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‘€ écrite, au mois de septembre. Ce qui m'a ‘* Je plus touchée, c'est cette phrase: Voyez “ Ja douleur de mes parents, si je venais à fé Jeur manquer; ils sont à la veille de ‘€ mendier leur pain. Rappelez-vous donc ‘ce que vous avez souffert, quand Jésus “votre Fus fut étendu sur la croix. J'ai ‘€ montré cette lettre à mon Fils ; tes parents ‘< ont besoin de toi. À l'avenir, tâche d'être ‘€ fidèle. Ne perds pas les grâces qui te sont, “ données, et publie ma gloire (1).”
‘ La quatrième nuit à été à peu prés de même que les autres. Je revoyais chaque nuit ce qu’elle m'avait dit les fois nrécédentes. Cette nuit-là, il me sembla qu’elle resta moins longtemps. Je voulais lui demander des grâces, mais je n’ai jamais pu.
Mes pensées se précipitaient. Je voyais dans mon esprit les paroles que la sainte Vierge m'avait répétées : “ Ve crains rien,
(x) C'est la lettre dont il a été parlé plus haut. Elle fut retrouvée intacte deux ou trois jours avant l’Immaculée-Conception, par l’ouvrier chargé de faire des réparations urgentes à la grotte de Notre-Dame de Lourdes, à Poiriers, Mais par oubli ou négligence, elle ne fit remise à Mme de Larochefoucauld que je 9 décembre, à Pellevoisin, le lendemain de la
dernière apparition. Merveilleux rapprochement! C’est à Pellevoisin que la sainte Vierge vouiut ia piaque votive, et c'est à Pellevoisin qu’elle voulut faire remettre cet éerit, comme pour dire: On croyait tout fini quand cette lettre me fut remise, tout ne sera fini au contraire que lorsque je la rendrai,
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Cjues ma fille; mon Fils est touché de ta résignation ;"” ces reproches de mes fautes, leur pardon, lorsqu'elle me dit: ‘ 7e ‘ suis toute miséricordieuse ef maîtresse “de mon Fils; ” ces mots: “ Courage, “ patience, résignation; tu souffriras; tu Une seras pas exempte de peines; tâche d'être fidèle; je veux que tu publies ma “ gloire.” Tout ceci et beaucoup d’autres choses passaient si vite! Je ne puis expliquer comment. Je voyais pourtant très bien et entendais de même. Pourquoi, pendant que la sainte Vierge était là, qui regardait, elle qui est si bonne et si douce, n'ai-je pu rien lui demander? Elle partit comme les autres nuits en me répétant :
€ Zu publieras ma gloire.” T'essayai encore de dire: Comment; je n’en ai pas eu le temps ; elle répondit en partant: “ Fais ‘€ jous tes efforts.”
‘ La cinquième nuit, du vendredi au samedi, n’a pas été tout à fait de même. La sainte Vierge ne resta pas au pied du lit.
Elle s'approcha au milieu de mes rideaux.
Mon Dieu comme elle était belle! Elle resta longtemps immobile sans rien dire; elle se tenait au milieu d’une vapeur claire. Pourquoi, si c’est un rêve, ne dure-t-il pas
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toujours? Après ce silence, elle me regarda ;
de ta N je ne sais pas ce que j’éprouvais ; comme s fau- U j'étais heureuse ! Elle était souriante ; elle ER © me rappela mes promesses. Je VOyais ma Îresse À plaque, mais cette fois elle n'était plus toute Tage, blanche. Il y avait aux quatre coins des S; tu 4 boutons de roses d'or, dans le haut un cœur tâche { d’or enflammé, avec une couronne de roses, es ma # transpercé d’un glaive. Voici ce qu'il y LUiTES M avait d’écrit :
expli- 1 ‘ J'ai invoqué Marie au plus fort de ma trés 4 “misère. Elle m’a obtenu de son Fils ma rquoi, # “ guérison entière.
Au. D ESTELLE F.” ouce, L À partit Je lui ai promis de nouveau de faire tout tant: M ce qui dépendrait de moi pour sa gloire. ncore N Elle me dit: “Si fu veux me servir, sois eu le Æ « simple, et que tes actions répondent à tes Fais M « paroles.” Je lui ai demandé si, pour la servir, je devais changer de position. Elle 1 au “ m'a répondu: “On peut se sauver dans e. La 4 ‘€ joutes les conditions, où tu es, lu peux lu lit, | ‘ faire beaucoup de bien et lu peux publier eaux. À “ma gloire.” Après un petit instant, elle Elle # me dit (à ce moment elle devint triste): dire; À 6 Ce qui m'afige le plus, c'est le manque de su. respect qu'on a pour mon Fils dans la il pas |
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€ sainte communion, et l'attitude de prière “que d'en prend, quand l'esprit est occupé ‘€ d'autres choses. Je dis ceci pour les per- ‘€ sonnes qui prétendent être pieuses.” Après ces paroles, elle reprit son air souriant. Je lui ai demandé si je devais parler de ce qu'elle m'avait dit tout de suite ; la sainte Vierge me répondit: “ Oui, oui, publie ma ‘gloire; mais avant d'en parler, tu attendras l'avis de ton confesseur et directeur.
6 Tu auras des embûches ; on te traitera ‘ de visionnaire, d'exaltée, de folle; ne fais ‘ pas attention à tout cela. Sois-moi fidèle, ‘{ je l'aiderai.” Je regardais toujours ; mes yeux la fixaient sans se fatiguer, et puis tout doucement la sainte Vierge s’éloignait.
Je n’ai jamais rien vu de si beau, Petit à petit elle disparaissait, il ne restait plus que la buée (douce ciarté) qui était autour d'elle, et ensuite tout disparut.
‘ À ce moment je souffrais horriblement ; mon cœur battait si fort que je croyais qu’il voulait sortir de ma poitrine. L'estomac et le ventre me faisaient aussi beaucoup souffrir. Je me souviens très bien que je tenais mon chapelet à la maïn gauche ; il m'était impossible de soulever la droite. J’offris mes soufirances au bon Dieu; je ne savais
prière occupé es per- Après if, Je de ce sainte lie ma attensecteur.
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pas que c'étaient les dernières de cette maladie-là. Après un moment de repos, je me sentais bien. Je demandai l'heure, il était minuit et demi. Je me sentais guérie, excepté mon bras droit, dont je n’ai pu me servir qu'après avoir reçu le bon Dieu.
‘Oh! combien de grâces j'ai à rendre à cette bonne Mère du ciel! Mon cœur ne pourra jamais assez vous remercier. Suppléez vous-même à ce qui me manque.