SULFATE DB CHAUX, CVPSE, PIERRE A PL\TRE
Le gypse, ou pierre à plâtre, est du sulfate de chaux ; ce sel cristallise en grandes tables transparentes, qui sont ordinaireiDent groupées en fer de lancf.
Lorsque les crislaux de sLilfalc de chaux «oui opaques, on leur donne le nom d'albàlre gypseux. Il ne faut pas confondre ce sulfate de chaux avec le véritable albâtre, qui est du carbo' Date de chaux.
Le sulfate de chaux hydraté est insipide ou d'une saveur légèrement amère ; il est incolore, indécomposable par la chaleur. Ce selest également sol uble dansTeau, à froid et àchaud, car à 4- 10" et à 100% 1000 parties d'eau dissolvent 3 parties de plâtre. Il entre plus facilement en dissolution dans l'acide sulfurique concentré; il est complètement insoluble dans l'eau alcoolisée; il contient 20,9 pour 100 d'eau; il se déshydrate entièrement à une température inférieure à 200", surtout dans un courant de gaz.
Le sulfate de chaux hydraté présente la dureté de la pierre ; après sa déshydratation, il devient pulvérulent et farineux. Lorsqu'on met le sulfate de chaux ainsi déshydraté en contact avec l'eau, il s'hydrate de nouveau, se combine avec les deux équivalents d'eau que la chaleur lui avait fait perdre, et reprend sa dureté première.
Cette propriété fait employer le sulfate de chaux dans les constructions : lorsqu'on cuit le plâtre, on le déshydrate; quand on le gâche, on lui restitue précisément la quantité d'eau qui doit lui rendre sa dureté.
La cuisson du plâtre s'opère dans des fours dont la voûte est faite avec la pierre à plâtre elle-même (pi. XIV, fig. 37). La température du four ne doit pas être très élevée, car une chaleur de 200° est suffisante pour déshydrater du sulfate de chaux : après la cuisson , on réduit le plâtre en poudre au moyen de meules.
Une calcination opérée à une température trop élevée fait éprouver au plâtre une sorte de fritte, et l'empêche de s'hydrater facilement.
Le plâtre, une fois calciné, doit être conservé à l'abri de l'humidité de l'air; sinon, il s'hydrate peu «peu, sévente^e^ perd alors une partie de sa qualité.
Un plâtre bien préparé doit produire de la chaleur lorS' qu'on le mélange avec l'eau. Souvent même oa juge de 1«
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lilé d'un pUtre d'après la lempéralure qu'il développe en lydratanL Le pli\lr« dégage quelquefois de l'hydrogène sultarc quand on le gâche : cela tient à la présence d'une cerise quanli'lé de sulfure de calcium produit par l'action du arbon ou des gaz carbures sur le sulfate de chanx ; ee sulre dégage des traces d'acide sulfhydriqae sous l'influence ifenu et de rncide carbonique.
Xe plAtro, en se solidifiant , augmente de volume : cette Dpri«téle rend éminemment propre au moulage, car en se Itlant, il prend l'empreinte di;s traits les plus lins. .Le plâtre le plus estimé est celui que l'on trouve dans les virons de Paris,
La dureté d'un plâtre dépi-nii tout à fait de celle du sulfate ■ diaux hydraté qui t'a produit. Cette dureté se trouve être, p|>rfe le gâchage, ce qu'elle était avant la cuisson, c'est-àifdire dans la pierre à plâtre elle-même.
L Le sulfate île chaux se transforme en sulfure de calcium rlws l'inHucncp des matières organiques en décomposition. fpt sulfure, se décomposant ensuite par l'action de l'acide rftrbonique , donne naissance à un dégagement d'acide suifl'Iiydrique. On peut expliquer ainsi la présence de l'acide suifjj^driqiie dans certaines eaux iiui contenaient originairement pdii Bulfatti de chaux. M. Chcvrcul a démontré le premier ' ^'une décomposition ^emlilahlc peut s'opérer dans le sol de certaines grandes villes, qui contient, comme le sol de 'iNrîs, une grande quantité de sidfnte de choux. Ce sulfate do 'ttuix, se transformant en sulfure, peut devenir, nu bout d'un %Vlaîn temps, une cause d'insalubrité. M. Chevreul pense jfi^W faut lâcher d'aéct'r le sol des grandes villes, atiii de transfornicr en snll'iitcs les sulfures qui s'y trouvent, et qui ppuvent, à certaines épo(|ues, donner lieu à des dégagements d'acide aulfliydrique.
9Vt MÉTAUX.
lliasva. — Le sulfate de chaux esl employé dans les couslructiotis comme ciment, et pmenlii TavanUige de se solidifier en quelques tiiinules.
On donne le nom de sluc k du pl&lrc qui a étù gàciié avec une ean tenant de la gélatine, et quelquefois de la gommecn dissolution.
Le stuc se laisse polir facilement et présente l'appareiin du marbre. On lui donne des toinles très variées; souvent même on introduit dans le stuc, uvaiit sa solidification , i« fragments de marine qui se polissent ensuite avec le sluc lui-même.
Le stuc ne résiste pas à riiumidité, mais peut être empl( dans l'intérieur des maisons.
Le «lue à ta chaux est une composition que l'on obtient en mélangeant de la chaux avec du marbre pulvérisé : sous le rapport de la composition, il ne présente pas d'analogie arec le stuc fait au moyen du sulfate de chaux.
On fabrique depuis quelqUPS années, avec le pl&tre, un ciment particulier qui porte le nom de pldtre alun^. Ce corps, qui est préparé en calcinant du plâtre avec de l'alun, présente, comme le plâtre, la propriété de se solidifier assez rapidement lorsqu'on le gàclieavec l'eau; mais en se solidilîant, il prend plus di3 dureté que le plâtre, et produit une masse qui possédiï à la fois la lUircLé cl la demi-lr;irisp;ne[icc du marbre. Le plâtre aluné paraît résister à l'influence de l'huroidîté.
M. Kuhlmann a reconnu que l'on peut donner au plâtre une grande dureté en le soumettant à l'action d'une dissolution de silicate de potasse, qui produit à la surface du plâtre une couche de silicate de chaux.
Le plâtre est employé dans l'agriculture; il facilite le développement de certaines plantes, et particulièrement des légumineuses.
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