‹ Notions générales de chimieChapitre 73 sur 130 · EXTRACTION ])V FER · texte numérisé non relu

EXTRACTION ])V FER

Prëiyumiioii ûtm iiilneralfl. — Les mines terreuses ne sont pas soumises au grillage ; on se contente de les laver à la pelle, dans un courant d*eau, ou au palouillet.

Le patouillet se compose d'une caisse de bois ou de fonte, dont le fond est demi-cylindrique. Un arbre mis en mouvement par une roue hydraulique, et garnie d'anses de fer, agile le minerai au milieu de l'eau qui se renouvelle continuellement; fmnd le lavage est terminé, on ouvre un des côtés de la caisse : Teau qui a servi au lavage s'écoule aussitôt.

Les mines en roches sont souvent grillées. Cette opéralion a pour but de rendre le minerai moins dur, plus poreux, plus facile a réduire, et d'expulser l'eau et l'acide carbonique qu'il renferme.

On peut exécuter le grillage en tas à l'air libre, ou dans des enceintes de maçonnerie, ou bien dans des fours continus semblables au four a chaux.

Miihmdm mmtmMmme, — La méthode catalane a pour résultat de donner immédiatement le fer, sans passer par la fonte.

Le minerai n'est soumis à la réduction qu'après avoir été préalablement grillé.

' Les fourneaux dans lesquels s'opère la réduction sont des ereusets rectangulaires, revêtus de plaques de fonte épaisses, dont le fond est formé d'une pierre de grès réfractaire.

Pour rendre la combustion énergique, on fait arriver, au moyen d'une tuyère de cuivre, un courant d'air dans le creuset.

La machine soufflante que l'on emploie se compose d'une conduite percée de trous, dans laquelle l'eau tombe avec rapidité et entraîne dans sa chute une certaine quantité d air,

li est ensuite repoussée par l'eau dans l'intérieur du creuset. combustible est généralement le charbon de bois.

On cortimence pur introduire dans le rreuset du i:hnrbnn iricandesrenl, jus()iraii-<les«u8 de la tuyère, et l'on divise \t rri'U^el en deux |mrti<» su niuyen d'une |>la()ui- do fonle,] b'un cfiti an plarti le minerai , et de l'autre le cliarlion. It 1 combustible e^t toujours mis du fAU- de la tuyère. Lors<]uo k 1 creuset est Hmrgi^, on relire la plaque de fonlc, (|ui avait poo! Lut d'etnpérlmr le mélange du mim>rai et du rliarbon.

Lorsque le chargement est fuil, on donne le vent d'tbaril avcr précaution, et ensuite aussi fort que possible.

L'ouvrier doit alors remuer la musse avec un crochet; ■ un certain moment de l'opération, il laisse écouler les scories, el lorsqu'il juge que la réduction est complète, il ramasse Itt grumeaux de fer disséminés dans la matière agglutinéi?, « forme une masse appelée loupe, qu'il enlève et qu'il porte sous un lourd marteau que l'on nomme martrau fronlal. U ' le fer est battu à coups de marteau, puis divisé, au moyra M j forts couteaux, en lopins qui sont forgés et étirés en barrei. I

Le procédé des forges catalanes donne du fer nerveux * ' bonne qualité, mais il ne peut s'appliquer qu'aux mioenit purs el très riclics. Le fer que l'on obtient ainsi est souvent mélangé de petits grains d'acier qui l'empéfibenl d'être lomiDé facilement.

Nous décrirons maintenant le procédé des hauts fouroeiDi dans lequel le fer est réduit en fonte, et qui permet l'exploitation des minerais même très pauvres.

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