‹ Notre Dame de ParisChapitre 40 sur 76 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

QUASI MODO, accoudé, regarde par la Incarne sur la place.

Entre JEHAN FROLLO.

JEHAN FROLLO, entr'ouvrant discrètement la porte.

C'est moi, mon frère!... — Personne! la cellule est vide! Si fait! il y a quelqu'un. — Quasimodo! Pas de danger que le brave sourd m'ait entendu. Mais qu'est-ce donc qu'il regarde avec cette fixité? Hé! c'est la Esmeralda qui danse dans le parvis. — Un bruit de pas. L'archidiacre ! Sera-t-il en disposition de me lâcher quelques écus? Ne nous montrons pas tout de suite, (ii

88 cache derrière un rideao.)

CLAUDE FBOLLO, entrant.

Pourquoi revient-elle danser à celte place? Est-ce pour me braver? — Ce Gringoire est, comme hier, avec elle. Qu'est-ce que cela veut dire? Je le saurai. (Appelant.) Quasimodo! — Il est perdu dans une contemplation bien profonde. Son œil sauvage a une expression singulière. Est-ce que c'est l'Égyptienne qu'il regarde

ainsi? (ll touche de la main Qua.iimodo, qui so relourne.) Quasi-

raodo!

QUASIMODO

Le maître!

CLAUDE FROLLO

Tu vois cet homme, accoutré d'une casaque jaune et rouge, qui tient une chèvre, dans le cercle de celte

danseuse. Tu vas descendre , et tu diras à cet homme que dom Claude Frollo le demande, et qu'il ait à venir sur-le-champ lui parler.

QUASIMODO

Il suffit, (n se diriçe vers la porte.)

CLAUDE FROLLO, l'arrêtant.

Quasimodo I...

Maître ?

QUASIMODO

CLAUDE FROLLO

Tu m'as appelé, hier, sur la place de Grève. Mais il n'était pas en mon pouvoir de te délivrer. Je ne l'aurais pas épargné une minute de torture, et j'aurais compromis ma dignité. Voilà pourquoi j'ai feint de ne pas te connaître.

QUASIMODO, grave et sombre.

Vous avez bien fait, (iisort.)

CLAUDE FROLLO, à lui-même.

Je ne la regarderai plus ! Reprenons mes livres, (n sas-

sicd a la table, puis repousçant ses livres.) Ah ! mon esprit ne peut ,

depuis quelque temps, suivre un problème, j'échoue dans toutes mes expériences. L'idée lise me possède et me flétrit le cerveau comme un trèfle de feu. II suffit donc d'une seule misérable pensée pour rendre un

homme faible et fou!... (Il se lèTO et fait quelques pas ver» la

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