SOL VÉGÉTAL
Il existe dans les sols arables une substance noire, organique, à laquelle les terres doivent en partie leur eoloration ; cette subslaTiee, appelée souvent extrait île terreau, étant mélangée avec les dillérentes espèces de sols, eoristitue Vkumus, le terreau, la terre végtdale. Elle a été apportée dans les sols par les enfouissements naturels, eomme dans les forets de rAméri(]ue, ou par les enfouissements exécutés avec intention par l'agriculteur, en ubundonnanl dans les terres des racines, des feuilles et des liges de végétaux ou d^s engrais-
Nous parlerons maintenant des modifications qu'on peut faire subir au sol loisque sa constitution n'est pas de nature à remplir l'objet de l'agriculteur, uu lorsque des cultures réitérées l'ont épuisé. Cette partie de la seieiiee agricole doit être considérée sous deux rapports ditïérents :
1° Lorsqu'd s'agit de modilierla nature du sol trop sableux, trop abondant en silice, de le rendre plus apte ù absorber les éinaiialions alinospliérîques, ou à conserver l'eau qu'il laisse trop facilement écouler.
2° Lorsqu'on se propose de rendre une tene hop argileuse plus meuble, moitjs bumide. moins compacte, et d'augmenter ses facultés absiirliantes.
Ces niudiliiations ne peuvent iHre apportées que par l'in-
'rodueliun di'l''iiirii|^ dîmes d,' jin.qincles njipi.Trs a celles
le l'élément qui duniine dans l'un ou l'autre sol. Ainsi, dans
1 terruD trop sableux, il faudra iotroduire du calcaira ou
i7î anwE onctMQtT.
dfi l'argili*, el pivs({ut> toujours l'un cl t'aulre; la lerre trop Tovle, au coutruîrc, <le>Ta rerevoir du sable, et surtout du ciilcoïi'C. Ces moyens mccutii(|ues du modifier des sols arables portent le nom d'amendement» minérauj-.
Lorsque li-s terres nrabk's ne contiennent plus que de petites qnanlités d'humus , et qu'on remarque par la quantité et la qualité des récoltes qu'elles ont perdu de leur fertilité; si on leur conllc des plantes qui ont puis<- dans le sol, et non dans l'almosplière, leui-s moyens d'alimentation ; si, enflo^S par des labours profonds , on a ramené à la surface un soussol dans lequel la végétation n'a pas encore pénétré, il csl certain qu'un pareil sol est épuisé, et qu'il faut li^i rendre (Ici substances organiques azotées connues sous le nom d'cnyraù.
AMEMlENEKTS MINÉRXL'X. H
Les amendements minéraux sont la cbau\ et la marne.
La cbaux, employée comme amendement dans le ckawlaji, absorbe l'eau atmo-iphériquc pour passer à l'élat d'hydrate; de plus, elle se combine à l'acide carbonique de l'air et des engrais pour former du carbonate qui conserve toujours le même étal de ténuité que l'hydrale. Elle décompose les sels ainnioiiiacatix , et fournit ainsi aux plantes de l'ammoniaque ou ses éléments. Elle peut réagir sur les éléments de l'air, pour produire des azotates qu'on trouve en quantité notable dans plusieurs plantes. Elle s'interpose entre les particules des suis trop aboiidants en silice ou en alumine. Enlin , par son mélange avec de la terre et différentes substances organiques, l'Ile forme un engrais fertili-^anl appelé compost, très apprécié dans plusieurs localités.
On connaît dans les arts plusieurs espèces de chaux ; la rbaux crasse, lit eliaux maigre, la chaux hydraulique et la cliauxmiijinésiciine. I.o chaux grasse, qu'on considère comme la plus pure, parce qu'elle provient d'un carbonate qui con-
IHENDEUENTS MINÉRAUX. 47^
tieiil |ieu de sllh^lalll'es l'ii'aiigéi'e:^, esl t'ello duiil on lail usage en agrictiUure.
