‹ Notions géométriques sur les mouvements et leurs transformations: ou, Éléments de cinématiqueChapitre 12 sur 39 · CONTINU EN BEGTILIGNE CONTINU · texte numérisé non relu

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temps, à mesure de son passage aux diverses stations, le train y avait laissé une voiture venant de Blackwall. La vitesse moyenpe de la marche était de 42 kilomètres à l'heure.

Le train descendant procédait d'une manière analogue.

60. Des grues hydrauliques. — On obtient aussi la transformation du mouvement rectiligne en un autre mouvement du même genre dans une direction quelconque , au moyen d'un appareil fort employé dans les grands magasins pour Télévation des fardeaux.

Un cylindre AB, contenant un piston C, communique à volonté par un robinet D à deux eaux avec un réservoir su-

périeur et avec un réservoir inférieur. A la tige du piston est attachée une chaîne ou une corde qui agit sur un tambour auquel elle communique un mouvement de rotation dans un sens, quand le piston la tire et qu'elle se déroule de la surface du tambour. L'axe de ce premier tambour en porte un second habituellement plus grand , sur lequel s'enroule une corde qui, directement ou indirectement, par des renvois de poulies, transmet au fardeau à élever un mouvement vertical, dont l'amplitude dépend des rapports établis entre les diamètres des tambours.

Quand le fardeau est arrivé à l'étage où il doit être reçu, un ouvrier, ou quelquefois même un organe de la machine, change la position du robinet à deux eaux , et permet ainsi à Teau qui a poussé le piston de s'échapper vers le réservoir inférieur. Un contre-poids qui a été élevé dans la course

précédente 9 oblige alors le piston à rétrograder, et ramène en même temps les chaînes élévatoires à leur position primitive.

Quelquefois le contre-poids est supprimé, et l'appareil, permet à Feau d'agir alternativement d'un côté et de l'autre du piston.

et. La poulie. — La poulie est une machine simple, qui sert souvent à transmettre ou à obtenir un mouvement reclilîgne continu, au moyen d'un autre mouvement rccliligne continu. Elle est formée d'un plateau plein ou évidé, en bois ou en métal , dont la circonférence extérieure est creusée suivant un profil circulaire, qui forme ce qu'on nomme la gorge , sur laquelle on passe une corde ou une chaîne. Le centre de la poulie est traversé par un axe, ordmairement en métal, et qui porte par ses deux extrémités cylindriques, nommées tourillons^ sur des supports ou coussinets de même forme.

On distingue deux sortes de poulie : la poulie fixe , telle que celle des puits , des tire-sacs des greniers , du sommet des chèvres à élever les fardeaux, etc. Tantôt l'axe fait corps avec la poulie et tourne avec elle ; d'autres fois, la poulie est percée d'un trou appelé œU , qui est garni d'une boite métallique , si la poulie est en bois. Cet osil est traversé par un boulon en fer qui sert d'axe.

La poulie fixe est souvent supportée par une ferrure appelée chap$^ au moyen de laquelle on la suspend à un point fixe , et qui se bifurque inférieurement en deux branches, que traverse l'axe de la poulie. Là branche supérieure de la chape reçoit un crochet qui la traverse, et qui est terminé inférieurement par une tète eu goutte de suif, ce qui permet à la poulie de tourner librement autour de ce crochet.

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La poulie fixe sert à enlever des fardeaux , à tirer l'eau d'un puits ; et l'effort exercé de haut en bas par rtaomine qai agit sur la corde du puits fiiit monter le seau de bas en haut précisément d'une quantité égale à la longueur de corde tirée par l'homme* Les chemins parcourus par les points d'ap^ jilication de la main de V homme et par le seau sont donc égauw* Il en est de même dans la machine appelée ^oni9«^ qui sert à enfoncer les pieux. Les chemins parcourus par les points où les hommes appliquent les mains sont égaux à celui dont le mouton s'est élevé.

Dans ces appareils, lorsque le mouvement est uniforme, les chemins parcourus dans le même temps étant égaux , il en est de même des vitesses.

68. La poulie mobUe se compose d'une poulie supportée* par la corde qui passe sur sa gorge, et dont la chape pend en dessous, et soutient par son crochet, un poids que l'on veut élever ou supporter. L'une des extrémités de la corde est habituellement attachée à un point fixe a. Les anciens réverbères des villes étaient ainsi suspendus à des poulies mobiles, au moyen

desquelles on les élevait ou les abaissait à volonté, n faut remarquer que, dans le mouvement de la poulie

-mobile , le corps ou le fardeau s'élève dans le sens où le brin ci est tiré; mais que la longueur de corde qui est tirée, et qui passe sur la poulie, est toujours plus grande que la hauteur dont le fardeau monte. Lorsque les deux brins de la corde sont parallèles et verticaux , le chemin ou la hauteur par^ courue par le fardeau n^est que la moitié de la longueur de corde tirée ou du chemin parcouru par les points d^applicaXion des

mains de Vhomme qui agit sur la corde. Le même rapport

existe entre les vitesses des points d'application des mains de l'homme sur la corde et celle d'ascension du fardeau.

Quand les deux brins de la corde sont inclinés , Vélévation du fardeau est égale à la moitié de la projection verticale de la longueur de corde passée sur la poulie , et la vitesse d! ascension , dans le cas du mouvement uniforme ^ est égale à la. moitié de la projection verticale de la vitesse des points du brin qui passe swr la poulie.

63. des moufles et des palans. — On nomme moufle la réunion de plusieurs poulies dans une même monture

appelée chape. Les palans se composent de deux moufles renfermant un môme Nombre de poulies. L'une des moufles est accrochée ou amarrée à un point fixe , et l'autre est mobile ou accrochée à l'objet que l'ourveut élever ou tirer.

Le cordage s'attache à un anneau ou crochet de la moufle, fixe, et s'enroule successivement des poulies de la moufle mobile à celles de la moufle fixe. Les bj-ins qui passent sur les poulies s'appellent les cou^ rants ; le brin libre sur lequel on tire se nomme le garant. On dit qu'un palan est équipé à 4, 6 ou 8 brins, selon que le cordage passe sur deux, trois ou quatre poulies de chaque moufle.

Lorsque l'on tire sur le garant , le fardeau s'élève , et chacun des courants se raccourcit précisément de quantités égales à la hauteur d'élévation du fardeau, ou au chemin qu'il parcourt. Par conséquent le garant s'allonge de toutes les longueurs partielles dont chacun des courants se raccourcit ; et le chemin parcouru par le point

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