DÉCORATION «ES P0TER1KS
Les substances que l'on emploie pour décorer les pnler peuveni (''tre divisées cininalrc parliez :
llhl.UlllIlIlN IIK» l'OitMIK^. 227
1" Les roiilcuis vilriliiililus proprement dili^s ; ^ 2' Les engobes, qui sont des iiialicres terroiisfs lixees jmr 9 fondant vitreux ; ^ S' Les métaux à l'ctAl métallique ; lA* Les lustres métalliques.
L'Les substances vitrifiables qui servent à décorer les po-
doivent remplir plusieurs condilioiis indispensables.
s doivent :
[ 1* Etre Tusibles et insttérables à une teni|)érat<ire rouge ,
Pqui exi^lut toute matière organique, se volatilisant et se dé-
Diposant par la clialeur; ^2* Adbércr fortement aux corp» sur lesquels un les a|)-
^' Conserver un aspect vitreux après la cuissou; gi* Être inattaquables par l'air , l'humidilé et les gaz qui
«veut exister dans ralmosphére, et assez dures pour résis-
r lu frottement.
y S* Etre en rapport de dilatabilité avec les diflerciiLes pote-
6* Être plus fusibles que les poteries elles-mCmes. Xes fondants sont des matières vitriflaMes incolores, qu'on ite aux oxydes métalliques et aux métaux pour les faire litiêrer aux poteries.
.Les matières qui entrent dans la composition des fun- ||Dts sont, le sable, le feldspath, le borax ou bien l'acide prique, le nitre, le carbonate de potasse, le carbonate de Ûde, le minium, la litbarge, l'oxyde de bismutb. ^Dans la dcroration des poteries, on distingue d'une |)arl la rioralion de leur pâte, et de l'autre l'application des couleurs î|riliables à leur surface sur leur enduit. LeLorsqu'oM se propose de colorer la pAte, la couleur doit nîster à la tenipérature de cuisï'On de la poterie, sans éprou- |W d'altêrali'in; ilu^^i les pulciic? qui se cuisent à inio Icni-
tm ii£taux.
pérature Irès (-Itivét', lelles que la [lorcclniim dure, n'aJnirt-
tenl-elles qu'un nombre de couleurs très limité.
Lorsqu'au contraire ou donne de lu fusibililê à la |iijile[isr l'addition de substances vilriliables, comme pour lu prccli tendre ou le grès cérame, la pâle peut recevoir des colwjtions assez variées.
Les couleurs pouvant résister sans altéraltoti à la lL-m|iératuro nécessaire pour cuire les vernis, émaux ou couverles de poteries, se nomment couhun au grand feu. Celles qui lie peuvent supporter une température aussi élevée sans^'at lérer, sont appelées couleurs de mou/le ou de réverbère.
Les eouleurs au grand feu ne sont ]tas nombreuses. Pour les porcelaines dures, ou ne connaît que le bleu do culMll.le vert de clirôuie, les bruns de fer, de manganèse et declironinte de fer, les jaunes obtenus avec l'oxyde de tilaiii?, la noirs d'urane.
i'ouf la porcelaine tendi-e, on pin[doic les viulels rougf, et bruns do manfionésc , de cuivre cl de fer ; pour les Hmum (incs et communes, les jaunes d'untiuioinc, les hi-uus de maiigiinése, les veris de cuivre, et les bleus de cbrùme.
Le nombre des couleurs de moulle est, un contraire, coiisidéruble; on emploie, à la nianufacture de Sèvres, soixanlfquinze compositions différentes. Ces couleurs sont broyées dans un mortier de porcelaine, avec de l'essence de lavande ou de térébenlliine épaissie à l'air, et appliquées ensuite sur la poterie que l'on cuit dans un fourneau à moufle.
La peinture sur porcelaine se fait en général à deux feux : on cuit d'abord l'ébaucbe; on la retoucbe, et on la cuit à' nouveau.
Nous croyons inutile de donner ici lu composition de toutes les couleurs de moufle ; nous dirons seulement quels sont Ie< corps qui entrent dans les principales couleurs.
Hku. — Oxvde de colwll.
DmMItIlUX l*E5 PUIEItIt». 239
}e. — t*ro(oxfile de cuivre, pourpre de Cuuius, i»ercyde de fer.
- Osyde de clirùme, bi-o^yde de euÏTre, mêlante Posyde de cobalt, d'acide atiliinODÏeus et d'osyde de plomb. I Jaune. — 0.\yde d'uratiiui», rliroinale de plomb, certaines Épmbiunisons d'argent, sous-suirate de Ter, mélange d'antîjBIOniule d'aiilimoine et d'oxyde de plomb.
■ Kiu/rf. — 0\yde de manganèse, pourpre de Cassius. KA«<>- — Mélange d'o\yde de fer, d'oxyde de manganèse el wDxyde de mbalt.
fe Blanc. — Kmail Ordinaire.
K-Or donne le uom de Iu«fr» mélalliqufs k un genre dedécubUon dans le(|uel les rouleurs participent de l'éclat des mé- MD.f, ou daità lequel les niélau\ apparaissent pendant la lliiîsson avec leur éclat naturel, sans être soumis au bru-
|> Lo tuitre d'or s'obtient en appliquant un niélange d'or fulninant et d'essence de térébenlbine à la surface d'une pole- MB, et en la passant au feu de moulle.
