; car, si on produit un son dans un espace vide d’air ou de vapeurs, il ne parvient pas jusqu’à notre oreille.
* Voici comment on le prouve: on met sous le récipient de la mma-
chine pneumatique un mouvement d’horlogerie qui repose sur un coussin de laine ou de plume, afin que le son ne se communique pas à la partie inférieure de l’appareil, et de là à l’air extérieur. Si l’on met ensuite la machine en mouvement, au moyen d’une tige qui pénètre à frottement dur à la partie supérieurs du récipient, à mesure que l’on fait le vide le son diminue d’intensité, et il finira par s’anéantir, lors même que l’on verra le marteau frapper sur le timbre. Mais le son redeviendra sensible et augmentera d’intensité à mesure que l’on fera rentrer l’air dans le récipient. On prouve de la même manière la propagation du son à travers les autres gaz et les vapeurs, en les introduisant successivement sous le récipient de la machine pneumatique, et en y mettant en mouvement la sonnerie.
Les liquides et les solides jouissent aussi de cette propriété de transmettre le son. Franklin a entendu sous l’eau, à une demi-lieue de distance, le bruit de deux cailloux frappés l’un contre l’autre. Si, à l’extrémité d’une longue poutre, d’un plançon, par exemple, quelqu’un touche le bois avec la pointe d’une épingle, en plaçant votre oreille à l’autre extrémité vous entendrez facilement le son, lorsqu’il est impossible qu’il parvienne à votre organe par l’entremise de l'air. C’est ainsi que pendant le siége de Québec, en mettant l’oreille contre terre, les habitants de Varennes entendaient le bruit du canon, à plus de 50 lieues de distance.
Nous avons dit que ce sont les oscillations des corps élastiques qui produisent les sons ; que les oscillations ne sont isocrones que quand elles sont très-petites, et que leurs amplitudes, diminuant graduellement, finissaient par s’anéantir après un certain temps; mais l’isocronisme et la peïsittance ou continuité des oscillations sont des conditions indispensables pour qu’on puisse obtenir un son musical ; et lorsque ces deux conditions ne sont pas remplies, l’organe éprouve une sensation plas ou moins brève, plus ou moins pénible, qui porte le nom de bruit. C’est ce qui a lieu lorsqu'il n°y a qu’une partie des molécules du corps qui soit mise en vibration par le choc d’un corps brusque. Comme il n’y a qu’une partie du corps qui vibre, le reste de la masse qui est en repos absorbe le mouvement, et les vibrations s’éteignent promptement.
Mode de propagation du son dans l'air. Pour bien comprendre le mode de propagation du son dans l'air, et par analogie dans les autres fluides, il n’y a qu’à examiner un ébranlement instantané produit par une arme à feu. Les molécules les plus voisines du centre d’ébranlement seront chassées et poussées avec violence sur celles qui les avoisinent ; mais, comme l’air est éminament érastique, il s’est condensé du côté où il a été poussé ; et comme il a éprouvé une résistance pour mettre les couches voisines en mouvement, il s’en suit qu’il s’est aussi comprimé de ce côté. Les couches comprimées reprendront, en vertu de leur élasticité, leur densité et leur volume primitifs ; en se dilatant en deux sens elles feront éprouver aux molécules voisines
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une double compression causée par leur dilatation et par l’obstacle à se mouvoir des molécules plus éloignées : ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles viennent à s’éteindre par l’opposition continuelle de l’air à se mettre en mouvement. Il y aura donc continuellement une onde condensée et une onde dilatée, et chaque onde pourra être considérée comme un centre d’ébranlement, un centre de dilatation et de condensation ; de sorte donc que toutes les molécules, qui avaient été subitement comprimées, se dilatent de tous côtés par leffet de leur élasticité naturelle, et repoussent de toutes parts les obstacles qui s’opposent à ce mouvement. Mais, si les battements du corps vibrant sont rapides, les condensations et les dilatations des molécules aériennes se succédant avec une grande vitesse, les ondes sonores n’ont pas le temps