MATIÈRE INCRUSTANTE
-^ La matière incrustante prédomine dans les bois durs ; elle €st abondante dans les noyaux de fruits : c'est elle qui forme
, les concrétions pierreuses de certaines poires. Elle est déposée
en couches plus ou moins épaisses et irrégulières dans les
'^ellules allongées des tissus ligneux. Elle est plus al)ondante
ans le cœur que dans Vaubier. Elle est souvent colorée en
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jaune ou ea brun. Ifti l« trouve eii plus grande ijuanlil^dins Irs boÎK Inurtls vl ilurs t[uv i)an<i les Iwis blaiirs cl U'gen.
On peul exlrairp lu matière încrustaiiU* du bois en broyinl eeiui-<i pendaiil un certain lemp!) dans un mortier. La mi- Itêreincrustanli], ({uî est friable, est ttéparée par un taniiai^; on la purifie ensuite par l'alcool. La malière incrastanle <lirfère par sa conipO'ïilioii du la rollulcHe ; elle contient [il» d'hydrogène fine la cellulose, et ne peul pas tMro reprèsentw dans sa composition par du carbone et de l'eau. Ia nialiérc J incrustante , contenant un excès de carbone et d'bydropéiH I par rapport i l'oxygène, donne plus de chaleur par la pom- ' l>U5tion que la t-ellidose ; aussi les bois durs, qui sont riehw en matière incrustajitc, ont un pouvoir calorifique notnhlcment plu» êievé que les bois tendres.
La composition des bois varie donc aviic les propnrtio^<^ ilt cellulose et de matière incruslante qu'ils contiennent.
La matière incrustante se colore en noir par l'aride aulfi»' riquc el se dissout dans le chlore. Ces doux propriétés poi^ mettent de la" dislingiKT delà ccllulrjsr; ainsi lii partie ilu hni— qui noircit sous l'influence de l'acide sulfurique concenUi^ n'est pas la cellulose, mais bien la matière incrustante.
PROraiÉTÉS GÉNÉRALES HV BOIS ET DES COMBUSTIBLES.
Le bois est plus dense que l'eau ; il ne surnage ce liquider qu'à cause de l'air qu'il contient dans ses pores. Du reste„ l'âge, le climat, la nature du sol exercent une grande influence sur la densité d'une même espèce de bois.
Le bois vert contient, en moyenne, 40 pour 100 d'eau ; par une dessiccation opérée à la température de 10°, il n'en perd que 25 pour 100.
C'est dans cet état que se trouve ordinairement le bois, qui contient, par conséquent, le quart de son poids d'eau. Cette eau est évidemment nuisible à la combustion ; elle de-
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lande une grande quantité de chaleur pour passer à l'état de Tapeur. Dans plusieurs usines, on fait séclier if bois avant de l'employer. Le bois desséché à 100°, et exposé de nouveau «À l'air, à la température ordinaire, reprend de 8 à 12 pour 1 Ol) jy'eai].
L.Les bois contiennent, outre le carbone, l'hydrogène et IpFosygène, qui constituent leur partie combustible, un certain nombre de substances minérales fixes qui forment les cendres. Lb proportion des cendres est toujours très faible, et varie, du reste, dans le même végétal. Ainsi les feuilles et l'écoree des bois donnent plus de cendres que les branches ; les branches an donnent plus que le tronc.
Les cendres de bois se composent de sels alcalins solubles ^i sont formés par la combinaison lic la potasse et de la soude tkvec les acides carbonique, sulfurique, chlorhydrique, et de matières insolubles qui contiennent de l'acide carbonique, de l'acide phosphorique, de la chaux, de la magnésie, des oxydes tâe fer, de manganèse et de la silice.
Le bois se décompose lorsqu'on le soumet à l'action de la ii chaleur; il commence à s'altérer vers liO°. I Les produits de la distillation du bois varient avec la nature , du ligneux et la température à laquelle on le décompose. On I observe constamment, dans celte distillation, un dégagement degazinllammahles, de l'eau qui tient endissolution de l'acide \ Kcélique et de l'esprit de bois ; il se forme, en outre, différentes substances goudronneuses.
Le résidu de la distillation est du charbon, qui conserve la forme du bois; les quantités de charbon produites varient avec la rapidité mùme de la distillulion ; on eu obtient de 13 a 2S pour 100.
Les Ijois d'un tissu compacte et si'ifé, coiititm le cbéne, le b£tre, le charme, se carbonisent plus lentement que les bois blues, et laisseat un dép4t de charbon plus considérable.
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35A CHIMIE 01lGÀT«IQtJE.
Les charbons produits par les bois légers brûlent rapidement et avec flamme.
On emploie, dans quelques hauts fourneaux des Ardennes, un combustible que Ton désigne sous le nom de bois torréfé ou de hois roux. On le prépare en plaçant du bois ordinaire dans des cylindres de fonte qui sont chauffés par la flamme perdue des hauts fourneaux ; le bois perd ainsi jusqu'à 50 pour 100 de son poids, et produit, en brûlant, plus de chaleur que le bois ordinaire.
Le bois s*altère facilement lorsqu'on Texpose à Tinfluence simultanée de l'air et de Thumidité ; il se colore, se désagrège et transforme l'oxygène de l'air en acide carbonique. C'est dans ces conditions que se forment le terreau et la tourle.