CHLORURE DE CHAUX
On donne le nom de chlorure de chaux, chlorure décolorant, à un corps qu'on prépare en traitant l'hydrate de chaux ou le lait de chaux par le chlore : ce composé est blanc, amorphe, pulvérulent, d'un odeur forte qui rappelle celle du chlore; l'eau le dissout en grande quantité.
Lorsqu'on le traite par les acides affaiblis , il dégage du chlore.
Le chlorure de chaux agit sur les substances organiques et les décompose ; il détruit les matières colorantes : toutefois son action sur ces matières s'exerce lentement lorsqu'il contient un excès de chaux. Ainsi on peut mêler ensemble de la couleur bleue de tournesol et du chlorure de chaux, sans observer aucun phénomène de décoloration ; mais l'intervention d'un acide même très faible déplace l'acide hypochloreux , et détermine aussitôt la décoloration du tournesol.
SITLFATE I»: tHAlX. J87
PrëpariitÉoii. — Pour préparer le chlorure de chaux, jon fail passer un courant de chlore dans un lait de chaux, ou
rns de ia chau.\ éteinte.
La niasse étendue d'eau, décantée ou lillrée, donne une dis- JK^ution concentrée de chlorure de chaux.
!!■•«••. — Le chlorure de chaux est employé en quantité
isidérable pour le blanchiment des toiles et de la pâte à pa-
T ; on s'en sert comme rongeur dans les fabriques de toiles
intes. Les miasmes qui se dégagent dans les salles d']i6pi-
IX, dans les amphithéâtres de dissection, peuvent être dé-
its par le chlorure de cliaus : ce corps doit toujours être
iployé en petite quantité, parce que le chlore en excès, ve-
it à se répandre dans l'atmosphère , pourrait exercer une
ion fâcheuse sur la respiration.
On donne le nom d'eau de Javelle à une liqueur que l'on
idilîent, en faisant passer du chlore dans de la potasse. L'eau
de Javelle dégage du chlore sous l'inlluence des aoides, et peut
être employée comme décolorant et comme désinfectant.
Le chlorure de chaux et l'eau de Javelle agissent donc ennme le chlore, lorsqu'on les traite par les acides : dans les Uplîcalions industrielles, ils sont préférés au chlore, parce «Beleur odeur est moins vive, leur action lente, successive et continue, elqu'enQn leur transport est plus facile.