B- Le lutlre conlharide présente des teintes vives et brillantes Mcflels verdùtres. Ce lustre est produit par la réduction du HMcrure d'argent sous l'influence de vapeurs conibuslibles, Hh l'obtient en ap|ili({uant d'abord li la surface d'une poterie Hn mélange de vernis vitriliable d'oxyde de bismutb el de niorure d'argent, en faisant rougir lu pièce au feu de mouOo, M en l'esposanl ensuite dans cet élal à la fumée d'un com-
■ Pour dorer la porcelaine, on applique sur les pièces un nié- ■Uigc d'essence de tcrébenlbinc, d'or très divisé et de sous- ■ÉDlale de bismuth qui sert de fondant. L'or s'obtient en prc- H^lantlc pcrehlorure d'or par le sulfate de proto.xyde de fec. I* Les nièlaiix passés au feu pcrdcntunc partie de leur éclat; Tor devient mal. On lui rend son poli en le l'rollunl uvcc un
i-orps dur. Ct^ltt; ujx^ralion porU; le nom tic brumingi. Du ébauche av»c un brunissoir d'agate , et l'on iîiiit «rer us brunissoir d'IiPinnlilc.
Aprts avoir pn'-spnli' des notions g^aciralcs relatives Jut propriétés des piUes céramiques , il nous reste à examiiifr inuintcnnnt tes principales espèces do poteries.
Nous diviserons, avec M. Brongniart, auquel nous avons emprunté tous ces détails sur les arts céramiques, li-s [lotiiri» en sept classes :
Première classe, — ^ Terres euitcs comprenant les briqueSi les carreaux, les tuiles, les fourneaux de laboraWin*, ta phaulTerettes. les pots à fleurs, les tuyaux de conduite pour In fumée, vie.
Deuxième datte. — Poteries communes.
Troitiême classe. — Faïences communes ou italienne».
Quatrième rlasse. — Faïences fines ou anglaises.
Cinquième classe. — Grès cérarnes ou poteries de grès.
Sixième classe. ~- Porcelaines dures ou chinoises.
Septième classe. — Porcelaine tendre nu française.
TEBRES CUITES. 1
Ces produits céramiques ne sont ordinairement recouverts d'aucun vernis ; leur pâte est souvent hétérogène , i texture poreuse, composée d'argile fîguline ou de marne argHeuse. Celte pâte est marchée et quelquefois lavée ; elle est dégraissée soit avec du sable, soit avec du ciment ou des escarbilles de bouille.
L'enduit vitreux qui recouvre certaines terres cuites est généralement à base de plomb.
Le façonnage est grossier ; il se fait à la niwn, et rarement (laiis des moules.
BRIIH'KS. â.tl
La ruigmin, 1res variaMe, sVlcnd depuis In ile-^sirraliiiii nii Milrit jusqu'à la ruisson desgrM.
Lf.four est souvent formé avec les pièces que l'on veut cuirt'. Le rombuilible est la houille, la tourbe oti lo bois.
BBIQliES.
Un appelle briqun des matériaux artificiels destinés ù In ranslruelîon des bâtiments ou des fourneaux.
Les propriétés des briques doivent varier suivant les usages auxquels on les applique. 11 faut qu"uiie brique que l'on dev lineaux bâtiments soit assez solide pour être laitlée nettement, et cuite ïbune température assez élevée pour ne pas se laisser dégrader par les agents atmosphériques. Une bonne brique pourcOFistnniion ordinaire supporte une pression assez forte sans s'écraser ; elle ne doit pas se désagréger dans Venu , nî en absorber une trop grande quantité, ce que l'on constate en pesant une brique avant et après l'immersion dans l'eau.
La nature présente souvent des terres qui sont immiMialement propres à la fabrication des briques de construction. Ainsi, à l'eniboucbure des grands fleuves, on trouve presque toujours de la lerre qui convient à la fabrication des briques pour construction ; du reste, la ierre franche, c'est-à-dire la lerre végétale jaune la plus commune, convient généralement à la fabriralion des briques.
îjes briques employées pour la construction des fourneaux tloivent ôtreréfraclaires, et résister pendant longtemps à l'action des cendres du combustible. Les briques réfraclaires sont laites avec de l'argile plastique ne contenant ni g>'pse, ni calcaire, ni fer oxydé; celle argile est soumise à un lavage qui 'a débarrasse des substances étrangères qu'elle contient. On la dégraisse avec du riment de cette argile, fait exprès et réduit en poussière. Le sable niénie le plus pur, mélangé à l'argile, ne formerait pas des briques infu'-iblcs. |lne bonne liritpie ré-
fini'Iaire «loil i*tre à ppine rolortv, pairp ((iin l'iiNj-JeiIeH (jui rolope les l)n<|iies on roiinc, leur iioiine Je I» TuMliilili!.
Le« briques se façotineiilù la miiinoii à la niL-raniiiuc.dcun ouvriers, en IravaiHantà la mnin, peuvenl faire de six iwpt cents briques par jour.
Les briques se cuisent n la tourbe, à la bouillt- ou au lioif. Le fourneau dans lequel les briques sont cuites est conslniil, presque en tolalilé, avec des briques que l'on desliRe n in son ; In base du fourneau est la seule partie qui soilfuitesnv des briques anciennes. Un founieau conlienl environ qualro cents milliers do briques; il faut de vingt à vingt-cinq joui pour les cuire.
