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d'environ 16 pieds anglais ; dans les deux premières secondes, il aura parcouru un espace de 64 pieds, puisque 4, carré du 2èm. instant, multiplié par 16, donne 64 ; mais dans la derxième seconde seule il aura parcouru un espace de 48 picüs, puisque 3, différence entre le carré de 1 et le carré de 2 qui est 4, multiplié par 16, donne 48.
Il suit aussi de la nature de la force accélératrice de la pesanteur que, si un corps, après être tombé librement pendant un certain temps, était tout à coup soustrait à l’action de la pesanteur, il se mouvrait aveo une vitesse uniforme, et parcourrait, dans un temps égal à celui qu’il avait employé depuis l’origine du mouvement jusqu’au moment où il a été soustrait à l’action de la pesanteur, un espace double du premier
Lorsqu’un corps est soumis à une force quelconque autre que l’action de la pesanteur, si cette force est dirigée dans le sens de la pesanteur, c’est-à-dire, de haut en bas, comme serait une pierre lancée verticalement du haut d’une tour à son pied, les effets de ces deux forces s’ajoutent; la vitesse que vous aurez imprimée au corps par l'impulsion initiale sera constamment la même. Il faudra y ajouter de plus la vitesse résultante de l’action de la pesanteur. L'espace parcouru alors sera égal à la somme des espaces qu'il eût parcourus successivement s’il eût été tour à tour soumis à l’action de chacune de ces deux forces. Supposons, par exemple, qu’un corps, soustrait à l’action de la pesanteur, et mis en mouvement par unc impulsion quelconque, eût parcouru, dans un temps donné, un espace de 120 pieds, et qu’ensuite, le même corps étant soumis à la seule action de la pesanteur, parcourt aussi un espace de 120 pieds, lorsqu'il sera soumis à l’action de ces deux forces réunies il parcourra, dans ce temps donné un espace de 240 piede, somme des deux espaces. Mais si on a imprimé à un corps une impulsion en sens contraire de la pesanteur, c’est-à-dire, de bas en hant, les actions successives de cette dernière force finiront par anéantir la première, et le corps tombera alors comme s’il fût parti du repos. Dans ce cas les vitesses du corps en montant et en descendant sont les mêmes à des hauteurs égales, et il arrive à la surface de laterre avec la même vitesse qu’il en était parti. 7 |
Lorsque la direction que l’on donne à un corps est inclinée à l’horizon, il s’élève en fesant une courbe, que lui fait décrire l’action de la pesanteur, et redescend ensuite en décrivant nne courbe semblable : cette courbe est une parabole. C’est sur ce principe qu’est appuyé le jet des bombes.