de prendre toute l’extension que tendrait à leur faire prendre leur élasticité ; car le mouvement produit par les vibrations n’est pas instantané, il dure un certain temps, qui sera d’attant plus court que les vibrations se succéderont avec plus de rapidité. Avant donc qu'elles puissent prendre toute leur extension, elles seront comprimées de nouveau, et cela avec d’autant plus de vitesse que les battements du corps vibrant seront plus rapides. Les ondes sonores, dans certains cas, serort donc plus courtes que dans d’autres: c’est ce qui arrive en effet, et en cela l'expérience est parfaitement d'accord avec la théorie, Ce sont ces ondes plus ou moins courtes, et parconséquent, plus ou moins rapides, qui produisent des sons plus ou moins aigus, comme nous allons bientôt le voir. Mais, comme un corps élastique se dilate avec d’autant plus de force qu'il est plus condensé, lorsqu'on l’a laissé à lui-même, il s’en suit qu'aux dernières limites de la condensation les ondes sonores tendent à se dilater avec plus de force et de rapidité, et que leur force et leur vitesse vont décroissantes jusqu'aux dernières limites de la dilatation. D’ailleurs une onde sonore, en se dilatant, comprime et condense celle qui la suit, par conséquent, la condensation de cette dernière lui donne une élasticité de plus en plus grande, qui s’oppose à la dilatation de la première, et qui va toujours croissante pendant que lélasticité de cette première diminue dans le même rapport. Ainsi il y aura en même temps une onde comprimée et une onde dilatée, et la plus grande force de dilatation devra se trouver au centre de chaque onde ; de sorte que la vitesse des vibrations diminuera d’intervalle en intervalle, et on n’aura plus un son soutenu, mais seulement intermittant. C’est ce qui arriverait en eflet, si les impressions produites par une cause quelconque sur l’organe de l’ouie, de même que sur la vue, ne duraient un certain temps ; temps très-court à la vérité, mais que lon peut mesurer. Il suffit donc que la nouvelle dilatation des ondes ait lieu dans cet espace très-court, pour qu’on puisse avoir un son soutenu et constant,
On peut se faire une idée assez juste du mode de propagation du son dans l'air, en jetant une petite pierre dans une eau tranquille ; vous verrez alors une multitude d’ondes circulaires concentriques, qui se succèdent avec beaucoup de rapidité, et qui se communiquent sur une assez grande étendue, quoique la cause ne soit pas la même.
D’après le mode de propagation dans l’air, il s’en suit que le son ne se propage pas seulement du côté que l'air a été mis en mouvement,
puisque, en vertu de leur élasticité, chacune de ces particules communique un mouvement vibratoire dans tous les sens, et que chaque point d’ébranlement est le centre d’une multitude d’ondes sphériques concentriques. Mais sil y a dans le même temps plusieurs points d’ébranlement, chacun de ces points est le centre d’une série d'ondes sphériques qui se croisent sans se troubler, et, à mesure qu’elles s’éloignent de leur centre d’ébranlement, les angles, sous lesquels elles se coupent, diminuent continuellement, et finissent par se cenfondre, lorsqu'on les considère à une distance assez considérable du centre d’ébranlement. C’est ce qui arrive lorsque deux hommes prononeent en même temps le même mot: si vous êtes près d'eux, vous distinguez facilement les voix de l’un et de l’autre, mais si vous vous éloignez d'eux à uns certaine distance, vous n’entendrez plus qu’une seule voix plus forte, composée de la réunion de deux voix. Cela arrive tant que les causes qui produisent les ébranlements ne sont pas trop brusques et trop précipitées, car autrement il n’y aurait que confusion, Vous verrez le même effet dans les liquides ; car, en établissant deux ou plusieurs centres d’ébranlements sur la surface d’une eau tranquille, vous verrez plusieurs séries d’ondes circulaires qui se croissent sans se troubler, et qui, à une certaine distance, finissent par se confondre et ne produire qu’un: :nême serie d’ondes liquides ; mais si l’ébranlement est violent, vous ies verrez se modifier et se briser les unes les autres.