Son enijilui iiécessile (pielques précaulions. Il faut se rappeler que la plupart dc! ses propriétés utiles à l'ugriculture se développent sous la condition d'une grande division. Pour obtenir res résullals, on doit chauler avec de la chaux fraîchement calcinée ou conservée à labri de l'eau hygrométrique. Suns celle précaution, un multiplierait inutilement les frais de transport; car l'hydrate de chaux contient un cinquième d'eau. Il faut s'absteiiir, en outre, de chauler par un temps huEuidc ; car alors la chaux se grunièle ; sa répartition est beaucoup plus dinïcile ; elle absorbe nioiijs promptemenl l'acide carbonique; elle conser>e plus longtemps su causticité, et elle peut dajis cet état exercer une inlluence fâcheuse sur les racines des plantes. C'est ordinairement à la fin de l'été, lorsque les terres sont sèches, qu'on procède au cliaulage. Pour certaines cultures, telles que celle de la betterave et de la pomme de terre, on chaule avant la plantation.
l'our incorporer Ij cliau\ \iïe dans un soi, 'on en forme des las de 25 à 30 litres, espacée de 5 uu li mètres. Lorsqu'elle est réduite en poudre ini|>iilpab]e par l'hydratation, on retend aussi régulièrement que pos^jb]e avec des pelles; on achève la répartition en faisant passer la herse sur le terraiEi chaulé et en le soumettant à quelques légers labours.
On emploie quelquefois des quantités de chaux très variables sur des sols qui ont ci'pcndiiiit quelque rcssenihlunce. Ainsi, loisqu'en Fra[ice, un incl en iiiu\eni]e, annuellement de 3 à 5 hectolitres de cliaii\ par hectare, un l'u répand 8 à 10 en Allcnuifine, et, en Anglelerri% lu ([uautité s'élève de 100 aliUO hectolitres.
I Le niouierit uii les terres réclament le cliaulage est celui où l'on voit reparaître les mauvaises plantes des terrains si-
Lorsqu'il s'agiL d'idlroiluîrc IVli-ment caioairo dnns un sbi qui en esl privé, ou (jui n'en conlieiil qu'une faible propoition. on emploie, avec quelque avantage, de la craie poreusn otidélilable; mais, dans ce ras, il faut que ce calcaire ail siili l'infliicnee des pluies d'automne el des gelées pour arriver à un état de désnp;régnlion convennlile.
Il est riiiL'ciufl'îiftriiidleur snil obligé dcivcolirir à reni|ili>i du calcaire seul |mur modillir le sol qu'il exploite. Il existe dans un grand nombiv de sous-sols, à une plus ou moins grande protondeur, un mélange de craîe el d'argile connu sous le nom de marnr, qui fournil à l'agricullure un de ses plus puissants moyens. Suivant M. dcGasparin, tous les efforts pour imiter celte production géologique naturelle ont été infructueux, cl l'on n''a obtenu que des produits ayant des propriéiés tout à fait diiïéroiites de celles de la marne noturelle. Le carbonate de cliaux existe dans les marnes dans la proportion de 15 jusqu'à 91) pour 100; dans certaines marnes, l'argile est remplacée par le sable, d'où les désignations de marnp argileuse, marne .labhnneusc. Il est importanlde s'assurer, par l'analyse du soh'i marner el par celle de la marne, des éléments quantitaliis de l'un cl de l'autre, car ce serait une opératioji iniilileiiieiil di-^peiidieuse d'introduire, dans un sol calcaire, V ou sabloiuieux, une marne qui ne lui apporterail que [ucnts dont il serait suRlsammenl pourvu, .iclque nature que soit la marne ileslinée. à modifier nu ■ (luit avoir [lour principale propriété d't^tre seiisililt; uenei's alMuis|iliériques et de se déliter promplemeiit. :iil apporter, datis l'emploi de la marne, le nu^mo soin ir le diaulajie; on iloit l'U faire de petits tus placés à lislance-. ne le-: réparlir ipu' lorsqu'ils s(int complé-
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li'iiit'iil ilf'liU'^, ce i|ui L'xi^'e assez souvcnl l'iiclioii allenialivii (Iii lii clialeur di' l'i'li^ vl des pelées ; rciiii ix'iiêliv alors Ifs ninrnes. les fait cclnler elles [li;ise.
