CINQUIÈME CANTIQUE
Vierge mère, vous êtes agréable à Dieu, et vous secourez tous ceux qui vous aiment. Sommes-nous accablés, nous crions vers vous, et vous nous soulagez. Ce qui se passe au couvent de Groeninghe, le prouve bien : vous y venez en aide à tous ceux qui souffrent.
Le Français , plein d'orgueil, voulait détruire notre beau pays ; il croyait triompher ; mais votre tendresse veillait sur nous ; près de votre vallée de Groeninghe, vous l'avez terrassé. Qui peut vous résister, ô dispensatrice des grâces ?
Votre tendresse de mère est connue en tous temps: aussi les hommes vous proclament leur mère. Vous avez eu pitié de votre peuple qu'on voulait opprimer. Sur le champ du combat vous êtes forte comme une armée rangée en ordre de bataille . L'ennemi le plus audacieux que peut-il contre vous ?
L'enfer lui-même ne reconnaît-il pas votre puissance ? Il a beau redoubler de rage et de furie; il suffit de lui montrer votre image ; honteux, il prend la fuite.
0 Reine d'une douceur admirable, chacun tombe à vos pieds et publie vos miracles. Soyez-nous toujours propice : venez-nous en aide, car nous vous aimons. Nous voulons chanter vos louanges, comme les anges qui à Groeninghe ont célébré vos grandeurs.