GÉNÉRALITÉS SUH L^ÉCLAIRAGE AU GAZ
Une matière organique toumise à l'action d'une tempéra^ tmrc élevée 5e décompose en charbon et en substances volatiles M gazeuses phis ou moins combustibles, dont la flamme iwl quelquefois très éclairante. C'est i Lebon, ingénieur français, que sont dues les premières expériences sur Téclairage M gaz. n publia &n mémoire ayant pour titre : Thermolampet^ (m poêles qui chauffent, éclairent avec économie^ et offrent, avec plusieurs produits précieux , une force motrice mpplieaUe à toute espèce de machine,
Lebon imagina , en 1786 , de distiller le bois en vase clos pour en retirer d'une part du charbon et de l'acide acétique, et de l'autre des gaz qu'il fit servir à l'éclairage .
n démontra que la houille est plus propre que le bois à la fabrication du gaz d'éclairage ; malgré cette observation, 9 se passa vingt^cinq ans avant que le gaz de la houille reçût tme application industrielle.
130 ■l%TAI.U)IDi».
' Les premières tmnes de gaz iJe bouille ont Hé élablies m Angleterre par Munlurh.
On a rliorclio à romplocer la lioulUe par des résines, des huiles grasses , des huiles de scliisles , par des iiiêlaiiges it goudron et de vapeur d*eau ex]>05ês à une température rou^ ■or des surfaces de roke. etc. Aucun de ces procédés ni pu soutenir la concurrence avec la diiitillation de la houille. >Lo houille est, en cOcI, une matière ubondanlc, d'un pris pm élevé, et qui donne doux prod"''~, dont l'un est le gaz in^i»! de l'éclairage, et l'autre le coke, c'est-Â-dire un des iiicilleurj combustibles que l'on connaisse.
Toutefois on fabrique encore aujourd'hui , dans quelques veines, un gaz d'éclairage avec des huiles ou des rràines , ou en faisant passer un mélange de goudron et do vapeur d'eta BQr du coke chaull'é au rouge (gaz Selligue).
Le gaz d'huile ou do résine est plus éclairant que celui de houille; il doit cette propriété A la présence d'une proportion l>eaucoup plus grande d'iiydrogtne Licarboné et de divers oai'lwj'tis d'iiydrogéuo vulatiis. Il ne cuutitiiit jias d'ailleurs d'hydrogène sulfuré , de sulfure de carbone, oa d'anpioniaque qui se trouvent ordinairemeDt dans le gWE de iuMiiUe mal épuré.
La distillatioD de la bouille fournit des gaz doat la composilion varie avec la température k laquelle la bouille a été exposée.
Au commencement de la distillation, le gaz est tràs ricbe en hydrogène bicarbooé, et par conséquent très édairaot; la proportion de ce gaz diminue à mesure que l'opérUioa s'avance, et à la fin les gaz contiennent une quantité considérable d'hydrogène et d'oxyde de carbone , qui sont peu éclairants. Le gaz contient toujours des vapeurs combustibles qui augmentent son pouvoir éclairant. Ces vapeurs, qui ne se condensent pas entièrement dans les épurateurs et dans les
GËMÉRAUTÊS SIR l' ÉCLAIR A OR AL C.\i.
i tuyaux de ronduîto du gaz, sont principalenietil formées de
divers carbures d'hydrogi^ne.
1 Le soufre, dont la plus grande partie est contenue dans les I houilles à l'état de pyrite, se transforme, pendant la distillaj tien, en acide sulfliydriipie. Cet acide est facilement absorbé I par la chaux dea épurateurs. On constate la pureté du ga?. I an ['essayant avec un papier imprégné d'acétate de plomb, qui reste incolore quand le gaz est pur, et qui noircit lorsque I le gaz contient de l'acide sulfliydrique. ! Le sulfure de carbone ne se l'orme qu'en proportion 1res faible et se condense sans doute dans les produits liquides ; il est rare qu'il s'en rencontre dans le gaz de houille.
L'éclairage par le gnz extrait de la houille est aujourd'hui I l'objet d'une exploitation considérable. Nous allons indiquer sommairement les détails de cette fabrication.
Le gaz d'éclairage se produit lorsqu'on chaulTa de la houille doua des cornues.
