‹ Notions élémentaires de physique avec planches [microforme]Chapitre 29 sur 41 · LES · texte numérisé non relu

LES

ge Per nés

RSR EN TE

conséquent, doit attirer un corps chargé d’électricité résineuse et repousser un corps chargé d'électricité vitrée, d’après la loi que nous venons de trouver. L’électricité que prend un corps fratté dépend non seulement de sa nature, mais encore de celle du corps frottant; lorsqu'ils sont de nature différente, elle depend de leurs propriétés physiques, mais, si ces propriétés physiques sont les mêmes, elle dépend de certaines circonstances du fiottement qu’il n’est pas toujours facile d’apprécier. Ainsi, le verre frotté avec de la laine s’électrise vitreusement, et frotté avec une peau de chat il prend lélectricité résineuse ; le verie dépoli frotté avec du verre poli s’électrise vitreusement ; de deux rubans frottés en croix, celui qui est frotté dans le sens de sa longueur prend l’électricité vitrée, tandisque l’autre s’électrise résineusement. Si l’on frotte l’une contre l’autre deux plaques de verre poli, chacune d'elles prend tantôt l’électricité résineuse, tantôt l’électricité vitrée. Mais ce qu’il y a de certain, c’est que le corps frotté et le corps frottant se chargent toujours d’électricités différentes.

Pour vérifier cette loi dans des corps conducteurs, il faut les isoler. On place deux personnes sur des tabourets à pieds de verre, dont l’une frappe l’autre avec une peau de chat ; la première prend l’électricité vitree et la seconde l’électricité résineuse. Si une personne non isolée les touche elle tirera de chacune d’elles une étincelle.

Lois des altrartions et des répulsions électriques. Coulomb, célèbre physicien français, reconnut par des expériences nombreuses et délicates que les attractions et les répulsions électriques suivent les mêmes lois que celles que l’on a observées pour l'attraction universelle, c’est-à-dire qu’elles s’exercent en raison des masses, ou mieux en raison des quantités d'électricité renfermées dans les deux corps, et en raison inverse du carré des distances. Ainsi, si un corps est chargé d’une quantite d'électricité double de l’autre corps, il Pattirera deux fois plus que l’autre ne l'attirera ; à une distance double, ils s’attireront quatre fois moins, triple 9 fois, quatruple 16 fois, ainsi de suite.

Causes de la déperdition de Pélectricité. Il n’existe aucun corps dans la nature qui ne soit un peu conducteur de lélectricité ; c’est pourquoi lorsqu'un corps conducteur isolé est chargé d’électricité, sa tension électrique diminue continuellement, et finit par s’anéantir au bout d’un certain temps, parce que l'air, toujours chargé de vapeur d’eau, enlève à chaque instant à ce corps une partie de son électricité et finit par la lui ravir toute entière.

C’est encore Coulomb qui a déterminé les lois de la perte d’électricité par l’air et par les supports. Il s’assura, après de nombreux essais que, lorsque la tension électrique n’est pas très-considérable, un petit cylindre de cire d’Espagne ou de gomme laque d’une demi ligne de diamètre, et de 18 à 20 lignes de longueur suffit pour isoler parfaitement une boule de sureau de cinq à six lignes de diamètre. On obtient aussi un isoloir parfait, lorsque l’air est sec, en formant avec un fil de soie, enduit de cire d’Espagne, un petit cylindre d’un quart de pouce de diamètre et de 5 à 6 pouces de longueur.

C’est en se servant d’une boule de sureau électrisée et ainsi par< faitement isolée, eten examinant son action sur une autre boule piacée

pousenons seules sont mais, taines écier.

frotté lépoli s frotprend i l’on l'elles Mais nt se

soler.

l’une ricité isolée

lomb, euses nt les

uni- S, ou deux corps I l’ate, ils ainsi

corps

c’est é, sa tir au

peur ricité

élecreux e, un ligne faiten ob- 2C un rt de

| par< jacée

à l’extrémité d’unc aiguille isolante horizontale, que Coulomb a pu mesurer la perte d’électricité par le contact de l’air. C’est ainsi qu’il trouva que, pour un même jour et un même état de l’air, l’affaiblissement de l’électricité dang un temps très-court, est proportionnel à son intensité, et qu’il présente toujours la même fraction pour toutes les tensions jusqu’à son entière anéantissement. On sait, par exemple, que par un temps très-sec, dans l’espace d’une minute, un corps électrisé perd #, de son intensité électrique. Eh bien! dans la 2me. minute, il perdra encore 4 de ce qui lui reste ; ainsi de suite. Mais cette perte d’intensité varie avec le degré d’humidité de l’air; dans un temps très-humide, la perte est de 1-10 par seconde; voilà pourquoi il est si difficile de charger une machine électrique dans uu temps humide.

L’électricité est retenue à la surface des corps conducteurs par la présence de l’air. Cette effet est dû sans doute à son peu de faculté conductrice, car si l’on place sous le récipient de la machine pneumatique un corps électrisé, l’électricité se dissipe entièrement après qu’on a fait le vide. Mais, bien que l'électricité des corps mauvais conducteurs se dissipe aussi rapidement, cependant ils conservent encore une certaine tension.

Page 1