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SULFURE DE PLOMB

Le sulfure de^ plomb, appelé ordinairement jfaZ^ne, est le minerai de plomb le plus commun et le seul que l'on exploite pour en retirer le mêlai.

La galène est d'un gris bleuâtre métallique, très éclatant. elle est fragile. Ses formes cristallines dérivent du cube. Elle est moins fusible que le plomb ; on ne peut la maintenir en fusion dans des creusets de terre, parce qu'elle les traverse en formant du silicate de plomb. La galène se décompose en partie par la chaleur ; une portion se volatilise, et il reste du s()ii>' sulfure de plomb ; elle se volatilise dans un courant de ga/

L'hydrogène lui enlève son soufre sous l'influence de la chaleur; la vapeur d'eau la décompose en formant de Facidi' sulfureux, de l'hydrogène sulfuré, et laisse le plomb métallique.

Le grillage transforme la galène en un mélange d'oxyde de plomb et de sulfate ; il se dégage de l'acide sulfureux.

Plusieurs métaux, tels que le fer, le cuivre, le zinc, l'étain, réagissent, sous l'influence de la chaleur, sur la galène et la rlecomposénl : le fer en sépare le plomb à Tétàt de pureté.

ta lilhaige décompose fariieniLmt le siill'iirc de plomb sous rinflueiicc de la chaleur, et produit de l'acide sulfureux et du plomb métalliquu.

Un mélange de galène et de sulfate de plomb, exposé à la tpéralure rouge, donne de l'acide sidfureu\ eL du plomb. 95 deux dernières réactions servent de base à \a métallurgie M^lomb.

toanseM. — On se sert principalement du suHure de plomb It eslraire le plomb mélallitpip. Les potiers de terre l'Cmmt sous le nom A'alqvifoux pour vernir leurs poteries. 1 distingue deux variétés principales de galène : le sulfure Dcllaire à grandes et àpelites facettes et le sulfure compacte, & galène à petites facettes est toujours plus riche en ar- !nt que celle dont les cristaux sont volumineux.

;aiiiio>atk w. i'lomb.

\e carbonate depliind) csthlunr, pulvérulcjil, insoluble dans

lu, sensiblement soluble dans l'acide carboniipie ; il est dé-

nposé par la chaleur, dégage de l'acide carbonique, et

tee nn résidu de protoxvde de plomb. Lorsqu'on le chaull'e

contact de l'air à une tempéraluri' insuOtsante pour fondre

protoxyde de plomh, on le transforme en une espèce de

nium , d'un rouge très vif, que l'on nomme mine orange.

9<e carbonate de plomb est employé en peinture , et purte

inoms lie hîane df plomb, de c^rmeet de blanc d'argent; il

Rallie la hase de Iniiles les peintures à Thnile. (In le mélange

dins ce cas avec des huiles siccatives telles que l'huile de lin.

La cérusc broyée avec de peliles qutmtitt^ d'huile produit

lastic des vitriers. Un mélange à parties égales de cérusc,

ninium et d'huile de lin, forme un mastic qui acquiert A la

u« la dureté de U pierre.

29A MKTAtX.

Fabrleat&oiB . — Un prépare la céruse a Clichy, dans h fabrique de M. Koard, par une méthode due à M. Theiiard; elle consiste à faire arriver un courant d'acide carbonique Aam une dissolution de sous-acétate de plomb ; le carbonate de plomb, qui est insoluble, se précipite.

On donne le nom Aq procédé hollandais à un mode de fabrication de la céruse qui a été importé de Hollande en France. et qui est surtout employé dans les environs de Lille et de Valenciennes.

Pour produire la céruse par ce procédé, on introduit dans des pots de grès vernis à l'intérieur une petite quantité k vinaigre de basse qualité (vinaigre de bière, d'orge fermenlée, etc.).

Les pots portent dans leur intérieur un rebord sur lequel vient reposer une feuille mince de plomb roulée en spirale. On les range les uns à côté des autres dans de grandes cases de bois, et on les recouvre tous de lames de plomb. Ces pots sont placés sur une couche épaisse de fumier de cheval, et Fou dispose ainsi alternativement, dans une hauteur de 5 à 6 mètres, des lits de fumier et des rangées de pots.

Bientôt le fumier entre en fermentation; la température s'élève graduellement et peut atteindre jusqu'à 100"; il s<' dégage des quantités considérables d'acide carbonique. Ik> courants d'air sont ménagés avec soin dans les angles dt'^ cases, et les lames de plomb se trouvent bientôt exposées <^ l'action de l'air, de l'acide carbonique et des vapeurs de vinaigre qui se dégagent des pots en raison de l'élévation de teni" pérature de la masse.

Le métal absorbe l'oxygène de l'air et l'acide carbonique'' du fumier sous l'influence de l'acide acétique, et au bout d^* quelques semaines, les feuilles de plomb sont presque coni^ plétement transformées en céruse.

On détache facilement les écailles de céruse par le choc -*

OQ eii pki]fUit plusieurs fois les lames de plomb sur elles-

iQémes. On broie la céruse soil à sec , soit avec de Keau ; on en fait une pâte molle homogène qu'on dessèche d\ibord en l'introduisant dans de petits pots do terre très poreuse, et en la portant ensuite dans une étuve.

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