Vitesse du son. En 1738 les membres de l’Académie des sciences déterminèrent la vitesse du son. Les expériences furent faites entre Montihéry et Montmartre, sur une distance d’environ 95146 pieds ; le signal était donné par des coups de canon. Des observateurs, placés d’espace en espace sur la même ligne droite, observaient le temps écoulé depuis lapparition de la lumière jusqu’à l’arrivée du son ; temps que le son mettait à venir jusqu’à eux. Après un grand nombre d'expériences, ils trouvèrent que la vitesse du son est uniforme, c’est-à-dire que, dans un temps double, il parcourt un espace double, et que la vitesse est la même, que le temps soit couvert ou serein, clair ou brüumeux, pourvu que l'air soit tranquille; mais, si l’air est agité par le vent, la vitesse du vent, décomposée suivant la direction du rayon sonore, augmente ou diminue de toute sa valeur la vitesse du son, suivant qu’elle est favorable ou contraire à cette vitesse. Enfin la vitesse du son, à la température de 6 degrés, fut trouvée de 1105 pieds et 8 pouces par seconde. Le son se propage aussi uniformément dans les autres gaz, avec une vitesse plus ou moins grande, suivant que les gaz sont moins ou plus denses,
Pour prouver que la vitesse du son est toujours la même, quelque soit la gravité ou lacuité, Mr. Biot fit placer un joueur de flûte à Vextrémité d’un tuyau dun des aqueducs de Paris long de 3120 pieds, et il se plaça à l’autre extrémité. On sait qu’un chant musical est assujéti à une certaine mesure que l’on appelle Ze temps, et qui marque exactement l’intervalle des sons successifs ; si la vitesse n’avait pas été uniforme pour tous les sons aigus ou graves, le temps ne se serait pas conservé, et ils se fussent confondus on dépassés, laissant
entre eux des intervalles plus où moins longs ; mais le chant se conserva parfaitement pur et mesuré.
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Intensité du son. Le son diminue d'intensité à mesure qu’on s'éloigne du centre d’ébranlement. En effet, le son se propage dans l’atmosphère en fesant des ondes sphériques concentriques, la masse de l’air ébranlé s’agrandit de toutes parts avec une extrême rapidité, il faut que la même force qui produit le mouvement, ou ce qui est la même chose, que la même quantité de mouvement se partage sur une plus grande étendue ; les dilatations et les condensations devront donc s’affablir graduellement dans le même rapport, et fiuiront par s’aréantir, quand toute la quantité de mouvement sera absorbée par la masse de l’uir, et que l'obstacle du fluide à se mouvoir aura vaincu la pression exercée par les ondes plus voisines du point d’ébranlement. D’après le mode de propagation le son sur un même rayon ou une même ligne sonore décroît comme le carré de la distance. Ainsi, si à une distance quelconque du point d’ébranlement on regarde comme 1 lintensité du son, à une distance double elle sera 4 fois moindre, 9 à une distance triple, 16 à une distance quadruple et 25 fois moindre à une distance quintuple ; ainsi de suite.
Mais, d’après le même mode de propagation dans un tuyau cylindrique, le son ne doit pas diminuer sensiblement d’intensité. En effet, Mr. Biot, d’après des expériences faites dans les tuyaux des aqueducs de Paris, sur une longueur de 3120 pieds, quelque bas qu’il parlât, il lui fut impossible de n’être pas entendu.
Longueur des ondes sonvres. Il est facile, d’après la connaissance de la vitesse du son, de déteiminer la longueur des ondes sonores. Par exemple, à la température de 15 degrés on a trouvé que la vitesse du son est 1375 pieds et 5 pouces et demi environ par seconde ; si donc un corps fesait une vibration par seconde, il prouuirait des ondes qui auraient 1375 et 5 pouces et demi de longueur. Si, dans une seconde, le même corps produisait plusieurs ondes, on aurait toujours la longueur de ces ondes, en divisant 1375 pieds et 5 pouces et demi par le nombre de ces ondes. C’est ainsi qu’à été formé le tableau suivant, dans laquel les mesures sont réduites en pieds et en pouces, parce que ce tableau a principalement pour objet les tuyaux d’orgue, dont les longueurs ont été jusqu'ici estimées en pieds eten pouces. C’est de cette manière qu’on a découvert que le derni:: son appréciable est de 32 vibrations par seconde.
Nombre des vibrations dans une Longueurs des ondes sonores, seonde.
Commencement des sons appréciables, 32 32 pieds.
64 16 128 8 256 1 512 2 1024 1 2048 = 6 pouces 4096 — 3 Fin des sons appréciables, 8192 — 18 lignes.
