Monographie de la cathédrale de Chartres, t. III, p
2. Histoire de Chartres, par de Lépinois, t. 1, p. 542. Le métier de cirier était très lucratif au moyen âge à cause des offrandes de cierges et torches de cire que les pèlerins faisaient à l’autel de la Vierge. Les étaux du cloître sur lesquels on vendait les cierges avaient une assez grande valeur dès le XIL siècle, car, vers 1129, le couvent de Saint-Père trouva 7 livres 10 sous d’un étal qu’il possédait près de la porte principale de Notre-Dame. Id. p. 522.
Assise sur tin trône et vêtue d’une double robe d’azur richement brodée, la tête couronnée, la Vierge tient Jésus sur ses genoux. Celui-ci, portant le nimbe crucifère,, bénit de sa main droite et tient un livre de sa main gauche; quatorze anges rendent des hommages h Marie, six l’encensent, deux l’éclairent, deux la prient et quatre supportent avec des colonnes le trône sur lequel elle est assise.
Le nom donné à cette Vierge n’est point celui de Vierge à la belle verrière , mais celui de Vierge bleue, à, cause de la couleur qui domine dans ses vêtements. Le peintre-verrier, pour nous rappeler le pouvoir de Marie, a représenté en cinq tableaux les noces de Cana : 1° Jésus se rend avec ses disciples aux noces dé Cana; 2° Marie dit à Jésus qu’il n’y a point de vin ; 3° Marie dit aux serviteurs de faire ce que dira Jésus; 4 7 Jésus bénit trois urnes pleines d’eau; 5° un serviteur apporte le vin miraculeux.
Dans les médaillons inférieurs, la triple tentation de Jésus a sans doute été représentée pour nous apprendre que Marie peut nous aider à triompher des pièges du démon.