L'ellet (in maniiige est iiicoiiteslnlili'; on ;i ui les produits cil ceréiilesd'iint-ril iiiarjipiluuljler el |ii'i'mjui' ln]>lcrj)ar cette o[iéru(i*iii afjricoli' ; iiiiiis ri'iii]i!oi iL' <'i'I iiiin'ndi'menl doitètre liiiiilé par lu qiiiiiitilo île rli;iit\ i|iie les |>laiik's enlèvent nu soi niarrié, et nar la rlelirssc de la tiiariie eiL éléiuciil ealeaire.
Le ^;vpse est Inmié de 80 parties de sulfate de chaux el de 20 (larlics d'eau. Dans cet l'iat, il est appelé pldire cru : ou lui doruic le nom de pldlre cuit lorsqu'ou lui a enlevé par la calcinalion son eau de cristallisation. On peul i' employer dans l'agricullure sous l'un ou l'aulieélal; seulement le plâtre cuit se réduit racilemcnt en poudre, et s» répartition sur les plantes ne présente pas autant do dilliculléii que celle du plâtre rru.
Dien que dans cerlnines localités on fasse usage du plâtre enrincorporaut dans le sol an moment des hihours d'automne, on l'emploie plus ^énérak'inent en saupoudrant les plantes le matin, lorsqu'elles sont encore liuniides.
C'est un l'ail acquis à l'n^ricuUin'e que le plâtrage ne doit être opéré que sur des terres ronveualilemcnt engraisst'cs, et qu'il est sans ell'et sur les terres maigres et a|>auvries.
Les quantités de plâtre, employées par lieclare de terre varient de 200 â •l.aoO kilogrammes; ces quauti[és ne piiraissent Olre limitées que par la valeur du plaire.
L'efRcarité du pliilrniri' mu' tes plarili's u'esl [las générale. Le plàlif <'<iii\i(Nil au.v Ir^iiitiiiiwu^t'^, mi liv)!*', au sainfoin. Il la luzerne ; mais soil actiou e>>l proMpic nulle >ur les praî- '■es naturelles, les récoltes sarclées et les céréales.
EMI'LOl nr' SFI. (<:Ht.OBVRF. nE SOIlIlM) ES ACHlCTLTinE.
Les effets que II- se\ marin nserro •iiir Ips végétaux ont été difTéromment «ppn^ciM par les ngricuHeiirs : les un» le considèrent comme iniisiblu; les uulre^i pensent, au ronlraîpe, rjue re corps peut être employé avec beauruup d'avantage dans rerlaines loralit^.
Il paraît certain que le se! produit tie bons cfTets lorsqu'on le répand sur ilt-s Icrraiiis argileux et marnés : il agît soil eomme corps excitant, suit comme pouvant fournir nus végétftux, À défaut de potasse, la soude qui est nécessaire à leur développement.
La quonlilédeselquerondoilemployi^r dépend delà nature du sol et de celle du sous-sol; si le sous-sol est perméable, il peu! arriver que le sel ajoute ne produino aucun effet, et qu'il soit entièrement entraîné par les pluies.
Nous avons signalé les inconvénients que présente, pour la culture, un sol fortement argileux ; ces inconvénients, déjà très graves lorsqu'il s'agit du sol laliourahle, ne le sont pas moins lorsqu'au -dessous de celui-ci se trouve un sous-sol argileux, qui oppose; à l'écoulement des eaux une sorte d'imperméabilité, et qui rend alors le sol arable buniide , froid et luaiéragenx. tlcHc circonslanrc enlève souvcnl à la culture îles sols (II- liou[R' quiililé. Les iiruiries m' liornienl ulurs ((u'une lierlii' acre, dure, peu sui'eulenle, et >iiii\enl niclaiigét' de pkinles ini])n)[)i'es ;'i lu [lourrilure des ariiiiiaux, el qui ne croissent ([u'à la faveur de l'iiuniidilé du sol.
