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dominait la plaine et cherchait du cœur, sinon des, yeux, la chapelle de Sainte-Marie de Prouille qu'il En avait visitée et dans laquelle il avait célébré lamesse"
Tout à coup, perçant les nues, et après de nom-
4. Vie de saint Dominique, t. 1, p. 120. Cf, Balme, Loc* CUVE D) DU LE, à
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breux circuits, un globe lumineux s’arrête audessus de Sainte-Marie de Prouille. Était-ce une réponse du ciel? Pour s’en assurer, Dominique revient à cet endroit le lendemain et à la même heure; il prie et le prodige se renouvelle. Il est encore là au soir du 24 juillet. Pour la troisième fois, le globe lumineux descend du ciel; et, après avoir tracé dans l’air de nombreux sillons, il se repose, de nouveau, sur la chapelle de Sainte-Marie de Prouille. Plus de doute : c’est à Prouille que Dominique fondera un monastère pour les converties de Fanjeaux.
Comme la chapelle faisait alors partie de la mense épiscopale de Toulouse, et dépendait de Dame Cavaers, châtelaine de Fanjeaux, Dominique va trouver celle-ci, ainsi que Foulques et obtient sans difficulté leur consentement en vue d’y établir une maison religieuse. Foulques donna à « Dominique d'Osma l’église de Sainte-Marie de Prouille et le terrain adjacent sur une longueur de trente pieds. en faveur des femmes converties ou à convertir. »
Et Dominique se mit à l’œuvre. Aux flancs de la chapelle il fit « construire une habitation quelconque en pisé », et « vaille que vaille ? » qu'il appropria à la vie de ses converties. Celles-ci y entrèrent le 22 novembre 1206. On sait leurs noms : Adoœlaïs, Raimonde Passarine, Bérengère, Richarde de Barbaira, Jordane, Guillelmine de Bel-
4. J. Guiraud, Cartulaire de Prouille, t. 1, p. 1. 2, Percin, Monumenta conventus tolosani, loc. cit.