Les compagnies exploitent, en général, les houilles dites lUwà-grauu que l'on préfère aux houilles gratttt qui sotit d'une distillation diflîcite, et donnent d'ailleurs du goudron en grande abondance. Les houilles maigres donnent un coke qui ne s'agglomère pas facilement, et fournissent d'ailleurs peu de gaz.
Les bassins houillers d'Anzin, de Douchy, de Commeiitry et de HoDS alimentent les usines du nord de la France, ainsi que telles de la baute et de ta bosse Seine. Le fienu de lions se rapprocbedu cannel-conIdeLancashireiqui est le charbon de terre le plus estimé en Angleterre pour la fabrication du gaz. Le Oenu de Mons est inférieur au eanitel-coai, quant à la qualité et à la quantité de gaz qu'il produit ; mais il donne un coke moins friUé et plus marchand,
I« bawîp de Saint -ÉUeonc fouroit i l'ia4ustne des bouilles d'excellM4e qiMlilé pour !> fabrication du gaz, et
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L'ofenôoa Aire «Jamimaet «|Blie heoRs» kirsfi*oa opère wr dn diark» ie knoe f^Aê. Oéi pnft r tiii fait dans âne dîstfittioa kim cvMfeluile* 100 lingiamim de f harikoo CooniissciK 23 nètnes ciAes de en mdii an gav>mêtre. Cette qfomdlê de hooDle est i peu près cefle qa*oo divine ardmaireiDeiiL Une seole comiie peut doue produire en vingt-quatre beures iàO mètres cubes de gaz.
Les cornues sont chauffées et maintenues an rouge-eerisev soit avec du coke, soit avec du goudron. La distillation de 1 hertolitre de charibon exige 75 litres de coke.
GtNÉRAUTiS SUR L*ÉCLA1RAGK AU GAZ. ISS
Les vapeurs qui se dégagent de la houille en distillation
jassenti au moyen d*un tuyau de fonte, dit iuyau montant^
dans un barillet formant une fermeture hydraulique. Le niveau
d'eau est sans cesse maintenu dans le barillet par le produit
de la condensation des vapeurs ; le tuyau qui sert de sortie au
gaz foit fonction de trop-plein (pi. YIII, fig. 20).
Les produits gazeux sont alors conduits dans de larges tuyaux souterrains, communiquant de distance en distance avec des citernes dans lesquelles se condensent l'ammoniaque, les sels ammoniacaux, Teau, le goudron, etc.
Lorsque la condensation est complète, le gaz est reçu dans Tappareil destiné à r^ra^'ofi. Les épurateurs, dont la forme est variable, sont ordinairement des caisses de fonte de 2 mètres 1/2 à 3 mètres cubes. Ces caisses sont garnies de trois ou quatre plaques de fer percées de trous. On recouvre ces plaques avec de la mousse sur laquelle on place de la chaux éteinte. La caisse est en communication par sa partie inférieure avec un tuyau d'entrée portant une valve de fermeture. Le rebord supérieur de la caisse porte une fermeture hydraulique dans laquelle plonge un couvercle de tôle ou de fonte.
Le gaz parcourt ainsi trois épurateurs , traverse les couches de mousse et de chaux, puis sort par un tuyau branché sur la partie supérieure du couvercle de la dernière caisse ; il est reçu dans le gazomètre pour être de là distribué dans les dif* férenls quartiers de la ville.
La pression moyenne à laquelle sont soumis les appareils est de 80 lignes; on peut augmenter ou diminuer la pression en donnant plus ou moins d'ouverture aux valves placées dans les tuyaux de sortie.
La dimension des gazomètres varie suivant l'importance des usines. Toutefois la faciUté du service exige qu'on ne dépasse guère une capacité de 70 à 80,000 hectolitres.
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CVAKOGfeKE, AGIDB PRUBSlQtlB ET CyANCKES. 425
GYAriOGÈNE, ACIDE PRUSSIQUE ET CYANURES,
^FLa découverte du cyanogène, qui est due à Gay-Lussac, estcousidéi'éc à juste tîtie comme une de celles qui ont exercé le plus d'inQuence sui* k's progrès de la chimie.
Gay-Lussac a prouvé que l'azote et le carbaae peuvent se combiner entre eux pour former un corps nouveau qu'il a Dommc ci/anogêne, et que ce corps composé se comporta cependant dans toutes ses réactions comme un corps simple. Le cyanogène, comme le chlore, forme un liydracide qui est l'acide cyanhydrique ou prussique ; il se combine également avec l'oxygène pour constituer des acides ; il s'unît aux métaux pour former des cyanures qui peuvent Cire comparés aux chlorures.
