I.A SACHETTE, formidable
Appnicliez 1111 peu! (Les Rons du roi reculent.) TRISTAN.
.\lliins donc! — Mes gens de ginMre! |ieiir iTime femme! Finissons! Le premier qui recule!... tioIs .ie=
sergents d'armes s'avancent résolument.)
h.K SACHETTE,
un cri terrible.
Ail! Attendez! (eIIo sélance hors de la cellule, et va tomber
aux is de Tristan.) Monseigocur! il y a une chose qu'il
faut que je vous dise. C'est ma fille que j'avais perdue. Oui, les Égyptiens me l'ont cachée quinze ans. Je la croyais morte. Figurez-vous , mes bons amis, que je la croyais morte. J'ai tant crié, que hî bon Dieu m'a entendue. Il m'a rendu ma lille. Vous ne me la prendrez pas! — Encore si c'était moi, je ne dis pas; mais elle, une enfant de seize ans ! Laissez-lui le temps de voir le soleil! — Vous t'tes si bous, tous! Vous ne saviez pas que c'est ma fille; à présent vous le savez. — Oh! monseigneur, si vous avez eu une mère, vous êtes le capitaine, laissez-moi mon enfant. Le roi! Vous dites le roi? Cela ne lui fera déjà pas beaucoup de plaisir qu'on tue ma petite fille. Et puis, c'est ma fille à moi! Elle n'est pas au roi, elle n'est pas à vous! — Oh! nous allons nous en aller, dites. Enfin deux femmes qui passent, dont l'une est la mère et l'autre la fille, on les laisse passer. — Vous ne me prendrez pas ma chère petite, c'est impossible! Mon enfant! mon enfant! mon enfant !
TRISTAN, bas au bourreau.
Finis vite! (Lcs sergents d'armes font un pas vers la Esmeralda, restée toute palpitante à l'entrée de la cellule. Elle jette un cri, et s'élance entre les bras de sa mère.)
LA E s M E R A L U A .
Ma mère! ma mère! — Ils veulent me prendre! Défends-moi!
LA SACHETTE, la serrant dans ses bra=, et la couvrant tle baisers.
Oui, mon amour, oui, je te défends!
TRISTAN, au bourreau.
Finis, te dis-je! (Le bourreau prend la Esmeralda par le milieu du corps, sous les épaules.)
LA ESMERALDA
Non! non! je ne veux pas! — Ma mère!... Je ne veux
pas! (Le bourreau entraîne la Esmeralda, et, avecelle , la Sachetle . qui la tient toujours embrassée. Un des valets , d'un brusque effort , détache la Sachette; mais elle lui échappe des mains, s'élance sur le bourreau, el le mord à la main. Il pousse un cri de douleur et la rejette violemment en arrière. Elle tourne sur elle-même, sa této retombe lourdement sur le pavé.)
LA SACHETTE, lniiili.int.
lia ! (Elle reste immobile, elle est morte. !,.■ hourci porter la Esmeialda évanouie.)
conlir