Réflexion du son. Le son se réfléchit sur une surface quelconque de la même manière que la lumière, c’est-à-dire que, quand l’onde sonore rencontre un obstacle, elle revient en sens contraire de la même manière et avec la même direction et la même intensité que si l’ébranlement primitif avait eu lieu à l’endroit ou l’onde à rencontré l’obstacle, et le son aura la même intensité a un endroit quelconque, en prenant la somme des deux espaces parcourus, qu’il aurait eu derrière le plan à une distance égale à la somme de ces deux espaces. Comme dans les liquides, il n’y a que la partie qui vient rencontrer l'obstacle qui soit réfléchie ; le reste se propage derrière et se reforme. Voilà pourquoi à travers une grille on entend les sons aussi distinctement que s’il n’y avait pas cette multitude de petits obstacles. C’est à la réflexion du son contre les montagnes et les édifices que sont dus les échos. Lorsque le son revient à l’oreille, après une seule réflexion, on n’entend qu’une seule répétition du son émis Mais lorsque les ondes sonores éprouvent plusieurs réflexions, et que ces ondes réfléchies viennent à rencontrer l’observateur, on entend un même nombre de répétitions du son primitif. C’est un effet de la réflexion sur les montagnes voisines de Québec que le majestueux écho répété du canon de la citadelle, qui fait l'admiration des étrangers. Si l’obstacle est très-voisin, les sons réfléchis se confondent en partie avec les sons directs, les prolongent et les renforcissent: c’est ce qu’on appelle résonnance. Cet effet à surtout lieu dans les appartements vides ou la voix n’est pas arrêtée par des obstacles sans nombre. L’orateur qui connaît son local sait profiter de cette circonstance ; car, si le mur est très-éloigné, il prolongera sa voix, afin que l’écho n’arrive pas après le son primitif: ce qui le fatiguerait considérablement ainsi que son auditoire.
Si l’obstacle est assez éloigné pour qu’une syllable prononcée revienne après le son primitif, on aura un écho monossyllabique ; on aura un écho dissyllabique, trissyllabique, &c. si deux, trois syllables, &c. se répètent après qu’on les a prononcées.
Transmission du son à travers les liquidis. La vitesse du son dans les liquides ne dépend que de la compressibilité du corps. D’après des calcuis faits par Mr. Laplace, la vitesse du son dans Peau fnt trouvée de 4717 pieds 11 pouces et demi par seconde. D’après des expériences faites sur le lac Genève, Mr. Colladon avait trouvé que le son parcourt 4727 pieds 9 pouces et 6-10. Cette différence dépend uniquement de l’erreur inévitable des expériences.
Transmission dans les solides. Le son dans les solides se transmet de la même manière que dans l’air; mais sa vitesse de transmission est beaucoup plus considérable. ‘Si l’on réprésente par 1 la vitesse du son dans l’air, voici quelles sont les vitesses correspondantes dans quelques corps solides.
Etain, 74 [Bois d’acajou, Argent, 9 ‘6 d’ébène, Bois de noyer, “de charme, 144.
“de chène, ( ‘ d’orme,
“ dif, 104 | “ d’aune,
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Cet as ar- : local né, il imitif :
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Bois de poirier, Bois de saule, ! 16 “de hêtre rouge, 2à 13! *% de pin, ‘di “ d'érable, Verre, 16 Fer ou acier, 3 Bois de sapin, 165 à 18
Perception et comparaison des sons. On doit distinguer dans la perception des sons lo. la durée ; 20. l'intensité ; 30, le degré d’acuité ou de gravité, 40. le timbre et l’accentuation.
Le son dure aussi longtemps que le corps qui le produit est en vibration ; la longueur totale des ondes sonores est évidemment égale à l’espace parcouru par le son pendant la durée d’un mouvement vibratoire.
L’intensité du son dépend de l’étendue des vibrations, elle reste sensiblement constante, comme nous l'avons dit, lorsque les ondes se propagent dans un tuyau cylindrique ; mais dans un espace libre, elle diminue d'intensité à mesure que les ondes s’éloignent du centre d’ébranlement, et va décroissante comme le carré de la distance.
L’acuité ou la gravité des sons dépend uniquement de la plus ou moins grande vitesse des vibrations; car si l’on promène un archet sur une eorde métallique tendue à ses deux extrémités, à mesure que la longueur de la corde diminuera, on apercevra que le son devient plus aigu, et que les vibrations sont plus rapides.