Pour prévenir les elfels de celle imiiernu-abililé, on a es-
sayt' du pratiquer à 1» surl'iire du sous-sul ik's rigoles fii l'iiilloulis , riestinr'es à laisser écouliT i'cxrps d'eau du sol arubli\ et à faire ainsi l'olllre d'un sol permi'ablc ; ce prorédé est praliqué, en Anplelerre et en Ecosse , sous W nom de drainage. Mais il arrive souvent que les inlerstices du cailloutis se remplissent de terre, s'oLsIruciil en partie, el que l'écoulement de l'eau ne s'opère qu'iEupurfaileniciit.
On a substitué récemment , à ce mode de drainage en cailloulis, des rigoles pratiquées à 1 mètre 32 centimètres de > (trofondenr, et séparées, suivant quelques auteurs , de iO à V J2 mètres , et, suivant d'aulres , de 16 à 18 mètres; on place Idftns ces rigoles des luyauN. en terre cuite de 35 centimètres Ide longueur, dont h diamètre varie de 2 à 3 centimètres: s tuyaux s'ajustent les uns dans les autres, et, à la profondeur où ils se trouvent placés , ils ne peuvent être atteints par ta cliarrue. L'eau s'introduit au point d'ajutage et s'oooule d'une manière continue lorsque le sol est humide.
Le drainage produit en Angleterre des résultats si avantageux, que le parlenicnl anglais, en votant 75 millions de francs pour h's cnrouriiiremculs à donner à l'agriculture , a recommandé qu'une piirlie ili' cclli- sonunc l'rtl consacrée au drainage.
llseraità(li'-ir('npi'uT!i'mi''iirc M'iuliInhU', prise en France, put rendre àl'ii'jficullinc lic-; Icrr.iinsqiii soi il encore incultes.
(Quelle que suit la iialuic des aiuenilenicuK minéraux qui ont été enqdoycs [iiiiir l'en iliscr les h'ircs ,ir;ililfs , il arrive «ne époque iiù ils de\ieiim'iil Iniil ;i l.iil itiMil1i<ants , ii'ils ne (loiiiinil :tu\ pliiiilr, (jii'mie piirlie des suIjitantes ni'eessaii'>s ;i leur d.Aelojqieuicnl ; les vegelaux croisent dans un sol ainsi amendé , mois ib sont maigres et ctié-
(ifs ; leur rèroll*; ne dcttommage que très impnrfaîletnent le rultivaleur i]c ses «oins et tle ses dépenses. Pour rétablir dut II' sol une rerlilitô convenable, il fiitit y inlroduîro co mr- Inirge de matières végétales el animales en décomposition , duquel on n donné le nom d'engrai» , (|ui apporte dans h ■ol, avec le carlKHie, l'oxygène, l'hydrogène el l'azote , des pliosplialc», des carbonates, des azotates, des sulfates , des silicates , des rlilovures , etc. , que tes plantes s*>tssiniilenl et qui conviennent à leur développement. ^m
Il ne faut pas oublier que le but principal des enivrais est éf^ rendre â In terre re ifuelax-égêtation lui enlève cbaqiie année. Les principaux engrais sont les tourteaux de navets, de colza, de chènevis, de noix, le marc d'olives et de différents fruitl, ksn'^dus de féculerie, le sang, la clmir des animaux morts, les urines, les matières fécales, le guano, le rliarbon des raflïtieurs ; de tous les engrais le meilleur est le fumier.
On emploie (juelquefois avec avantage des sels que l'on peut appeler ries fngraix inorganiques, ijui sont les cendres des végétaux, les sels ammoniacaux, le phosphate de chaux,' le plâtre, le sel marin, etc.
La production du fumier est une jiartie essentielle de la fliimii' agricole, à toi point, dit M. Doussiiigaull, qu'on peut juger (b l'intelligence d'un cultivaLfur par les soins qu'il donne à cet entrais.
Pour obtenir le fumier de ferme, ou répand sous les animaux de la litière qui, pour la meilleure qualité de l'engrais, doit être, autant que possible, delà paille de céréales en qutmtité suilisanto pour absorber les déjections des animaux.
