ALLIAGES DE CUIVRE ET DB ZINC
Les alliages de cuivre et de zinc sont employés en granJ** quantité dans l'industrie, leur prix est moins élevé que celu^ du cuivre. On leur donne les noms de latVon, cuivre jaun^» or de Manheim, tombac^ pinschbech^ métal du prince Rober^^ similor^ chrysocale.
Lcxiiio, eli s'altiantaucuivi-e, un iiùlil la l'ouleur; employé certaines proportions, il lui cunimiiiiique la teinte de l'or; proportions plus grandes, il lui donne uni! couleur d'un le verdàlie ; quand il enire pour plus de moitié dans l'alliage, il le rend gris-blcuàlre.
Ces alliages ont, en général, des densités plus grandes que Jt moyenne des densités des duux métaux qui les consti- IKiil. lU sont plus FusUiles que le cuivre. Quand le laiton esl l'ondu au contact de l'air, une partie du M s'oxyde; en enlevant la couclio d'oxyde qui se trouve à tsurface du bain, on peut ainsi oxyder (oui le zinc. Les alliages qui contitiniienl le tiers de leur poids de zinc itt très ductiles et malléables à froid, m&h ils deviennent b cassants à chaud'.
On ajoute queiquerois û ces alliages une certaine quantité Éb plomb pour leur donner de la séeberesse, et les empeser de graisser la lime ; l'addition de l'étain les durcit.
Le bronze, ou airain, esl presque toujours un alliage de
oSvreet d'élaiii ; mais souvent on y introduit une petite quan-
i de fer, de zinc el de plomb, et l'on obtient ainsi des al-
s qui se rapprochent du laiton ordinaire.
wLe bronze était employé pur les anciens pour la confection
I instruments aratoires, des armes, etc., avant qu'ils con-
**Sssent le fer et l'acier.
Cet alliafie sert îuijchunl'hni |ioui' faire des canons, des Hoches, des statues, des objets moulés, des timbres d'horlo AHC) des miroirs de télescopes, etc.
FtiB bronze est plus dur et plus fusible que le cuivre, il
*."— vde moins facilement à l'air que ce métal. Sa densité est
I grande que la densité moyenne des métaux dont il est
300 MKTAUX.
Lorsqu'on maintienl le bronze fondu au contact de l'air, rétain s*oxyde beaucoup plus rapidement que le cuivre, et rc dernier métal finit par rester pur. On peut encore séparer li^ cuivre du bronze en le mêlant avec une certaine quantité du même alliage préalablement oxydé.
Les alliages de cuivre et d'étain ont une grande tendance à se décomposer par liquation. Ils se séparent, même pendant la fusion , en deux alliages : Tun avec excès d'étain, qui surnage et qui est très fusible ; Tautre plus lourd et qui esl très riche en cuivre. La liquation qui a lieu pendant le refroidissement des alliages de cuivre et d*étain prouve qu il est impossible d*obter!ir de grandes pièces de bronze homogènes. Cet inconvénient est très grave dans la fonte des canons de bronze ; car la pièce étant formée d'alUages de fusibilités différentes, après un certain nombre de coups, il sV établit des logements ou sifflets qui nuisent à la solidité de la pièce H à la justesse du tir.
M. d*Arcet a reconnu que le bronze présente la pK'priété curieuse d'acquérir par la trempe assez de malléabiliH' pour pouvoir être travaillé au marteau ; si on le laisse refroidir lentement en le soumettant au recuit, il devient dur. cassant et très sonore. Les arts utilisent cette propriété dii bronze dans la fabrication des tamtams, des cymbales, des médailles, des monnaies. Les objets de bronze étant une foi^ coulés, sont trempés, et peuvent alors être soumis à l'action du marteau, du tour, ou frappés au balancier; on leur rend ensuite leur dureté par le recuit.