Le proL'cdcilaninnd, dans lequel les briques stnit c-uit('sut« la bouille, est le plus ('■conomiquc.
La labriciiliim des tuiles et des citrre;iit\ ;i l)rau(0ii|id'iinO* logie avec celle des briques, mais elk- îrexi^c pas qu<' !a Icrrt soit réfraclaire.
Les bonnes tuiles sont imperméables à l'eau ; les tuiK*s po reuses sont constamment humides, les mousses s'y développent farilcnicnt et déterminent leur altération.
Pour rendre les tuiles imperméables, on augmente la densité de la pâle, ou bien on les recouvre d'un vernis piombeui que l'on oblioiit avec le sulfure de plomb, qui porte le nom
La principale qualité des creusets est de résister à des températures fort élevées.
Lesoreusets les plus réfraelaires sont formés par un mélnnjii' d'ariîile et de iiraphite.
i On emploie quelquefois des creu^Ls <le poreclaïne , qui ont Uvinlage lOlre réPractaires el imperméables ; mais ces creii- ' sels, it'ailleursd'un prix, élevé, se cassent assez racilement par [ in variations de température.
On fait usage, dans les laboratoires de chimie, des creusets uportent le nom de creusel* de Hesse, qui ont l'inconvénient «poreux el ne j>euYeiit contenir ni le niire.ni le sel marin kliision, mais qui {leuvent résister à une forte chaleur s cliangements brusques de température. Ces creusets It Gdjriqués avec un mélange d'argile réfractaire et de sable [eux. La grande quantité de silice qu'ils contiennent les I, du reste, facilement attaquables par l'osyde de plomb. tOn fabrique, â Paris, des creusets que l'on nomme creuMtts ffwriâ; ils sont de bonne qualité, contiennent moins de si- Esque les creusets de Hesse, et n-sistenl plus longtemps à :tion de la litharge.
Upàtedescreusetsestforméed'argilecruc.qui en constitue h^lie plastique, et d'argile cuite à une température rnugi*, ■i devient la matière dégraissante. On peut rcniplucer l'argile ir de petits Tragmenls de coke ou des tessons réduits en pous- !. L'argile crue que l'on emploie dans cette fabrication est e des corps étrangers pour le tamisage et la décan-
AIXARA/.AS.
On emploie, dans certains pays cliauds, des vases nommés alcaraza*, qui servent à rafralcbir l'eau; ces vases laissent suinter à l'extérienr une certaine quantité d'eau (pii, en s'évaporant, abaisse la température du liquide.
Ils sont faits avec une argilr i|ui a été rendue poreuse par l'introduclion d'une LTunilc quanlité de sabli.-; pour les cuire, OD ne les soumet qu'à une très légère calcination.
SH
Cctie imU-iie a uno pAtP homoginip, londrc, à rflssure lo^ I iTiiso, à Ipxtiire iioreuse; elle est n[mqiic et rpcoiiverle il un vernis Iranslunde plombifîw.
La pâte est roiiiposép il'ariiîU', di" iiuirnc arjïiipii^c f\ i« 1 «abip. L'cndiiil vitreux qui la rcroiivre csl priiicipalciiii^ plomliif^ro . et R'oblient nvrc la gatène (altiuifuux) ou bien 1 av<?r 1d litliar^e. Cet enduit psi coloré avec de l'oxyde Ht j mnn|;an^ ou de l'oxyde dp cuivre.
Ces poteries, d'un usage très répandu , si- vendent à dftl prk Tort modiques. La porosïtii de In pt\le leur fait supporter I racilemenl les vnrialionK de leoipt-raturc. Leur cmplui pRaciH» du reste quelques inpnnvouienls; la couverte en eut très IwhIit [■ laissf^ rariloiuent rayer par les instriiinenlK de lat>lc. Cti poteries s'enipiianlissenl très rnpidement , et , de plus , lou> 1rs acides alliiiiuenl leur vernis qut contient du plomb el Ju t^ulvre, et peuvent fomier des sels vénéneux.
FAIRNCE COMMUNE OU ITALIENNK , K COL'VERTE OPAOtE*
La pâte de cette poterie est opaque, légèrement colorée, tendre, à texture lâche, à cassure terreuse ; elle est recouverte d'un veniis opaque , ordinairement slonnifère.
Celte faïence est composée d'nrgile figuline, de mame arl^ileusc, de mnrne calcaire et de sable ; les argiles qui entrent dans In pâte sont lavées. Le façonnage en est grossier et sepratique sur le tour.
La cuisson de ces pièces est double. On les cuit d'abord en biscuit nu rouge blanc ; on les recouvre ensuite de leur vernis pour 11"* cuire de nouveau. Le même four sert à la fois pour
le cru el poui" le vernis : le cru est cuit en biMuit iluiis le haut du four, et le vernis dans le bas. Les [)ièrcs sonl placées dans des cazettes.
Celle espèce de faïence se fabrique priiicipalciuent à furis, a Houen, à Nevers, ù LunêvîUe, elc. Elle offre peu de résistance, mai^ supporte assez bien l'action du feu dans les usages domestiques.
La porosité el la coloration de la paie sont corrigées ]>ar un vernis stannifère épais et opaque , qui est sujet à tressailler. Souvent cet émail se fendille el se détache en écailles.