Le timbre est une qualité donnée au son par la nature du corps vibrant ou des corps environnants mis en vibration par lui. C’est par le timbre que des sons, ayant la même intensité et le même degré de gravité ou d’acuité, rendus par divers intruments, différent les uns des autres. On ne connaît pas la nuture de la cause qui produit ces différences de timbre, mais il est probable qu’elles viennent de la nature des sons secondaires, que tel corps est susceptible de produire, tandisque tel autre ne l’est pas ; et que ce sont ces sons secondaires qui viennent modifier le son principal.
L’accentuation est la qualité imprimée à l’origine du son par la voix humaine. Mais les diverses modifications que la voix humaine fait éprouver au son nous sont inconnues.
L’organe de l’ouie acquiert ordinairement par l’habitude, une sensibilité telle qu’il distingue la différence la plus légère entre l’acuité de deux sons ; il exige nécessairement que les sons successifs qui forment un chant procédent suivant un certain ordre d’acuité ; qu’ils se terminent par un son ayant avec le premier un certain rapport; et que lés sons intermédiaires aient aussi entre eux un rapport d’acuité déterminé. Si l’on consulte la série des sons depuis le premier son appréciable à l’oreille, on formera une suite de sons tels que, le premier étant rendu en même temps que le 8me., ces deux sons se confondront de manière que l'oreille n’en distinguera plus qu’un seul. Il en sera de même du 2me. et du 9me., du 3me. et du 10me., &c. Il résulte de là que la série de ces sons forme une suite de périodes ayant chacune 7 sons ; périodes qui ne sont pas parfaitement identiques, mais qui, lorsqu’elles arrivent en même temps, se confondent comme si elles l’étaient. Chacune de ces périodes, comprenant l’ut de la période suivante, porte le nom d’octave.
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RDS 2 Re TI Z
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Les sons co-existants qui flattent l'oreille ont reçu le nom d’accord ; ceux qui ne produisent qu’une sensation pénible portent le nom de discordance ; l’accord le plus parfait est l’octave ; il résulte de la coexistance d’un son avec le 8me. en-dessus ou en-dessous dans l’échelle harmonique. Ensuite viennent les accords de tierce et de quinte qui résultent de la co-existance d’un son avec le troisième ou le cinquième en-desus ou en-dessous dans l’échelle harmonique. Linstrument le plus simple pour déterminer les rapports de vitesses des vibrations des corps sonores est le sonomètre où monocorde. Il est formé d’une corde de métal ou de boyau cylindrique homogène, tendue par ses deux extrémités sur une caisse vide en bois sec. Si la corde est toujours soumise à la même tension et qu’on la mette en vibration, on trouvera que la vitesse des vibrations est en raison inverse de la longueur de la corde, c’est-à-dire que, plus vous racourcirez la corde au moyen d’un chevalet placé successivement à ses différents points, plus les vibrations seront rapides. Aïnsi on a trouvé que si l’on divisait par 2 la longueur de la corde, il fallait multiplier par deux le nombre des vibrations; que si l’on divisait par 4 la longueur de la corde, il fallait multiplier par 4 le nombre des vibrations dans le même temps; et c’est ainsi que, en prenant 1 pour la longueur totale de la corde, on a trouvé les rapports correspondants des longueurs des cordes aux nombres des vibrations des notes de la gamme, n'importe pour quel octave.
Noms des notes en allemand et en anglais, C. D. E. F. G. A. B. C. Noms français, ut, ré, mi, fa, sol, là, si, ut, Longueurs correspondantes des cordes, 1$ +448 1+:24 + Nombre des vibrations dans le même temps. 1 9% 4% # 3 5% 2
On trouvera toujours dans les octaves suivants les longueurs des cordes et les nombres correspondants des vibrations, en divisant par 2 leslongueurs de la corde, et en multipliant par 2 le nombre des vibrations ; ou si l’on multiplie par 2 la longueur des cordes, on divisera par 2 le nombre des vibrations.
