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I ' PROCÉDÉS DE CONSERVATION DES BOIS

! j La conservation du bois est une des questions les plus im- L portantes de la chimie appliquée a l'industrie. Le bois con- Vlient une substance azotée , qui , agissant comme ferment»

h> détermine sa décomposition.

;^^' Plusieurs causes concourent à la destruction du bois; nous ^noterons principalement Tinfluence allernative de Tair et de l^rbumidité, les piqûres des insectes et certaines plantes de la l^e'Himille des cryptogames qui croissent à la surface du bois et pénètrent souvent dans son intérieur. La matière azotée conlilenue dans le tissu ligneux sert a la fois de nourriture aux ppseçles , et d*engrais aux champignons qui croissent sur le flK>is.

On sait depuis longtemps que les bois qui contiennent un

^'principe résineux, tels que Tébénier et le gaîac, ont toujours

fijrtme grande durée. On a donc pensé d'abord à couvrir les bois

de substances résineuses qui les préservent du contact de l'air

t«t de l'humidité ; on a reconnu ensuite que les essences, la

éosote, Tacide pyroligneux, le sulfate ou l'acétate de fer,

bichlorure de mercure, l'acide arsénieux, peuvent être

ffCmployés utilement pour conserver les bois.

Dans ces dernières années, MM. Bréant et MohI, et surtout

i4I. Boucherie, se sont attachés à faire pénétrer les préserva-

Ef^tifs dans les conduits capillaires du ligneux.

|k^ M. Bréant proposa le premier d'introduire des huiles dans

Vîntérieur des bois au moyen d'une forte pression : c'est ainsi

lie des planches imprégnées d'huile de lin siccative, em-

v4es comme tablier d'un pont sur la Seine , ont résisté

depuis dix années , tandis que des planches du même bois non préparé se sont complètement détériorées en un très petit nombre d'années.

Les moyens de pression employés par M. Bréant sont assez énergiques pour faire pénétrer l'alliage fusible de d'Arcet jusque dans les parties centrales des morceaux de bois les plus épais.

Toutefois le procédé de M. Bréant apporte, dans le prix du bois, une telle augmentation, que, jusqu'à présent, il n'a pas été appliqué industriellement.

M. Mobl a proposé d'introduire dans le tissu du bois de la vapeur, qui en se refroidissant laisse un vide et détermine ainsi l'aspiration des liquides destinés à la préservation.

M. Boucherie s'est servi en premier lieu, pour la conservation des bois, de différentes solutions salines qu'il introduit dans les vaisseaux séveux au moyen de la force d'ascension qui détermine la sève a parcourir les tissus ligneux depuis la racine des arbres jusqu'à leur sommité garnie de feuilles.

On plonge l'arbre coupé dans une cuve contenant le liquide à absorber : pour que l'absorption ait lieu, il n'est pas nécessaire que l'arbre soit debout; l'expérience réussit avec un arbre couché, pourvu qu'il soit en contact avec le liquide, et même en pratiquant à la base de l'arbre, tenant encore par ses racines, un trait de scie circulaire, et en l'entourant d'une espèce de bassin qui contient le liquide, celui-ci ne tarde pas à être complètement absorbé et à pénétrer tous les tissus.

On peut, pour cette opération, supprimer toutes les branches et les feuilles latérales de l'arbre , pourvu qu'on réserve à son sommet une touffe de feuilles qui détermine l'ascension.

Les liquides employés varient avec les résultats qu'on veut obtenir. S'il s'agit de préserver les bois de la carie sèche ou humide, d'augmenter leur dureté et d'assurer leur conservation, M. Boucherie propose d'employer le pyrolignite de fer

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