PROCÉDÉS DE CONSEIIVATIOÎI DES BOIS, S
Il le sulfate de cuivre ; les elilorures terreux sont employés
rtout quand on veut conserver aux bois leur souplesse.
l/inlrotluclioii des substances salines diurs l'intérieur des
iis se fait maintenant par déplacement, et présente le grand
tvanla^e de les préserver du voilage, des retraits, et les rend
quelque sorte incombustibles (pi, XXIII, fig. 49).
Le déplacement de la sève parles dissolutions salines est
^irès prompt. Ainsi un peuplier de 40 centimètres à sa base a
'l^Horbé, en six jours, 3 becloiilres de pyroligiiile de fer ; un
'platane de 30 centimètres a absorbé 2 hectolitres de cblorure de
calcium en sept jours. En 1843, il a été constaté dans la forël
ée Gompiègne, par des agents forestiers, que, d'un bètre
robant 294 mètres, il a été déplacé, en vingt-quatre heures,
S,060 litres de sève pure, qui ont été remplacés par 3,210 litres
de pyrolignite. Cette expérience est intéressante au point de
ne physiologique, et permet d'établir le rapport qui existe
tatre la partie solide du bois et les lluides qui circulent dans
les canaux séveux.
H. Boucherie a pensé que l'ébénisterie pourrait aussi protoer de ses procédés en introduisant dans les ])ores du bois (les substances pouvant donner naissance à des matières colorantes par leur décomposition mutuelle. C'est ainsi qu'avec on sel de fer el de lu matière tannante, du prussiate de potasse, de l'acélale de plomb, du cliromate de potasse, on produit dans le bois des vcinages noirs, gris, bleus, jaunes, bruns, verts, et d'autres teintes qu'on peut varier à rinHni, L'expérience a déjà prononcé sur la valeur des procédés de M. Boucherie appliqués à la conservation des bois. Ainsi des traverses de bois destinées â la construction des chemins de fer ont été enfoncées dans la terre, après avoir été préparées par la inétliode de M. Biuiclu'rif' ; ajirés plusieurs iinmcs , on les a retrouvées dans un étal de parfaite conservation , tandis que im Iwme» de mAme bois non prëparées.'et placées dans
les mêmes circonstances , étaient entièrement décomposées.
Plusieurs chimistes ont proposé d*introduire dans le bois des matières colorantes ou conservatrices par un procédé qui consiste à couper le troue d'un arbre à sa base, et à la naissance des branches, à mettre Tune de ses extrémités en communication, à l'aide de tissus imperméables, avec un réservoir contenant le liquide; à Vautre extrémité est adapté un appareil dans lequel on fait un vide partiel en dilatantrair au moyen d*une petite quantité d*alcool que Ton enflamme dans un cylindre. Le liquide traverse Tarbre dans le sens seulement de sa longueur, en chassant devant lui la sève.
La dissolution de sulfate de cuivre a été employée récemment avec un grand succès pour préserver les toiles de Taltération (M. Boucherie).
PYROXYLINE, PYROXYLK, POUDRE - COTON , PULMI-