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ACIDE CARBONIQUE SOLIDE

L*acide carbonique étant solidifié par le procédé que nous venons d'indiquer, se maintient quelque temps à Tair libre sans qu'il soit nécessaire de le soumettre à aucune pression.

L'acide carbonique solide se trouve à une température de 90" au-dessous de zéro, et pourtant ne produit pas sur leç or-

COSIltlNAISONS KL CAIlllUHE AVKC l'hïIHUKIBNE. 117

ganos un eflet frigoriQque aussi considérable qu'on pourrait le penser, ce qui tient sans doute à sa poi-osiU-, et surtout à ratmospbére gazeuse q^ui l'environne. On augmente l'inlensité du Troid produit par l'acide carbonique solide en le mêlant â de l'éther. Ce mélange peut congeler, en quelques secondes, quatre fois son poids de mercure. Le mercure solidifié a l'apparence du plomb : M. Tbilorier a pu en faire des pièces de monnaie, des médailles, etc., et conserver ces objets pendant un temps assez long en les entourant d'un mélange d'étiier et d'acide carbonique solide.

L'effet produit sur les organes par un mélange d'acide carbonique solide et d'élher est comparable à celui d'une brûlure. Les iluides de l'économie sont solidifiés, le sang se coagule et se durcit complètement; une vive inflammation ne tarde pas à seninnifcslcr dans l'oigani; soumis à l'influence de ce froid excessif. H. Faraday a augmenté encore le froid que l'on peut produire avec un mélange d'acide carbonique solide et d'éther, en plaçant ce mélange sous le récipient d'une machine pneumatique.

En mettant dans un pareil bain des tubes de verre ou de cuivre dans lesquels des gaz peuvent être comprimés jusqu'à ftO atmosphères au moyen de pompes foulantes, M. Faraday a obtenu des liquéfactions et des solidifications de gaz qui n'suraicDt pu se produire par d'auti'es méthodes.

comnrAuoHs nu ciLaBom avec i.-HTDaooteE.

Les combiniùsons du carbone avec l'hydn^ène sont fort Dombreuses. Beaucoup d'huiles essentielles, telles que les essences de rose, de citron, de térébenthine, etc., le caoutchouc, sont formés uniquement de carbone et d'hydrogène.

Lorsque des substances organiques se décomposent lentement ou qu'on les soumet à l'action du feu, elles laissent

lis

drogène et de csvlioiie ; cm corpinBtf à*k]firofim yfiilecwie»# el fk/àm/km

L'hydrogène proloceilioiié» ma fu jêêu »

sence dui b déeooipoiitioD ipoiilHée ifun grand de matièref orginiqoei.

Les eêux bouemee on elagnanlee iMMnt dégager» qeiÉi on les agite, des gas compotéa » en grande |nrtie, dlqfdn» gène prolocarboné, mêlé i de ranole, à de rwifgèM et H| Tadde carbonique.

On trouve l'hydrogène ]iioloeeitaié deni lea gnleihi dm mines de houille, oà il est mMé 4 defair et à de l^hydragiai bicarboné, et forme un mélange détonant ; e*eat à surtout qu'il but attribuer ks fimm frifent qid souvent des accidents graves dans les mines*

L'hydrogène prolocarboné se trouve dans on étal de eon» pression plus ou moins grande dîMis certains éehaqtillons ds sel gemme, d'ob il se sépara par Taetion de l'eau, en faiMUt entendre une dicripilation.

Le gaz des marais se dégage spontanément de la terre dsos plusieurs localités, où il est quelquefois employé comme coni* bustible ; il s'exhale aussi en quantité considérable des crtlères de plusieurs volcans.

Les matières organiques dont la calcination fournit le plus de gaz liydrogène carboné sont les houilles , les corps gras et les résines : toutes ces substances sont très riches en hydrogène et en carbone.

L*liydrogène bicarboné se forme, comme l'hydrogène protocarboné, dans la distillation de la plupart des corps organiques : c'est lui qui, mélangé à l'hydrogène protocarboné, constitue en grande partie le gaz de l'éclairage.

Un obtient l'hydrogène bicarboné pur en chauffant un mélange d'alcool et d'acide sulfurique concentré.

(IKNKUALITKS SI 11 l'kCLAIRACR Al «iAZ. 119

L'hydrogène bioarboné est incolore; il brùIc avec* une

flamme blanche 1res éclairante. En présence de roxygèneou

rair atmosphérique, il forme un mélange qui détone avec

gnmde force sous l'influence des corps en combustion.

ce cas» rhydrogène contenu dans le gaz s^unit à i'oxy«

e pour former de Teau, tandis que le carlK)ne, en se com«*

légalement à l'oxygène, produit de l'acide carbonique.

mélanges détonants sont toujours très dangereux , et se

oisent toutes les fois que le gaz de l'éclairage vient

mAler à l'air d'une pièce.

On se sert de l'hydrogène bicarboné impur, qui constitue r It gaz d'éclairage, pour remplir les aérostats.

L'hydrogène bicarboné s'unit au chlore et forme une suIh ■luiee huileuse : cette réaction lui a fait donner le nom de fax oUfiant.

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