LES CIVILISATEURS. AM
les pistes de puits en puits, d'oasis en oasis. Savamment, le colonel Sadorge explique les difficultés, les chances, la nécessité de l'entreprise. De Colomb-
Béchar, ce rail doit s'allonger vers Tosaye, en aval de Tombouctou, dans le vieil empire de Gao.
Le soir, on reprend ces propos, sur la terrasse, à l'heure où le soleil s'immerge dans les vapeurs de l'horizon ; à l'heure où les rayons dorent enfin, plus qu'ils ne les dessèchent, les pyramides hérissées de Djiiiguer-Ber et de Sankoré, le pinacle de Sidi-Yahia, les rebords des toitures plates, et la crête de tous les murs qui, progresgivement, s'obscurcissent. Quelques minutes, la ville reste ainsi; mi-partie or et ombres. Vers le ciel apaisé, un peu gris, les lignes de faîte resplendissent,* tandis que la vie du peuple devient ténébreuse dans le dédale des rues, jusqu'aux espaces mauves du désert.
Une vapeur lilas monte des fonds. Elle noie les dunes, au loin.
Alors, la ville de terre dorée, d'ombres fauves, la ville aux façades marocaines, puniques, égyptiennes, étrusques et latines suggère tout ce que nous suppo-* sons de l'ancienne vie méditerranéenne, de ses peuples en tuniques, en toges, de ses peuples à grands plis, qui se meuvent là, sous les cris aigus des enfants et des passereaux.
Bientôt les ors qui persistaient aux faîtes se ternissent. Ils se cuivrent. Ils deviennent orangés comme la poussière qui s'élève avec la brise. La ville blonde
des régions fructueuses de députés, ministres, n'^vs rapports du commandant ne savaient pas! » Il en leinent de France! . . .
N'importe. On rest
Dans le Sahara droit, devant lui, 1?
la fatigue Ta épm comme si la têt^ encore plus loir, relèvera plus. i lorsque le br, mal prend ^ tend le couir Alors le DT et, douces^ sans mv
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