(li'lte ^lis|l(J^ili^m est fjirile à exécuter pour li's chevaux, mais il n'eu i.'sl |ii]inl iiinsi pour les bétes à corne, et surtout (i rL'piiijuc du |iririli'nips ol de l'été, on les excréments des bestiaux suiil exlrOiiiemenl liquides. 11 convient alors depralii]uer dans les elables de^ rigoles destinées à conduire dans
dos cLsei'vtiirs les dij pelions li<|uiili's i|uc la iîlii'iv n'aurait pas oljsorbi'fs.
Les élabies n moutons ne iiécessiliînL pas celle disposition, car, en raison ili- la soliditù des cxcn'ments dt; ces animaux, la litière siiflit toujours pour absorber les urines.
L'enlèvement des fumiers des écuries et des étaliles n'est point régulier. Dans certaines localités, comme dans les quarliers de cavalerie, on renouvelle tous les jours la litière, après avoir enlevé le fumier el [uisàpart, pour la faire servir de nouveau, la litière ipii n'est pas trop altérée ; sur d'nuires points, on ne fuit cette upération qu'une un deux fuis par semaine; enlin, dans certaines exploitations, on met tons les jours do la litière neuve sur l'nncieu fumier, el l'on ne s'arrête que lorsque l'élévation de l'écurie ou de l'élable ne permet plus d'y accumuler le fumier.
Si l'on ne devait avoir en vue que la confection du fumier, il est certain que par ce dernier procédé on obtiendrait de très bons résultats; la litière, brisée par le piétinement des animaux, s'imprégnerait plus sûrement de leurs déjections et subirait plus facilement une désorganisation ultérieure ; mais il faut considérer aussi la santé des animaux, et il est démontré que dans les écuries et les étables oii l'on procède ainsi, l'uir est vicié par un dégasicnient notable d'amuH)niaque.
Le fumier, culevédesétaliles, e^il lraii-.|)i)rtcdaii^ dis To^^ms oïl il ne larde pas à s'écbaidler , à enlri'r en f'.Tiiit'rilalifHi el B laisser dégager du carbonate d'aunnoniaque. Il est important de modérer celle l'crmenliilion ; car si elle i-liiît lro|) rapide, elle laisserait dissiper en pure perle de l'azolc, ijui est l'élément essentiel de la ferlilisalion.
*' On raledlil la fennciilaljorj en inaiiitL'iiaiil dans la mas>p m certain degré d'huuiidilé, eu répandant tous lus jours sur L fosse de nouveaux fnmiers qui cmpèclienl la Lempi>rQture
CHIHIB ORGANlOll.
CtLTtM W THfePLS.
On a introduit dans la cuUure le trèfle qui, loin d'^puLwr le sol, lui rend, par ses d&tns cl ses racines, presque tout ce qu'il en a tiré.
Celte plante, qu*on sème au printemps comme une c^réftle, se développe en un an de manière que l'anuée suivante elle reni[)lace la jaclière en procurant deux ou trois coupes de fourrage, dont la dernière peut être enfouie pour augmenter la fertilité du sol.
C'est une véritable source d'engrais que cette récolte qui donne à l'agriculteur I» facilité d'élever un grand nombre de bestiaux.
L'époque de l'inlroduclion du trèfle dans ta grande culture a été celle de l'adoption d'un système d'assolement alterne qui est calculé de manière k ramener sur le sol des plnntes dont la culture ne poul nuire aux ri^coUes suivanles. C'est un heureux résultat amené par la classification judicieuse des plantes qui épuisent le sol par l'action de leurs racines et de celles qui l'enrichissent par la faculté qu'elles possèdent de puiser dans l'atmosphère leurs moyens d'alimentation.
Nous devons cependant faire observer, avec M. Boussingault, qu'il ne faut pas espérer que le trèfle puisse revenir fructueusement dans un assolement triennal ; on doit le faire revenir tous les quatre ou cinq ans ; ce qui oblige d'introduire dans l'assolement, qui serait alors quadriennal ou quinquennal, des plantes sarclées qui nettoient le sol.