M. Barrai a examiné avec le plus grand soin les différentes causes qui déterminent les gerçures de faïence pour poêles el pour panneaux de cbeminées. Ces faïences , destinées à supporter une chaleur souvent assez forte, sont ordinairement ■ fabriquées avec un mélange de 2 parties d'argile crue, el 1 partie d'argile cuite ou de sable. Les grains de sable ou d'argile cuite que l'on introduit dans celte pâte lui donnent de l'élasUcilé ; mais l'émail ne se dilate pas comme le biscuit et se fendille presque toujours. M. Barnd a reconnu qu'en ajoulant à la pâte une petite quanti lé d'un fondant, tel qu'une fritte de potasse ou de soude, ou bien du carbonate de chau\, on peut éviter les gerçures. Ce procédé esl suivi mainlenaul dans toutes les fabriques de grands paimeaux de cheminées. Il suflit même de mettre sur la pâte ancienne, comme intermédiaire entre le biscuit et l'émail, une couche mince de la pâle plus fusible, pour obteiiir une faïence qui ne se gerce pas au feu.
FAÏENCE FINE Ot A.NCLAISE , A COIVEIITE TnANSJ'ARESTK.
La pâle de celte poterie est blanche, opaque, â texture très fine, dense el sonore ; elle esl recou^elle d'un vernis plombi fère tt transparent. Lu |'àle e^l essculielleimnt formée d'ar-
gile p)«stj([ue l«vé« v\ de silex frnemmU broyé ; elle «mi» quelciocfob iiu jwu Je crnie.
Le vt-rnis est hnw de silice, de feldspulh. dn Koudu d'asyde do [iluinb. Cvl enduit, délnyé dans l'eau à l'i-Ut 4g bouillie épaisse, t'sl appUqué par imniorsio» ou par arrosage.'
Le façonnage est très soigné, et k-s pièces sont niiiico el légères.
La euissoii est double ; la pàtu est d'abord cuite: à 100* it pyrofuètre deWedgwood. Lb vernis n'est cuit qu'à 20ouSO» du même pyronièlre. Les fours sont cylindriques, le nombre des uluntliers varie de six à douze. On les obaufTe au bo» nu N la houille, l'encastage se fait dans des razettes fermées.
(ietle polei'ie est estimée, mnis elle présente plusieurs iif roiivénieuts dans l'usage : elle ne va |>as au feu ; son vereii est tendre ei se laisse entamer par les instruments de fer tt d'acier; la pâle est poreuse et s'empuauUt facilement.
Les bonnes fulcnces liiies se fabriquent à Cbois)' , à Oeil, â Cbanlilly,à.Mniilereaii.
Les pipes siuit faites avfo le:> munies terres que le-, fiiieiiiri fines; seulement elles ne sont pas cuites à une tempéraluif aussi élevée, et n'ont pas de couverte.
(itiÈs.
(In donne le nom de gris à une {wlerie à pâte dense, Iré^ dure, sonore, opaque, à grains plus ou moins Bns, de couleur^ variées. Les grès sont recouverts, dans quelques cas, d'uf vernis vitreux ou plombifère, ou terreux.
La pile est essentiellement composée d'argile plastique dégraissée par du sable, du silex, ou du ciment de grés.
L'enduit vitreux est tantcM sabn et produit par la volatilisation du sel marin; tantiH il est plombifère et contient du
■■«ihCtlLAIX: ItlHK LU LHtXUSK. 287
quartz, du feldspath, de la ban'te ; souvent on le Tait avec du lailier de forge, de In ponce, des srohes volcaniques.
ItA cuisson du grès est presque toujours simple ; elle exige une température très élevw , de 120" du pyromètre de Wedgwood, et dure souvent huit jours.
Les poteries de grés sont solides, dures, imperméables sans le secours d'aucun vernis ; mais elles ont l'inconvénieiitd'étro fragiles parle vlioc et les changements brusques de température, et d'aller difficilement au feu.
On distingue, dans cette espt'oe de poterie, les grès communs et les grès lins.
La pâte des grès communs est toujours jaunâtre, formée d'argile plastique, d^raissée quelquefois par du sable quarticux, et recouverte de craie. Les grès fins diflcrent beaucoup des grés communs par leur composition, et se rapprochent pluliVl de la porcelaine. On les forme avec les corps suivants :
Argile pliiUque btanehe- . S3
Kaolin argileui 25
Feldspath 50
On colore ces grès avec des oxydes métalliques. Le cobalt les colore en bleu ; les oxydes de manganèse et de fer produisent une coloration noire ; l'osyde d'antimoine donne le jaune, l'oxyde de nickel forme le vert pâle.
kORCliLAlKE nlRF. 01 IJIINOISI::.
t porcelaine dure est une poterie dont la pâte est lini',
toîque grenue, dure, translucide; sa couverte est dure et
B se fond qu'a une température élevée.
La pâle est formée de deux éléments, l'un argileux, iii-
Ifosible, c'est le kaolin, ou l'argile plitiliqne pure et lilanclie ,
bien la mugni-sitc; l'antre est fusible, c'est le reldspiitli
258 MÉTALX.
seul, ou bien le sable siliceux, la'craie et le gypse pris séparément ou réunis ensemble de différentes manières,
La couverte consiste en feldspath quartzeux seul , ou mélè avec du gypse ou de la pâte cuite et broyée.
