ALTERNATIF EN RECTILIGNE INTERMITTENT
monter. Généralement, pour qu'il n'y ait pas d'interruption dans le vent, il convient, s'il n'y a que. deux pistons, que chacun agisse et refoule l'air pendant un peu plus de la moitié
plus réserver —
de la demi-révolution soit — . Il faut de
de la demi-circonférence pour le raccordement de la courbe de montée et de la courbe de descente. La levée étant donnée et l'arc de cercle à développer devant lui être égal en longueur, on aura donc, en appelant toujours r le rayon de cet arc.
d'où
il. 3.
\kr=ih;
ce qt(i donnera le rayon cherché.
On développera le cercle de ce rayon sur ~ de sa demi-
circonférence, en laissant la partie correspondante au premier dixième pour le raccordement des deux courbes ; on conservera les onze autres pour la courbe de montée. Gela fait, il faudra tracer une courbe de descente qui soutienne et dirige le piston dans son mouvement , afin de l'empêcher de
retomber trop brusquement. Cette
courbe correspondant aux r^ de la
demi-circonférence à.partir de l'extrémité de la courbe de montée,, et à une hauteur de chute égale à la levée /i, on la tmcera par la méthode du n" il«, de façon que le piston descende de hauteurs égales pour des arcs égaux, et l'on raccordera ensuite , par dès
arcs de courbe convenablement tracés, les courbes de
montée et de descente, de façon que le changement de sens
du mouvement ne soit pas trop brusque.
Il y a lieu dans le cas actuel de placer au bas de la tige du
piston une roulette d'un assez grand diamètre pour dimî-
nuer le frottement, et alors on substitue à la courbe dont on vient d'indiquer le tracé une autre courbe formée par l'enveloppe de tous les cercles tracés des différents points de la première comme centres avec un rayon égal à celui de la roulette.
Nous n'avons donné ces détails que pour montrer comment on devrait s'y prendre pour remplacer des cames mai construites par un tracé -èonvenable, si l'on voulait utiliser des soufflets ou des appareils analogues existants : car, ainsi que nous l'avons fait voir aux n*»' ii5 et suivants, tous ces dispositifs de cames, et en particulier ceux qui transmettent plus ou moins rapidement un mouvement uniforme, offrant des inconvénieuts qui deviennent d'autant plus graves que les pièces à mouvoir sont plus lourdes, on doit en restreindre l'usage à des organes très-légers el adopter pour les machines soufflantes d'autres dispositions.
De la transformation du mouTement reetlU^e alternatif en reetllfigne Intermittent.
147. Sonnette à enfoncer les pilots. — Cet appareil, employé dans les constructions au battage des pieux, offre un exemple d'un mouvement rectBigne aUematif transformé en un autre mouvement de même espèce, mais en sens contraire; les hommes employés à la manœuvre agissent sur des cordages appelés tiraudes^ et amarrés autour de l'extrémité du câble; celui-ci passe sur une poulie et soutient par son autre extrémité un corps pesant, nommé mouton^ que l'on élève à une certaine hauteur au-dessus du pilot à enfoncer. Le plus souvent le mouton est suspendu à une espèce de tenaille appelée écrm>issey qui, par l'action d'un arrêt placé à une hauteur convenable, s'ouvre et laisse tomber le mouton sur le pilot. Afin que, dans sa chute et après le choc, ce mouton ne dévie pas de la verticale, il est armé de deux oreilles, qui sont guidées entre des coulisses ménagées aux hanches de la
ALTERNATIF EN RECtlUGNE INTERXITTENT. 175
âoimelle; après chaque coup on laisse redescendre l'écre^ lôsse, qui doit être disposée de façon à saisir d'elle-même l'anneau du mouton.
£48. Fowfon ft «opewr.— M. Nashmîlh, habile constructeur anglais, a remplacé dans ces derniers temps l'appareil incommode et lent de la sonnette par un mouton à vapeur ou marteau à pilots, qui apporte dans l'exécution des travaux une immense économie et une grande perfection.
La machine se compose d'un bâti en fonte qui se place SKur la 4Me du pilot à enfoscer, et sert i la fois de support an cylindre à vapeur et de guide au mouton; il résuite de cette disposition que tout l'appareil est supporté par le pilot luimême, et descend h mesure qu'il s'enfonce. Les tuyaux qui conduisent la vapeur de la chaudière au cylindre sont arti^ eolés d'^ne manière ingénieuse, et permettent à celui-ci de suivre la msrcfae du pilot.
La vapeur, introduite sous le piston au moyen d'un tiroir, soulève le piston, sa tige et le mouton ; puis, quand elle s'é« ehappe dans l'air, die leur permet de ret<»iiber sur la tête -do piiol. La facilité que Ton a de régl^ à volonté la durée de cette introduction permet de varier selon le besoin la longueur de course et la hauteur de diute des pilots; mais en générai l'idée fondamentale qui a présidé à la construction de cet instrument a été de limiter la hauteur de chute et d'afugmenler l'effet par Pacdroissement du poids du mouton. Entre autres avantage itnportants, on y trouve celui de ne pas déformer la tête des pilots comme avec les anciens moutons à sonnette.
Dans un appareil de ce genre, employé en 1845 à Devenport, au battage de pilots de 1 4 à 20 mètres de longueur et 0"",35 à 0",40 d'équarrissage, la charge portée sur le pilot, y compris le cylindre, le guide et le mouton, pesait 7000 kilogrammes;lemoutonseul pesait 3000 kilogrammes; il battait moyennement 60 coups en 1 minute. Dans un sol de dureté moyenne on employait 20 minutei pour mettre le pilot en
place, 2 à 3 minutes pour renfoncer de 7 à 12 mètres. Dans une journée de dix heures on a enfoncé jusqu'à 32 pilots; mais le nombre moyen était de 16 par jour,
149. Machines apercer et à découper à action directe. — On se sert depuis plusieurs années avec succès, pour percer, pour découper, pour estamper, de machines à vapeur dans lesquelles le mouvement alternatif est directement transmis du piston, ou à l'aide d'articulations, à l'outil qui doit opérer.
De la transférmatlon du monTement reetiiigne alternafif en reetiligne alternaUf .
150, Des mouvements de sonnettes. — Lorsque Ton veut transmettre un mouvement rectiligne alternatif à de grandes distances et dans un plan différent de celui dans lequel il est produit, on se sert du* dispositif très*connu du m^ouvement de sonnettes, qui se compose simplement d'une équerre à branches égales ou inégales tournant autour d'un axe placé au sommet de l'angle droit; et, pour changer de direction, on a soin de placer les axes alternativement dans la direction verticale et dans la direction horizontale. Pour assurer la tension constante des fils de fer qui réunissent les branches de deux mouvements consécutifs, on interpose sur leur longueur des ressorts en spirale ou à boudins en laiton.
Les chemins parcourus par les' extrémités des équerres sont entre eux comme les côtés de ces équerres.