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FABRICATION DE LA FOKTB

Le traitement des minerais de fer dans les hauts fourneaux exige un foiulage complet : le fer réduit s'unit au carbone, el produit de la fonte qui est fusible; les différentes substances qui forment la gangue doivent elles-mêmes entrer en fusion pour donner naissance au laitier.

Fabrication hg la fontk, 263

Lorsque la gangue d'un minerai est argileuse, on y ajoute, pour la faire enlrer en l'usion, une certaine quantité de cnrboiule de chaux que les ouvriers appellent casline, et qui forme Avec la silice un silicate d'uluuiine et de chaux, fusible à la température élevée du haut fourneau.

Si la gangue est calcaire, ou mélange le minerai avec une lubstance siliceuse que l'on nomme erbue.

Les hauts fourneaux sont garnis dans l'intérieur de briques féfractaires ou de pierres de grès pouvant supporter une température très élevée sans entrer en l'usion.

Leur forme est celle de deux troncs de ciiiie opposés base Jk base, réunis au moyen d'une courbure douce, pour éviter ^SDS l'intérieur du fourneau les angles rentrants qui nuiraient i la marche de la llammc ou à celle des minerais; souvent •Ussi les deux oi)nes sont opposés base à base, sans courbure douce au raccordement (pi, XXI),

Le tirage d'un fourneau ordinaire serait tout à fait insuQilaiit pour produire dans le haut fourneau la température qui doit déterminer la fusion du laitier et de la fonte; on y fait arriver le vent d'une, deux ou trois tuyères à la fois, qui sont alimentées par une machine souillante mue par une roue hydraulique ou par une machine à vapeur.

Un haut fourneau se compose de dilférentes parties qui ont toutes un nom particulier. Pious en indir{uerons ici quelques unes.

On appelle gueulard l'ouverture supérieure du haut fourneau, qui est circulaire ; c'est par le gueulard que se charge le fourneau , et que l'on introduit des couches alternatives de mioerai, de combustible et de fondant.

Les parties du haut fourneau qui se trouvent entre le gueu- Itrd et le creuset portent les noms de cuve, venlrc, étalage».

C'est dans la partie qui est cylindrique, et que l'on nomme ouvrage, que la température est la plus élevée, et que U fonte

et le taitier enlrenl en fu^iun , pour passer ensuite dons le cmuet qui est situé i la |»artie inférieure.

L'ouverture du creuset est lèmidc par une forte pierru qui porte le nooi de dams.

Au-de&sus de la dame est une ouvcrlore par laquelle t'écwile coiiÀliininent le laitier sur un plan incliné.

A cAlê de la dauio se trouve un canal qui va du fourneau W solde l'atelier, et qui sert à conduire la fonle lorsqu'an fait la catilét. Pendant la réduction, le trou de coulée est ferme par un lamjwn d'argile mélangée de [luussiur de charbon.

La Ibnie vient s'éeouler dans des moules de sable, et forme une masse qui |iorte le nom de gueuse. Dés que lu gueuse c«l coulée, l'uuvrier a soin de la recouvrir de sahle (lour rendre son refroidisseuieiit plus lent.

La luyêre est l'ouverture par laquelle l'air pénétre dans le fournCiiu ; elle se trouve au-dessus du creuset.

On donne le nom de 6M5if â l'eNtrèmilé du conduit d'air. Comme la buse doil supporter une température très élevée, on l'entoure souvent d'une enveloppe dans laquelle on fait circuler i un courant d'otiu froide ; on peut alors l'exposer â une lemjiè* I rature d'un rouge blanc sans qu'elle entre en fusion.

On ne coule In fonte que toutes les douze ou vingt-quatre heures. Ce temps varie avec la hauteur du fourneau et les dimensions du creuset.

L'enveloppe extérieure d'un haut fourneau , appelée «hraiHemenl, est traversée par des canaux destinés au dégagement de l'humidité, ce qui évite les fendillements dans U construction.

Le fourneau se charge par le haut ; on construit un chemin i[icliné qui sert à monter le minerai et le combustible sur la plate-forme. Souvent aussi on adosse le fourneau à une hauteur, en ayant soin de l'isoler du sol pour éviter les infiltralions d'eau.

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