La pâle est soumise aux manipulations indiquées pour les autres poteries , mais qui sont exécutées avec plus de soin.
Le façonnage de la porcelaine est très délicat; à la cuisson, la porcelaine manifeste, plus que toute autre poterie, les plus légères différences de compression.
La porcelaine exige deux cuissons. La première donne ce que Ton appelle le dégourdi^ et a pour objet de raffermir assez la pâte pour qu'on puisse la recouvrir de la couverte par immersion. Cette cuisson se Hiit, en général, dans l'élage supérieur du four (pi. XX, fig. 46), à une température de 60' du pyromètre, et ne détermine pas un changement sensible dans le volume des pièces ; dans cette opération, la pâle perd environ le huitième de son poids.
La seconde cuisson de la porcelaine se fait dans les étages inférieurs du four, et exige une température de 140* du pyromètre de Wedgwood. La pâte se ramollit, devient trans^ lucide, et éprouve une retraite considérable.
Les pièces sont placées dans des cazettes faîtes de terre assez réfractaire pour résister à une haute température. Le four est cylindrique, à quatre ou six alandiers au plus; ou le chauffe avec du bois. On a essayé récemment, dans quelques fabriques de porcelaine, de remplacer le bois par la houille; ces essais ont parfaitement réussi.
On apprécie la température du four au moyen de montra.
La porcelaine dure demande environ trente-six heures de cuisson; le four doit refroidir pendant six à sept jours.
Une porcelaine bien fabriquée résiste, sans se casser, aux changements brusques de température qui s'étendent de 0« à
K Elle doit Mvp il'iiii blaiir i\v lait snns tiidi<' ; son vernis glacé cl uni. Une porcelaine trop argik'iise est souvent e en jaune ; la moindre négligence dans l'ébaucliago ou iDiélange rend les pièces défectueuses. Un feu impur les ; un feu trop fort déforme les pièces, fait pénétrer la Brie dans la pâle, les rend rugueuses et les recouvre de ispérili's. Un défaul de cuisson les rend ondulées. S'il n'y a p^ accord parfait entre la dilatation de la couittle et celle de la pâte, les pièces sont picotées, puis se fenlillenl : on les dit dans ce rns fmsailUey.
POnCEUISE TEXIltlE 01 FRASntlSE.
U pâle d^ ce tic porcelaine est fini', dcEise, à l'^xture presque
dure, Iransluoide, fusible à une liauti- température.
UTEmis en est vitreux, transparent, plondiifére et tendre.
leciraelère principal de la pale de porcelaine tendre esl ^conlenir une assi^^z grande quantité d'une substance qui lui lonne une fusibilité qui la rapproobe des substances vitreuses. Celle substance peut tHre de la soude, de In potasse, des sels ■icilins, des sois à base terreuse, du feldspatb, etc.
te Ternis de celte porcelaine esl «n venc contenant loueurs du plomb.
!•(! façonnage de la pâte de l'aitcien Sèvres s'opérait toujours par moulage, la pûtc n'ayant aucune plaslicilé.
La cuisson de In porcelaine lemlrc esl double ; les pièces ""Il (l'abord cuites en biscuil, le vernis esl applî(|uc par arra- **ge et cuit ensuite. On se sert souvent d'un four à deux ''sges; on cuit le bîscuitdans la partie inférieure, et le vernis "■ns In parlie supérieure.
U porcelaine tendre peut, comme le grés fin, recevoir ''"is sa pAle des colorations variées. Le vernis s'incorpore fa- •"'Wmcnl, et forme un glacé Ju'illnut et gras 1res recherrhé.
H*lti:KI..MHE TtlMME AXCLAISK.
Celle pdlerie lient le milieu enint la jiortvlaitiv tini'i- i-l I|; fnlenre fine ; cIIb se clistiriKUP tie la première par la fusilrttilé lie sa plite et 1k natiiPB de son vernis qui esl [ilonibirpre, et dt la serondc pur la tempérnUire de sa pàtc el la dureté Aa MR vernis. La pALe des porceluinoa tendi-es anglaises rontieiil du kiMilin ; cll« est assez plasti(|uc pour qu'on puisse TphaurlK»' sur le loiir.
PoncEr.AtNK itK TornN«ï.
On raliri(|ue à Tournuy une (Kircelainf tondre. 1res «^lim^ dans l'usogE, qui est }(i^néra!omenl employée dans les n-slmirants de Paris.
La porcelaine de Tniirnny esl plus lt;napc, el résiste miP"^ »ii\ rhocs que la porcelaine dure; mais elle supporte muin:^ liien les cliniigemeiils de lempêralure. J
PIERRES A BATIH.
(In emploie dans les coiislructions les pierres les moiit'' eoOLeuses el qui résistent le mieux aux chocs, ainsi qu'à l'ai" tion des pluies. On donne cependant la préférence à rcll<** qui sont légères , peu poreuses , el se lient le mieux avei' l'"^ mortiers.
Nous examinerons successivement les dilTérentes espN'is lie pierres employées dans les constructions.
l'IEHHES LAU:aIHI^.
Les pierres calcaires, appelées pierres de faille, se trouvfu' en abondance dans les terrains secondaires et tertinircg.
