‹ Notre-Dame de la Fin des Terres de SoulacChapitre 9 sur 39 · FN IR · texte numérisé non relu

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Nous ne garantissons pas cette étymologie.

Nousla. prenons comme la plus obvie, la plus communément invoquée. D’après d’autres savants, le mot Soulac se rattacherait au basque, et signifierait, avec le suffixe ac, un lieu boisé, entouré de forêts. IL est géologiquement prouvé quil y avait des forêts au sud et à l’est du Soulac actuel.

Quoi qu'il en soit de l’origine du nom, Soulac, le pays boisé, le pays des chaumières, protégé par ses grands souvenirs religieux, demeura seul sur ces rives désormais tourmentées, tandis que l'antique Noviomagus est endormi à tout jamais dans le lit des grandes eaux. « À une certaine distance dans la mer, affirme Baurein, les pilotes côtiers retrouvent encore en sondant des restes de cette ancienne ville ©. » Cette ville ensevelie dans les flots cause une sorte d’éblouissement étedemvertige On croirait lire le prophète Ézéchiel annonçant à Tyr son châtiment :

« J'amènerai sur loi l’'abime el les grandes eaux Le couvriront ®). »

(1) Baureïin, tom. I, p. 81. — Cette affirmation de Baurein, écrivain très sérieux, est reproduite par plusieurs auteurs; elle est de tradition courante parmi le peuple. — Jouannet atteste qu'on trouvait souvent des médailles antiques sur la plage, de Soulac au Verdon. (Statistique de la Gironde, t. IE, p.194.)

(2) « Cum. adduxero super Le abyssum, et operuerint te aquæ mullæ. »

Sainte Véronique.

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