Le cyanogène se forme lorsqu'on calcine avec de la potasse des substances organiques azotées : ainsi la fibrine, la gélatine, les peaux, eLc., chauffées avec di; lu potasse, produisent du cyanure de potassium.
ho cyanogène a été obtenu à l'état de pureté par Gay-Lussac en chaufTant du cyanure de mercure qui se dédouble sous l'influence de la chaleur en mercure et en cyanogène qui se dégage.
ho cyanogène est gazeux ; son odeur est pénétrante et affecte vivement les yeux ; il est combustible et brûle aveo une belle flamme bleue caractéristique.
Le cyanogène , en se combinant nvee l'hydrogène, forme l'acide cyanhydrique appelé souvent acide prutiique. L'acide cyanhydrique est un des corps tes plus vénéneux que l'on connaisse ; deux ou trois gouttes de cet acide suflisent pour donner la mort.
Le cyanogène s'unit aux métaux pour former des cyanuret. Plusieurs de ces c)-anures sont employés dans l'industrie. flous citerons le cyaaure de potassium qui est employé dans
JM «rriLLulM».
1» dortve éteclrii^ue pour dissoutlrc les cyanures d'or el ilV. igaat. Le ryanoCt-rrure (le potassium , riui peut *lre conçidiw eonme an cynnure double do potassium et de Ter, sert im IR |eiBlDri> ; il précipite la plupart des méUux do leurs di^a- Inlioi», el est employé dans les laboratoires de chimie comiM
he Heu de Prusse, qui est un cyanure de fer et nue l'on prrfÊn en iirécipitanl un set de peroxyde de Ter par du nsm- ^inW9 Ae potassium, est très employé rommc matière colO' lùteUeue.
«OKBXKAUOK DIT BO&E ATXC L'OXTatea,
ACIDE BORIOLE.
, L'edde borique est un composé de boi-c el d'oxvgène, qi exMe dans la nature. Ce corps se présente en cristaux laïuclleui incolores, inodores, d*unc saveur un peu acide ; il rougit faiblement le tournesol.
L'acide borique se trouve en Toscane dans de petits IsfS qui portent le nom de lagoni. Sous les lagoni viennent déboucher de petits cratères appelés goj^oni, qui d^;«gent de U vapeur d'eau entraînant de l'acide borique. Cet acide borique vient se dissoudre dans l'eau des lagoni, qu'on amtoe au moyen de la cbaleur à une concentration convenable ; il suffit alors de laisser refroidir la dissolution pour obtenir de l'acide borique crisUllisé (pi. XI, fig. 28).
On évapore les dissolutions d'acide borique en profilant de la chaleur résultant de la condensation de la vapeur des soffîoni ; celte vapeur est conduite par des galeries de pierre sous les chaudières d'évaporation.
L'acide borique cristallisé et encore humide est placé d'abord dans des paniers d'osier où il s'égoutte, et porté
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ensuite dans des séchoirs de briques, cljanlVés ét>alement par
la vapeur des soffioni.
i. On extrait encore Tacide borique du borate de soude dissout Feau ; ce sel est décomposé par un léger excès d'acidd irique, et Tacide borique qui se précipite est ensuite pu^ |tifié par cristallisation. L'acide borique retiré du borate dé Mdepar Tacide sulfurique retient ordinairement une petite ^ntité de ce dernier acide ; pour le puriOer, on le lave à
l feaa froide jusqu'à ce que les eaux de lavage ne forment plus ^ précipité dans un sel de baryte mêlé à de Tacide azotique ^le.
IJmis««« — L'acide borique est employé en médecine ^Oas le nom de sel sédatif de Homberg: il sert à préparer le ^orax (borate de soude). Il entre dans la composition de certtais verres, du strass et dans Témail des poteries communes.
gombutaisom i>u muciom atbc i/oxrrakwB.
ACIDE StLICIQUE, OU SILICE.
La silice est un des corps les plus répandus dans la nature# SDe fiiit partie de toutes les roches primitives, des argiles, des terrains de diverses formations, de la gangue d'un grand nombre de minéraux et de presque toutes les pierres précieuses. On la rencontre en petite quantité dans la cendre de la plupart des végétaux.
Certaines eaux contiennent de la silice en dissolution.