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PEINTURE SUR VERRE

On emploie pour la peinture sur verre deux procédés différents.

Dans le premier procédé, le verre est coloré dans sa masse par des oxydes métalliques, et découpé ensuite : les fragments sont réunis au moyen de baguettes de plomb.

Le second procédé consiste à peindre le verre comme on ^int la porcelaine, et à le cuire ensuite au moufle.

25(1 JIÉTACX.

Kii ronibiMaril rt's ^i^■\\\ [iriKTiii-H, on ohlii'iil ili-s tilraux colorés d'un li.-l cITi't.

Lus couleurs employées daiis la peintura sur verre doivml ovoir uiiR Iransparenctî (|uo ne dciiiun(ii; pas lu pL-iiilure sur porcelaine. Aussi pi-éfére-t-on , pour la peinliire sur vem, l'oxyde de cuivre ii l'osyde de chiv\iiie pour pi-oiiulre Ifl teinte» vertes : l'oxydo de rlirrtiiie nedoutmnt tjuedwMiH leur» opnqiips.

Dans lu peinture sur verre, on peut raire usafre à«s iha Mirfnces du verre; la snrface placée eKtorietirement nroil en général toutes les ombres, qui sont ainsi phis vîvi>s et pli» Rri'ôlées.

(JÈNÉnALITÉS Sim LES POTKUIES.

On donne le nom de poterie» aux dilTérents objets fnt>rii|uéi nviT des argiles iju'on soumet ensuite à l'action du feu.

L'&rgile, que nous «vous considérée précédemment comnrt un silicate d'ulnmint;, forme la base de toutes les pAteirn^ miques. Toutefois les poteries ne se fabriquent pas »<m l'Hrpile scirir, qui, lorsqu'on la culdne, se fendille irrégiili^ rement et éprouve un retrait considérable. Pour obtenir ks p&tes céramiques, on ajoute à l'argile une substance que l'on nomme dégraismnte, et qui forme, en s'unissant à l'argile sous l'influence de la chaleur, un mélange homogène pouvant, comme le grès et la porcelaine, éprouver au feu un retrait régulier et une sorte de demi-fusion.

Toute pà(e céramique se compose donc d'une Bubstanro argileuse plastique et d'une substance dégraissante.

Les principales matières plastiques sont : les ailles, li's marnes, la magnésite (silicate de magnésie), le kaolin, les talcs.

Les matières non plastiques ou dégraissantes, sont : le silex, les sables, le quartz, le feldspath, la craie, les os calcinés, le sulfate de baryte.

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la pro[)orlioti des basi's qui enlreiit dans la (■omposilion d'une piite céramique ont une grandi; inlliiftice Mir la i|iialitt' d'unn potcrit'. Ainsi, la silici; unie à raliimine pure formerait le type d'une ptile complètement infusible, qui conviendrait à la faliriralion des briques réfraclaires.

La cliaus, la magnésie, l'oxyde de fer ajoutés à la silice et à l'alumine produisent une pâte céraniique qui, par lu chaleur, peut éprouver une sorte de frille, unedciui-fusion.

La potasse et la soude donnent de lu fusibilité à la pâte, lu n-ndent propre a la fabrication de la porcelaine en la rapprochant de la composition des verres.

La préparation des dillérentes poteries lines se comiiotie d'une série d'opérations dont nous donnerons sommairement les détails.

LkWGE.

Les argiles sont oi-diiiairemenl mélangées avec des oailloirx et des substances siliceuses pouvant nuire à la fabrication. On les enlève en mettant l'argtle en suspension dans l'eau.

Les cailloux, avant une densité plus grande que celle de l'argile, tombent immédiatement au fond de l'eau, qui, décantée rapidement, laisse déposer par le repos de l'argîle pure.

BROÏACi;.

Les substances qui entrent dans la composition des pâtes céramiqueii , telles que le quarts; , le silex , le feldspath , ont souvent une grande dureté.

Four les réduire en poudre, on les broie à la meule, après les avoir rendues plus friables en les faisant rougir et les refroidissant subitement par une immersion dans l'eau froide.

MÉLANGE INTIJie UKS MATIÈRES.

fjorsquc les matériaux des pAtes céramiques sont amenés à

l'état de ténuité vuiiluc, un tm itpéru le uielaiigi; nu moyen if l'eau. Les matières doivent être prises à l'état de bouillit plaire ; une trop gi'ande proportion d'eau délenninerait la a^ paratioii des matières solides suivant l'urdre de leurs den^itt).

Le mélange, une fois formé, ne peut être abandonné à lui' même , d'abord parce qu'il n'est pas maniable , et ensuili, parce que les substances qui le composent, étant d'iiiég^, pesanteur, pourraient se séparer.

