‹ Notre-Dame de Malone, N.Y. [microforme]Chapitre 6 sur 6 · RER · texte numérisé non relu

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ue, en ce jour de fête nationale, tes ouvriers laissent leurs boutiques, tes artisans leurs ateliers, tes cultivateurs leur charrue, pour se réunir tous ensemble, revêtir les insignes qui les distinguent, arborer et promener fièrement, à l'admiration et aux applaudissernents de l'étranger, leur drapeau à la fois national et religieux !

«Ch! que tu es belle, société Saint-Jean-Baptiste de Malone !

«Que tu es belle encore, lorsqu'on voit tes membres, ui ne connaissent guère, en général, le superflu, apporter fidèlement chaque mois leur généreuse obole, pour subvenir aux besoins de ceux qui ne peuvent gagner, ni pour eux-mêmes ni pour ceux qui leur sont chers, le pain de chaque jour nécessaire à la vie!

u v’es pas seulement belle, à société Saint-Jean-Baptiste ; tu es

forte comme une ville entourée de murailles: Frater qui tuvalur a fratre quasi civitas munita.

«Tu es belle encore, lorsque, à la mort d’un de tes enfants, non contente de pourvoir avec la générosité d’une mère à tous les frais de l’ensevelissement et de l'inhumation, tu vas, tout en deuil, chercher ses dépouilles mortelles, pour l'accompagner à

l'église et jusqu’à sa dernière demeure, en répandant sur Sa tombe tes larmes et tes prières.

«Que tu es belle encore, lorsque, non contente des secours procurés au malade et à sa famille, et de la pompe religieuse dont tu as entouré sa tombe, tu vas, après lui avoir dit l’adieu suprèrne, frapper à la porte de sa maison désolée, pour déposer comme chose due, et sans humilier personne, entre les mains de la veuve et des orphelins ou d'un père et d’une mère brisés de douleur, cette offrande, que j'appellerai royale, et qu'on ne trou-

verait pas facilement dans les sphères où règne j’opulence. «Oui, tu es belle, à socié*4 Saint-Jean-Baptiste de Malone!

«Sans coute, tu n’es pas, COMME société, le seul ornement de notre ville. J’admire aussi, chez nos concitoyens, soit américains soit irlandais, des associations vraiment charitables ou philanthropiques; mais je le dis avec orgueil, sans crainte d’être contredit: Tu es belle entre toutes tes sœurs, Ô société Saint- Jean-Baptiste de Malone. ‘lu es belle, splendide, ravissante, lorsque tu viens spontanément, avec une piété toute filiale, déposer sur les genoux de ta mère, dans son cœur; tous tes intérêts, tout ton trésor. Alors, du haut du ciel, où elle règne, Notre-Dame abaisse sur toi un regard d’amontr el de reconnaissance, dont le reflet illumine ton front d'honneur et de gloire.

«Oh! que tu es belle, société Saint-Jean-Baptiste de Malone !

«Poursuis donc ta noble carrière, Ô société bénie de Dieu. Va, va consoler les malades, nourrir ceux qui ont faim, ensevelir les morts, prier sur leur tombe, secourir la veuve, les orphelins et les vieillards, enrichir et orner le sanctuaire où Dieu réside. Le

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sante, iliale, as tes règne, nnaisire.

one !

U. Va, ir les ins et de. Le

. pasteur et aux fidèles de Notre-

06 Li champ est vaste, car les douleurs ont u

ne large part dans la vie de l’homme ; mais si Dieu ne t’ on

à pas donné la fortune qui enivre souvent et endurcit, il a fait plus en ta faveur: il a mis des nerfs

dans ton bras, un sang noble dans tes veines, un cœur généreux

dans ta large poitrine. En voilà bien assez pour protéger le faible contre les atteintes de la misère, et pour la recevoir de pied ferme quand elle tentera d’envahir ton seuil et de s’asseoir à ton foyer.

« Longue vie, prospérité toujours croissante tions d'en haut, au nom de la charité et société Saint-Jean-Baptiste de Malone !»

C’est aussi notre souhai la paroisse de Notre-Da qu’au pasteur qui l’ ment et de sacrifices.

Terminons.

Ceux qui, comme nous, connaissent le pasteur et les fidèles de Notre-Dame de Malone trouveront que nous ne leur avons pas rendu justice. C’est vrai; mais il ne s’agit Pas ici d’une justice rigoureuse; et nous avons préféré nous tenir toujours en deçà des limites où commence l

exagération. Du reste, obligé de prendre des notes et de les rédiger au milieu des mille distrac-

tions du voyage, nous comptons sur l’indulgence de tous ceux qui liront ces pages. Telles qu’elles sont, nous les offrons an Dame de Malone, comme un pâle 8ement pour l’avenir, ainsi que le t de notre haute considération.

L'abbé T. A. CHanbonwer.

, Sräces et bénédicde la religion, à la

t, que nous étendons volontiers à toute me ; depuis le plus humble fidèle jusa créée au prix de tant d'efforts, de dévoue-

souvenir du passé, un encoura 8age de notre sincère amitié e

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