‹ Notions générales de chimieChapitre 127 sur 130 · RESPIRATION · texte numérisé non relu

RESPIRATION

Nous venons de dire comment le sang, qui s'épuise constamment par les phénomènes de l'assimilation, et qui cètic de sa substance à choque organe qu'il nourrit, peut se régi»nérer parle fait de la nutrition.

Le sang lient en dissolutio/i de l'oxygène qui se trouve rhanpécn acide carbonique parle fait même de l'assimilation:

RESPIRATION. htA

cel acide rat'!)uiii<|ue deviendrait nuisible àrassimilaLion, si le sang ne l'ontratiiait pas.

Ainsi le sang est pour les animaux un liquide à la fois réparateur et ppurateur.

La respiration a pour elVet d{' doiinnr au ^an^ l'oxygène qui est utile aux phénomèuesderassimilation. Et en même temps d'enlever au sang l'acide carbonique dont il est chargé.

Le sanp arrive dans le ventricule droit du cœur; les contractions du cœur le chassent dans l'artf-rc pulmonaire et de U dans les poumons.

Le poumon est spongieux; il reçoit d'une part de l'air par la trachée-artère, et d'une autre part du sang veineux par l'artère pulmonaire.

Dans les pouinou^, le sung dissout de l'oxygène, perd son acide carbonique, prend une couleur rouge et se change en sang artériel qui, revenant dans le ventricule gauche du MDur, est lancé dans le système artériel.

tfS sang artériel produit les phénomènes de nutrition en se mettant en rapport a\pc les organes; l'oxygène se change en acide carbonique, et le sang, de rouge qu'il était, devient noir, c'est-à-dire se transforme en sang veineux qui est mélangé au cliyle, puis ramené dans le ventricule droit du cœur pour recevoir de nouveau l'action de l'air atmosphérique.

Les animaux peuvent absorber l'air par les poumons ou par la peau, aussi fonnait-on deux espèces de respirations : la respiralion pithwmaire et la respirnlion culaiiée.

Pour les animaux à sang cbaud, la respiration pulmonaire est beaucoup plus active que l'autre respiration.

En enfermant pendant plusieurs jours un animal dans un I sac imperméable rempli d'air, et eu faisant en sorte que la I Ute soit en dehors du sac, on a reconnu que la composition de l'air n'est pas sensiblement modiliee.

Dans l«s animaux à sang froid, la respiralion cutauée esLau

contraire 1res active, et p«ut même quelquefois remplacer ta respiration pulmonaire. Ainsi des grenouilles vivent plusieurs jours après (|u*nii leur a enlevé les poumons.

Des Baluinniidres vivent des mois entiers après qu'on leur tuU coupé la tôle. ^

L'ensemi}k' des fonctions cutanées et pulmonaires a été appelé pertpiralion.

Les expériences les plus simples démontrenl que dans l'actt^ de lu respiration il so dégage de l'acide carbonique : ainsi l'air ordinaire contient environ ^ilâi d'acide carbonique, tandis que l'air provenant do l'expiration peut eu contenir jusqu'à j4î.

On a pensé pendant longtemps que c'était dans le poumon mémo que se prtMluisiil celte espèce de combustion, c'est-àdire cette transformation de l'oxygène de l'air en acide carbonique. On admet maintenant que dans le poumon l'air entre seulement en dissolution dans le sang et déplace l'acide carbonique qui s'y Ij'ouvait, et que c'est ensuite dans la rircuiatinn et par l'elTet des phénomènes d'assimilation que l'oxygène se change en acide carbonique.

On doit à MM. Regnault et Reiset un travail complet et fort important sur les phénomènes de {& perspiration. Nous citerons ici quelques unes des conclusions de leur travail.

La quantité d'oxygène qu'un animal prend à l'air ne se retrouve pas entièrement dans l'acide carbonique qu'il expire ; une partie de l'oxygène se trouve donc absorbée par l'animal.

La nourriture exerce de l'influence sur ce phénomène.

Lorsqu'un animal est nourri avec de la viande, il absorbe heaucoup d'oxyijéne.

Quand ranimai prend pour aliment des légumes on du pain, il exhale une quantité d'acide carlionique qui contient plus (l'oxygéiie que celui qui a été fourni par l'air : dans ce cas, l'excès d'oxygène vient des aliments.

l'IlKNOMKNES CHIMIQIES UE LA VÉliLTiTlON, Û6S

La chaleur animale provient évidemment des phénomènes de combustion qui se produisent dans le corps vivani ; mais on ne peut admettre que la chaleur produite soit égale à celle qui lésulteniit de la combustion vive dans l'oxygène du carbone qui se trouve dans l'aride carbonique expiré ou de l'bydrogèiie qui aurait eLe biule

Il se fait évidemment dans le «orps des dégagements et des absorptions de chaleur agissant en sens inverse, et dont on ne pourra probablement jamais soumettre les résultats au calcul.

Page 1