‹ Notre-Dame de GroeningheChapitre 9 sur 13 · QUATRIÈME CANTIQUE · texte numérisé non relu

QUATRIÈME CANTIQUE

Salut, étoile du matin , dont les rayons nous «éclairent ici bas de loin comme de près ; salut, douce Marie, qui guérissez tous les maux, qui soulagez toutes les douleurs.

C'est à vous que les pécheurs ont recours pour ottenir leur pardon ; ceux que la tristesse accable se tournent vers vous, et ils sont consolés.

Tous les chrétiens vous invoquent , et ils attendent de vous leur secours. Que de fois n'ont-ils pas éprouvé la puissance de votre salutaire appui !

Les chœurs glorieux des Chérubins et des Séraphins, et toute la cour céleste , vous louent sans €esse et célèbrent vos grandeurs.

Ne l'a-t-on pas vu récemment à Groeningbe, devant votre image? Elle met en fuite aussi les esprits infernaux.

An pied de votre autel, les sourds entendent, les paralytiques marchent, les aveugles voient.

Aussi, des villes voisines on accourt vers vous, ô mère de miséricorde, et vous arrachez à la mort ses victimes.

Mais pourquoi parler de votre pouvoir , puisque les miracles opérés à Groeninghe proclament votre puissance?

Je viens donc à vous , ô fleur très pure ; mère et Vierge à la fois , exaucez ma prière ; je veux mourir à votre service.

A l'heure de ma mort , accordez-moi la grâce d'une contrition parfaite ; que ma conscience soit pure, et que par votre intercession j'obtienne l'héritage éternel.

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