On dislingue les pierres calcaires en deux variétés priiidpnles : les ralrairei nilirrux el les ealrairm mquilUrm,
PIERHKS LiLtAIRKs. 241
Les calcaires siliceux ïonl les plus estimés; ils sutil iliini, se Inissetit polir facilement et sont employés pour les sculptures. Ces calcaires ne sont pns poreux ; on peut en fuire usage au moment même où ils sont extniits de la carrière. Les pierres que l'on tire di; Chdleau-LanJon sont des calcaires siliceux très renomiiics.
Les calcaires co^Mi/ftVr* sont assez recherchés pour les constructions; ils sont poreux, plus tendres que les calcaires siliceux , et contiennent beaucoup d'euu ; on doit les laisser séclicr sur le chniitier avant de les employer, afin d'éviter les lézardes.
Certains calcaires sont assez pureux [lour Olre pénétrés par les pluies ou l'humidité atmosphérique; lorsqu'ils sont exposés en hiver à une température de quelques degrés au-dessous de zéro, l'eau qu'ils contienncTil se congèle, augmente de Tolume et fait éclater la pierre. Ces espèces de calcaires portent le nom de pierreu gélivfs. Pour reconnaître une pierre gélive, il suffît de la plonger dans une dissolution de sulfate de soude saturée A chaud, et d'examiner si elle se fendille au moment de la cristal lisation du sel.
A l'article Aeide silicique, nous avons iiidiqué cerUiines variétés de silice, telles que le gris, la pierre meuliire, etc.. que l'on emploie aussi dans les constructions,
I.e granitf est une des pierres les plus dures que l'on connaisse ; il ronslilue les roches les plus anciennes ; il est formé de feldspath, de quartz et de mica. Le granile est assez durpuur faire feu au briquet. Il peut prendre un beau poli, mais son «xtrémc dureté le rend difficile .i travailler. H faut le conserver longtemps sous l'eau avant de le tailler. On l'emploie principaleuieiil à la confection des colonnes, des obélisques, des chambranles, des vases, des Inhles à broyer, des dalles de trotli;irs, etc.
H faut ranger parmi les pii'rr.s à luilir quelques piern-s
volcaniques, telles qu# les basaUtê^ et oeriàines /#f «# qui forimnt des pierres de eonstrucUon très légères et d*unë grande iliirée.
NORTIEtlS.
On donne le nom de mortier & une matière destinée i lier entre eux les matériaux employés dans les constructions.
Les matériaux qui entrent dans les constructions se partagent en deux classes : matériaux régulière^ matériaux irréguUen.
On appelle matériaux réguliers les pierres de taille qui sont dressées sur toutes leurs faces, et peuvent en quelque sorte entrer dans les constructions sans qu*il soit besoin de mortiers ; leurs faces taillées s^appliquent les unes contre les autres, et il suOit, pour qu'elles se tiennent en équilibre, que toutes les poussées se contrebalancent. Toutefois, pour régulariser les points de contact, on interpose, entre les faces des pierres de (aille, une coucbe mince de mortier, qui peutnélre pas très dure : en eiïet, on sait qu^ des couches liquides ou gélatineuses, interposées entre des corps solides, déterminent souvent une adhérence qu'il est très difficile de détruire.
On appelle matériaux irréguliers les moellons, les cailloux, qui demandent, au contraire, i être liés entre eux par des matières très consistantes.
MOBTIMS A CHAUX HON HYDRAULIQUB, OC MOaTIBaS OfIDIflAIRBS.
Les mortiers ordinaires se composent de mélanges de chaux et de sable quartzeux grossier : exposés, pendant un certain temps à Tair, ils acquièrent une grande dureté, et servent à lier les matériaux irréguliers employés dans les constructions.
La dureté que prônent ces mortiers ne peut être attribuée
CBUX ET MOKTIEHS m IIHAI UyL ES, â|l
I U combiimison de la silice uvec la cliau\, coiiime o» l'a «m B une certaine époque. En effet, si l'on traite par un BcidB un mortier qui s'est solidilit, on n'obtient Jamais de silice géUlilleu!^e, qui devrait se produire si la silice était entrée M combinaison avec la chaux. Les mortiers su ïolidiKent par faclion de l'acide carboniijiie de l'ttir sur la cliaux, qui pro* doit lentement du earhonale de cimnx, et donne de l'adltértnceaux pierres entre lesquelles il est placé. l'iMit* qu'un [tish- Ufr puisse agréger sullisammeitt les inatcriaux, il faut que là fombinaison de la cliain et de l'ucide railioiiique se fasse lentement. Un mortier ne doil donc pas se dessécher trop "ite; aussi a-t-on remiirqiié que les mortiers employés dans rirrière-saison sont de meilleure qualité que <Wux qui sont ■ppliqués en été.
Le grain du salile, le nombre de ses aspérités , la quantité d'eau qu'on incorpore, exercent une grande influehce sUf Ife Ulidification des mortiers ordinaires.
La masse entière dn mortier que l'on emploie dans les ron-
Iïfrurtions n'éprouve jamais une solidification complète. On *'est assuré que les parties de mortier qui sont placées dans jfititérieur des murs sont souvent dans l'état d'humidité où <A«s se trouvaient lors de leur application , les couclies exté- ''i^ures solides prései-vnnl les couches intérieures de la dessic- *'«Uon.