Mais il faut Hat que ces nombres ne sont que des rapports relatifs des longueurs des cordes et des nombres des vibrations. Pour trouver les nombres absolus, on tend une corde »ss6% !ingue pour que l’on puisse compter le nombre des vivrations, e en racourcissant la corde, sans changer sa tenison, on lui fait rendre un son de l'échelle diatonique. Alors l’on multiplie le nombte de vibrations que Pon a obtenu dans le premier cas par le nombre qui exprime la longueur de la corde. Si c’est ré, par exemple, ce sera par 8, divisé par le nombre qui exprime le rapport du nombre des vibrations pour cette longueur de la corde, ce sera donc pat 9 pour ré. Mais on obtient des résultats beaucoup plus certains au moyen de la Syrène de Cagniard Delatour, qui porte le nom de celui qui Pa inventée. C’est au moyen de cette machine que l’on a trouvé que le son le plus grave que l’on puisse apprécier est donné par un corps sonore fesant 32 vibrations par seconde ; que le son perceptible le plus aigu est de 16384 vibrations par seconde ; et que l’ut le plus grave du piano et du violon celle, est d'environ 128 vibrations par seconde, On a déduit de là que les
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ssant la échelle pn a obr de la nombre pnpueur s résulard Depyen de à puisse Dns par
vibran celle, que les
limites extrêmes de la voix des hommes sont de 192 vibrations pour
le son le plus grave et de 633 pour le son le plus aigu; celles des femmes, de 576 à 1620.
Des instruments à vent. Tous les instruments à vent sont des tuyaux ouverts par les deux bouts ou fermés par un seul, Dans un instrument ce n’est pas le tuyau lui-même, c’est l’air qu’il renferme qui est le corps sonore ; car, quelque soit la matière des tuyaux, pourvu que la longueur et le diamètre soient les mêmes, on aura toujours le même degré de gravité, seulement avec un changement de timbre. Chacun de ces instruments a un son fondamental, et lorsque la longueur du tuyau demeure la même, les sons voisins du son fondamental sont très-éloignés les uns des autres, et c’est seulement dans les tons très-élevés que l’on peut obtenir les notes consécutives de la gamme, ainsi que les sons intermédiaires ; c’est ce qui a lieu pour la trompette. Mais pour les autres instruments on obtient les sons consécutifs à partir du son fondamental, 10. en allongeant ou en racourcissant le tuyau, comme dans la trombone ; 20. en produisant le même effet au moyen de trous latéraux, comme dans la flûte, la clarinette, &c.; 30. en modifiant l’ouverture du tuyau avec la main, comme dans le cor.
Cornets acoustiques et porte-voir. Les c:rnets acoustiques sont des tuyaux coniques contournés, dont les personnes qui ont l’ouie dure se servent pour entendre ; elles en placent l’extrémité dans l’oreille. Le porte-voix est formé d’un cône droit évasé ; lorsqu'on parle au sommet du cône, le son se propage dans la direction de son axe, avec une intensité beaucoup plus grande que dans tout autre direction. On se sert de cet instrument pour se faire entendre à une grande distance, pour le commandement des vaisseaux, ou lorsque deux vaisseaux sur la mer sont éloignés l’un de l’autre.
Organe de Pouie. Chez l’homme, l’organe de l’ouie se compose d’un appareil extérieur nommé pavillon, formé d’une membrane épaisse qui paraît destinée à concentrer les ondes sonores vers un canal cy'indrique qui s'enfonce dans la tête. Ce canal appelé conduit auditif, est garni intérieurement de poils et d’une matière visqueuse qui en défendent l’accès aux corps étrangers.
Le Conduit auditif est fermé par une membrane mince, sèche et tendue, la membrane du tympan, qui sépare la partie intérieure de la partie extérieure de lappareil. Derrière cette membrane se trouve une cavité que l’on nomme caisse du tympan, qui communique avec le gosier par un canal. Contre la paroi de cette caisse opposée à la membrane du tympan, il existe deux ouvertures fermées par des membranes minces : Pune s’appelle fenêtre ovale et l’autre fenêtre ronde. Une chaîne formée par quatre petits osselets est fixée par ses extré-
raités à la membrane du tympan et à celle de la fenêtre ovale. Derrière la membrane de la fenêtre ovale s’ouvre un canal osseux, contourné en spirale, que l’on appelle Zämaçon ; il communique avec une cavité plus grade appelée vestibule, qui vient aboutir derrière la membrane de la fenêtre ronde ; dans le vestibule aboutissent trois canaux semi-circulaires. L’ensemble du limaçon, du vestibule et des canaux, porte le nom de labyrinthe ; ie labyrinthe est tapissé intérieurement d’une membrane très-mince, et rempli d’un liquide dans lequel vient s’épanouir le nerf acoustique.