SCÈNE IV LA SAlCIiKTTE, LA ESMERALDA
LA SACUBTTE avec un riic guttural.
Ma! ha! ha! tille d'Egypte! lu vus être pendue!
TABLEAU XI. — L1-: 1>|;T1T SOlLlKli
LA ESMERALDA
Que vous ai-jc fail?
LA SACUKTTE.
Ce que lu m'as fait? ah! ce que tu m'as fait, Égyptienne? Écoute. J'avais un enfant, moi, vois-tu, j'avais un enfant. Une jolie petite lille. Eii bien, fille d'Ésrypte, nn m'a piis mon enfant, on m'a vole mon enfant! Vuilà ce ((ui' tu m'as l'ait!
LA KSMKBALDA.
Helas! je n'étais peut-être pas née alors.
LA SACHETIK.
Oli ! si! tu devais être née. Tu en étais. Elle serait de ton Age. Ainsi!... — As-tu un cœur? Figure-toi ce que c'est qu'un enfant qui joue, un enfant qui tette, un enfant (jui dort. C'est si innocent! Kh bien, cela, c'est cela qu'on m'a pris. La pauvre petite ! pendant qu'elle dormait! Et si on l'a réveillée en la prenant, elle aura eu beau crier, je n'étais pas là ! — Ab ! les mères égyptiennes, vous avez mangé mon enfant! Venez voir la vôtre.
LA ESMERALDA, à genoux, fulla a'elTioi.
Madame! Madame, ayez pitié! Ils viennent. Je ne vous ai rien fait. Voulez-vous me voir mourir de cette boriible façon sous vos yeux? Laissez-moi me sauver. Làchez-moi! Grâce! je ne veux pas mourir comme cela.
LA SACHETTE
Rends-moi mon enfant !
LA ESMERALDA
Grâce !
LA SACHETTE
Rends-moi mon enfant !
LA ESMERALDA
Licliez-moi, au nom du ciel!
LA SACHETTE
Rends-moi mon enfaut!
LA ESMERALDA
Hélas! vous cbercbez votre oufani ; moi, je rheicbe mes parents.
LA SACUKTTE.
Heuds-la-moi. Tu ne sais pas oii elle est? lOli bien! meurs. — Tiens, que jeté montre... Voilà son soulier, tout ce qui m'en reste. Sais-tu nii est le pareil? Si tu le sais, dis-le-moi, et à l'autre bout de la terre je lirai chercher en marchant sur les genoux.
LA ESMERALDA, tressaillant.
Montrez-moi ce soulier. — Dieu! Uieu! (uo la main
qu'elle a libre, elle ouvre le sai-hel qu'elle porto au cou.) LA SACHETTE.
Va! va! fouille Ion amulette du démon!
LA ESMERALDA, liranl ,lu sa.li.-t un petit toulif
Le |iari'il !
Ma tille :
Ma mèi'i