L'opération qui enlève à la pâte son excès d'biimidité porte le nom de rexsuyaife ou ralfermisstintnt ilet pAtrs; on l'oïccute en exposant la pâle à l'air, ou en la pla(;anl ilans dei caisses poreuses de pldlre, ou dans des cuves de terre cuitt légèrement cbaufTées.

La pAte, amenée par le rossuyage à un état de fi^rmelé si».' fisaiit pour être travaillée, a besoin d'élre pétrie, battue, matiiée, pour acquérir rtiomogénéiLé désirable. L'opéralîOB du piiritsage, essentielle pour la plupart des pâles, est età' cutée par un ouvrier marchant pieds nus sur une aire de boil ou de pierre , ([ui pétrit la pâte en piétinant du centre à U circonférence.

Dans les fabrications de poteries communes , telles que celles des briques, des tuiles, de la faïence commune, elc., on emploie la pâte dès qu'elle a subi les préparations précédentes ; mais pour les fabrications de poteries fines , on soumet la pâte à une façon préparatoire qui porte le nom d'^Hchage, et ensuite au battage et au coupage.

Une dernière opération contribue à donner à la pite une homogénéité parfaite ; elle consiste à abandonner pendant plusieurs mois la pâte dans des caves humides : on l'appelle pourriture des pâtes.

Un séjour dans un lieu humide fait éprouver aux matières organiques contenues dans la pâte une sorte de putréfaction, les noircit, et détermine proWblement dans la masse un dé-

fiKSÉB*LITKS Srn LES POTHIIIES. 223

El ••"cnienl de gaz (jui rend lo mélange pUis lioiiiogéiie. Nous ons dire cependant que l'iilililé iIp la poiirrilurc des piltes •t pas parfaitenienl établie ; il arrive souvent que dans une "ique de porcelaine, pour les iiècessilés de la fabrication, 'fUa est obligé d'employer les pâles peu de temps après leur [fréparatton. On a reconnu que les objets fabriqués avec cette nite nouvelle ne sont paî plus dél'ectueu\ que ceux qui ont SAê faib avec la pâte ancienne.

Il Lorsque la pâte céramique est faîte, on procède à la façon.

L Nous ne décrirons pas ici les procédés qui sont employés

peur fa(,'onner les pièces ; nous dirons seulement que la façon

le donne soit en plaçant la paie humide sur un tour à potier

■pi est mis en mouvement par le pied, et en façoimant la

pièce avec les mains : c'est ce que l'on nomme Vébauckage;

prit en appliquant la pâte dans des moules poreux qui sont

Ivdinairemcnt de plâtre : cette opération porte le nom de

loulage. On façonne aussi les pièces à l'aide' du coulage, qui

nsiste à couler dans un moule poreux une pâle formant une

willie 1res claire, et qui, en raison de In j>orosité du moule,

ippliqiie contre ses parois et en épouse la forme.

kXorsquo les pièces sont fuçonnéifs et parfailemenl séclies, Italôt on les jKisse immédialement au four pour leur donner e demi-cuisson ou une cuisson complète , lantrtl avant toute isson ou après la demi-ruisson oti les recouvre d'un enduit rcu\ qui se nomme émail, rernia, couverte, et qui est desé II rendre les poteries imperméables aux liquides , A dé- ^re leur rugosité, à masquer leur couleur rougeàlre, et ù r donner des teintes agréables ii l'œil. 1+ Va bon vernis doit s'étendre uniformément à la surfare de (•polcrie, sans pénélrer trop avant ; sinon il s'ellaccrait el

tlfivicntlrnil ce (|ii'ot) a}ip(.>]lo un wnùft Irme, dftiu'rhd, rttniy^.

IjB defjrc du fusibililo d'un vernis doil (Vire aftpmprii' s li* pdte ; Irop d'infusibilité l'eitip^clie de s'«'lendre. i

Une des t-onditions imporlnnU-s et aussi la plus diflicile à i remplir dans la composition d'un vernU, est do mettre saâilitalion en rapport avec celle de la pùti*, sans quoi le VRrnif Tortne en que l'on appUe des ImsaillurM. Ces Iressoillurw J nuisi'nt beaucoup à la qualité de la poterie, surtout lor^giiF I »a pAle est poreuse ; elles pennelleiit les infiltratioiis ili' liquides et de substances grasses. Cependant lonugue lisln's— saillures sont disposées symôtriqiienient roniinp dan» rartniiiev porcKlaiiies de Chine, elles donnent du prix aui pi^es, (\ai ■! portent alors le nnni de porctlainea iruilÙÊ.

Ix^s principaux vernis sont le fuldspalli , les ponces, le sel marin, les alcalis, l'o^^'ide borique, le pliosphato det-haux, le sulfate de baryte, les silicates de plomb, l'acide stannîqiie, W sulfates métalliques, les oxydes de ploujl), de niunganè«>, (U' fer, de cuivre.