^ tUAfX ET MUUTltRS HYURALI.lUl ES.
r Les mortiers ordinaires, dont nous venons de parler, se ■difienl quand ils sont exposés â l'air, mais se désagrègent plélement lorsqu'on les met en contact avec l'eau. > que nous dirons lot des mortiers qui acquièrent de (a lidlté dans l'eau, et que l'on appelle mortier* hydraulique», a en partie extrait des beaux travaux de M. Vicat sur les
iM hydtttiKtiAM.
tik HETUX. ^^^^"
Mil suitquVii suurm-Uaiit n la calc-iiiiiliuii tiii culcaire pur, on obtient de la oliaox qui, tians son rontnrt aver l'eau, s'Iiydrate ei foi^ofine considérablement. Cette chaux est afipelée , chaux jratie.
Lorsque les rairnires soDt mélangés  une forte proportioq J de magnésie, d'oxyde de fer ou de sable i]uarlzeu.\ , et i|u'ill | ne renferment que peu d'ar^lie , ils donnent par leur cxli^^' I lion une chaux qui produit peu de chaleur. Quand on Umet ] dans l'eau, et que le foisonnement est pre:(que nul , on dotiiiH â cette chaux le nom de chaux maigre uoh hydraulique : t\k so durcit à l'air au bout d'un certain leuip».
Mais si les calcaires contiennent une certaine (juaiUile d'argile, ils produisent, par la calcinalioii, une chaux d'une toul nuire nature, qui ne se délite que lentement dans l'eau, et qi>f l'on nomme chaos hydrauîitjut. Dans celte calcination aw l'argile, la chaux acquierl une propriété nouvulle , dont l'arl des couslructions lire un grand parti; mise en contact s^ec l'eau, elle forme d'abord une pâle courte, et prend bientôt une durelé qui la rend comparable au\ calcaires les plus ri'-is- ' lant^.
La qualité d'une cliaux hydraulique est détenninée pir la
proportion d'argile que contient le calcaire qui Ta produite.
Les pierres à chaux moyennemml hydratUique renfennetit
de 8 à 12 centièmes d'argile, et donnent une chaux qui se
durcit après quinze on vingt jours d'immersion.
Les calcaires à chaux hydraulique contiennent de la À IR centièmes d'argile; la chaux qu'ils produisent se prend en huit jours.
Les pierres ù chaux éminemment hydraulique contiennent 2& centièmes d'argile ; la chaux qu'elles forment se prend du troisième au quatrième jour.
Lorsque la proportion d'argile s'élève dans les calcaires jusqu'à 30 ou AO pour 100, la chaux prend le nom de cimeni
IttfICISSKMKXT UK I.V LHUX ini)llALLI(Jl*E. 2&5
imoin. Un bon riment romain nrquiert souvent la dureté de , pierre , après une immersion d'un quart d'heure.
THÉORIE DU DtJHCISSEHE^T DK LA CIIAL'X ini)H A CLIQUE.
' Nous pouvons maintenant, en continuant à nous appuyer Vax les travaux de M. Vicat et sur ceux de M, Berlliier, donner In théorie de la solidification des chaux hydrauliques.
Ces savants ont reconnu que l'état de la silice exerce une grande înduence sur la qualité d'une chaux hydraulique et turss production. En effet, la silice en gelée, calcinée avec do carbonate de chaux, donne une chaux hydraulique d'une ionne qualité. Le cristal de roche, nu contraire, réduit en 'joodre et calciné avec du carbonate de chaux , produit une rfaux maigre qui n'est nullement hydraulique. La silice, leile ^'elle se trouve dans Targîle, est dans un étui Tavorahle à la production des chaux hydrauliques.
Les meilleures chaux hydrauliques contiennent de lu silice, ie la chaux , de la magnésie ou de l'alumlEie.
La solidification d'une chaux hydraulique doit Hre attribuée s la formation d'un silicate d'alumine et de chaux ou de magoésie et de chaux, qui se combine avec l'eau, et produit un hydrate excessivement dur et insoluble dans l'fMu. Le durcissemenl de la chaux hydraulique peut donc t^tre comparé à <^lui du plâtre cuit, qui se combine aussi avec l'eau pour former un hydrate solide.
On doit avoir soin , en préparant une chaux hydraulique , de ne pas calciner le calcaire à une température trop élevée ; le silicate double éprouverait dans ce cas une sorte de frille, "s s'hydraterait plus dans son contact avec l'eau, et donnerait "np chaux maiprc non hydraulique.
CIMBlfT E<»IA|M*
Le ciment romaiii est produit par h caldnation de certains calcaires très argileux . Il acquiert une excessive dureté après avoir été plongé dans l'eau pendant quelques nùmites seulement. Cette propriété si remarquable suiBt pour faire distinguer ce ciment des autres variétés de chaux hydrauliques.
Le ciment romain a été fabriqué pour la première fois à Londres en 1796, en caloinant un calcaire qui contenait 30 pour 100 d'argile.
Plus tard, on démontra que des galets venant de Boulogne avaient beaucoup d'analogie avec le calcaire à ciment romaiQi et M. Lacordaire, ingénieur des mines, trouva en Bourgogne un ciment qui ne le cède en rien au ciment romain pour 11 dureté et la résistance.
CHAUIL HYDRAULlQUe AKTiriQIELLe.
M. Vicat a été amené par ses travaux sur la chaux hydraulique à créer la fabrication de la chaux hydraulique artilcielle. D'après cet habile ingénieur, on peut obtenir des ehaai hydrauliques artificielles en calcinant des mélanges de carbonate de chaux et d'argile.
On prépare la diaux hydraulique artifleielle , dans les environs de Paris , en délayant dans de Teau un mélange de 1 partie d'argile de Passy et de h parties de craie. Ces matières scKit mêlées par une meule verticale qui tourne dans une auge circulaire ; on en ferme une bouillie qu*oo laisse ensuite écouler dans des bassins en maçonnerie. Il se produit bientôt un dépôt avec lequel on forme de petites briques qui sont d'abord séchces à l'air et soumises à une calcination modérée. La chaux hydraulique ainsi préparée ne foisonne
MOHTIF-Itli HÏIlHAlLlylKS. 54?
^e lies «Iciix tiers de <>()n volume quand on la mal dan» l'eau, tandis que la chatis gras^^e, dans son ronlnct nve(^ l'eau, triple taviron de volume; elle se dissout roniplétement dans les irïdes comme les cliim\ hydrauliques naturelles. |! Les qualités des chaux hydrauliques artificielles de H. Vicat Itait constatées maintenant par dt>s expériences faites en ||nnd ; car ces rhaus ont été employées dnns toutes les con- Itrurtîons hydrauliques du cHnuI Saint-Martin.
I M. Vieat, en enrichissant l'industrie d'un e<[cellent projdédé pour la prêparaiioti des chaux hydrauliques artificielles,
II prouvé en mCme lenips que la France possède, dans un Mlnd nombre de localilés, des calcaires argileux qui peuvent ■umir par la calcinalinn des chaux hydrauliques de bonne
Mlité.
Mit)
HOHTIKHS inlinÂl^LIUlKS.
Leii morliers hydiauliques sunl des mélnugesdechauieldfl 4Miereiilt-s suhslancei.qui juuii>senl de lu propriété de se loli- Hfier dans leur contael avec l'eau, comme les chaui bydriu- BqueB.
Cerlainii eorpii lolitlea, mélangt» aux chaux hydrauliquea, •'exercenlquepeu d'inilueuce sur leur solidiilcut ion; d'autres, au contraire, ont la propriétii d'augmenter lu qualité des duus moyennement hydrauliques, et peuvent même, dans Wlaine eus, rendre hydraulique» de« chaux grasses.
Les substances que l'oit méinngu au\ diiïérenles chaux, daoi ')■ confection des mortiere, peuvent donc éti'e divisées en ma- Jf^TM inertes et maliéret énergiques.
Les matières inertes sont les cailloux, les sables, etc. •*^'-ngées à In rliaux grasse, elles ne iiindilient en rien son HUoa sur l'eau; M. Vic«l pense cependant que le sable, t^imiA an chtns hydnuUqgM, peut augmenter leur oohéafcH).
1^ UtXkVX. '^^l
Pitmu l<*s siibslances ciiergifiues <)onl \e in»-l«ïig<^ awc la L'imux ]>tiul ])ruJuirr dt-s iiiurlîers liydrauliques, il Tiut placer, l'n itremièrf ligne, les produiU vulcaiiiijiies r|(ii {lorlent le iiuii) lie pauifolanf».
Les pouzzuiaiii», i|ut furent découvertes par tos RomaJu prés du Vésuve, aux environs de l'uuzzoles, ont la propriclc du se combiner leuteiiieiil sous l'iullueuce de l'eau avec la eliaui grasse, et de funner oinsî d'excellcnU mortiers hydrauUqu». Les consLruetiuns rnninines ont dû leur solidité à l'einj^JB mortiers funiiés de eliaux cl de pouzzolanes.
Les sulntanee» pseiido'Volcaniques, telles que les niatiém résultant des houillères eailirasée!«, les ar^Ies cuites, le> tripolis, leâ lave», se ronipurlcut, en présence de la eliaux crasse, comme les pounzolnnes. Certains produits artilu-ieU peuvent rendre aussi hydraulitiue la cliaux grasse: ce sont les débris de tuiles, de bnques, de poteries de grès, etc.
Les pouzzolanes jouissent du In propriété curieuse d'absoriier la cbaus tenue en dissolution dans l'eau, et l'on gieut àm d'une manière générale qu'une pouzzolane est d'autant plu! énergique qu'elle abwrbe plus de obaux. Les pouzzolanes qui conviennent le mieux à la confection des mortiers hydrauliques se laissent facilement attaquer par l'acide snlfurîqtjf.
Ondonnt- le nom de béton à des mélanges de mortier hvdriulique et defrngmenlsde pierres. Le Ih'Ioii, si uljtemeiil cnipluy^ dans les constructions liydrauliques, permet d'entreprendredes travaux que l'on considérait autrefois comme inexécutables. L.' U'ton se solidifie au bout d'un certain temps et prend exactement la forme de l'enceinte où on l'a renfermé. On fait varier la conqiosition du béton suivant les usages auxquels 0(i le destine; il e<t ordinairement formé d'un volume de mortier
MitTICb. 2ii
•t i\f deux volumes ilt> pierraille. Le mélange d*s malièrcii H fail à hrns ou nu moyen dos macliines ordinaires ilo trituration.