Les vernis iransparentti sont produits par des corps alrslin'^ et vitreux , par le feldspath, l'oxyde de plomb. Les verni' opaques s'obtiennent au moyen de l'acide stannique mi il'i phosphate de chaux Les vernis colores se font avec les oxïiIi'' et les sulfures métalliques.

On applique les vernis de diirérentes manières. Lorsf]ue H pâles sont encore poreuses, on les vernit en les plongi-iiut dans de l'eau qui lient en suspension la couverte. Si In ]>H>^ a élécuile,on pose le vernis par arroMment om ftir a*p€rtm.

Quelquefois on applique le vernis par volatilisation, en aiegageant dans le four une vapeur saline ou métallique comiar le sel marin , qui , s'étendant sur les pièces portées à l'incaiidescence, est décomposé par l'action de la silice et de la vapeur d'eau, et forme du silicate de soude qui vilriGc leur surface.

CUSSON DES HiTllItlEÂ. ^îi

Souvent le vcntis se cuîl à la mùme tempéraliire ({ue In |iâk' comme dans les poteries communes ; in<nis souvent aussi \c Ternis Ooit^tre cuit aune lem|>érature beaucoup plus i>asso(|ue la paie . la pièce exige alors une cuisson doulile. On commence par Taire cuire complètement la pûle , et on la transforme en eequ'on appelle un bUcvît; on cuit en second lieu le vernis<|ui> l'on »pplir[ni> sur le biscuit par arrosement ou par asper>inn.

CfrSSOS DES POTERIE*.

La cuisson des poteries a pour effet de leur donner assr7 jde solidité pour qu'on puisse les manier sans les briser ; elle 'ksrend en outre imperméables au\ liquides.

L'éclielle des lempèrntures de cuisson esl trc-s étendue ; clli* YB depuis SO" du thermomètre- rcnlifrradc jusqu'à ISO* ilu pyronu'Ire de Wedjîwooil, c'est-à-dire au pninl île rusioii I lie la fmile.

I La forme des fours à cuire les poteries est vnrinblo ; cependant pour les poteries fmes, telles que la |)orrelainn, la fsienre, on a généralement adopté les foiirs à alanJifr, du nom des ,boucbc$ qui sont placées à leur ba^^c ipl. \X, fig. 4l>i.

On donne le nom d'eaeastage à l'opérntion qui met les f ièoes en état de subir , sans être déformées , l'aclinn du feu lie cuisson, l'our encaster, on place les pièces dans des espèces de supports ou étuis, nommés cazmies, et par coriirupliou gaieUts, qui sont faits de terre réfractaire, moins ifusiblc que la pâte céramique. La manière d'encnsler les [{poteries varie suivant leur espèce. Lorsque les poteries ^nt recouvertes d'un vernis qui doit se vitrifier par le Jeu . on les fait porter par les points les plus petits el les ■imiins nombreux possible. Le fond des eazelles est loujnui's .itouverl do sable, pour i]ue les piiVcs ne puissent pas y adbérer. On donne le nom A'enfourncmeul à la manière dont les pièce? sont plinées dans le four.

Les comhuKlihluK r-nipUiyi's lians la tniissnn îles |)0tpri*i-' siml l« l)ois, la liouîlie el la loiirljc. Ijcs combustibles destina aux fours à pntmt* doivent lirùlor avc^c llnmme. Ue bois e^lle pitis KÎ'ii^raleiiienl aitoplé pour \vs poteries fines. l'our jup de la t(?mpératuru(i'un four à poterie, on a soin de ohcer dans son intérieiirde petites pièces nommées mon/rM, qui sont do mCmo nature que les iioteries que l'on veut cuire. On retiif de temps en temps les montres qui indiquent, par les diaii(^ ' ment» qu'elles ont éprouvés, l'état de cuisson de la pAte.

L'action du feu produit sur les pâtes céramiques les modifirations suivantes. L'eau asl d'abord cbassée des pâtes réiainii[ues sous l'influence de la cimleur. Lorsque les pièces oui l'Ii' préidablenient desséchées avant la cuisson, elles restent poreuses et permêuliles : c'est ainsi que Ton fabrique les vasi*< servant à rafralcbir l'eau, que l'on nomme aïearaza». Si In composition des pales permet aux molécules de se rapprcflwT les unes des autres par la cuisson, les poteries éprouvent a!«rune diminution de volume qui porte le nom de rtirailr.

La retraite est difTérenle selon la température de cuisson, la nature des pûtes, cl le mode de fabriralion ; elle varie d^ puis un liiPii/irirn' jiisqi]';i iiitciiiqtiiiTin' fii dimension linéiiire. La retraite n'est pas ia même dans toutes les dimensions ; elle est ordinairement plus grande dans le sens vertical que dan$ le sens borizontal.

Le calcul de la retraite qu'une pièce doit éprouver pendant la cuisson , pour qu'elle ne perde rien de l'élégance et de Ii régularité de sa forme, est un des points les plus délicats de l'art du potier.

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