‹ Notre=Dame de ProuilleChapitre 45 sur 81 · PR EE · texte numérisé non relu

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de taille, qu’il trouva assez près et fort bonnes; fit faire de la brique à son goût; examina le terrain et le plan, et fit fouiller dans la maison, où il a trouvé beaucoup de matériaux à de très anciens fondements qui étaient dans la cour intérieure, dans l’extérieure, et aux environs du monastère... Le 12 juin 1758, le frère Raymond reprit les fondements où on les avait laissés en mars 1751, c’est-à-dire au rez-de-chaussée. » | En juillet 1758, le P. François Roques, prieur, et la mère de Bellegarde posèrent la première pierre du réfectoire. Le 7 novembre 1763, les religieux entrèrent dans la clôture pour y bénir le chœur de nuït et le petit pensionnat. « Nous: y fûmes processionnellement, raconte la Mère, en chantant des prières dont le P. Laurent Thoulouze, notre archiviste, a fait choix et qui sont très belles. Le pensionnat fut habité le soir même et les matines furent chantées pour la première fois au chœur de nuit, le dix-huit du même mois de novembre; c’étaient les matines du jour octaval de saint Martin. Le 23 mai 1765, les religieux entrèrent de nouveau pour bénir lé noviciat, les infirmeries, les cellules, les chambres d’assemblée, le réfectoire, les cuisines, et l’escalier qui est … auprès du réfectoire. Nous y fûmes processionnellement en chantant les mêmes prières, du moins en partie, qu’à la bénédiction du chœur de nuit et du pensionnat… Le noviciat et les cellules M ” furent habités le même soir. Nous avons pris possession du réfectoire, pour la première fois, le

LE UAET EN

vendredi, 24 mai 1765, jour de la fête de la Translation de notre glorieux P. saint Dominique. Nous

avions fait choix de ce jour pour honorer la trans-

lation de son saint corps, par celle de la première communauté de ses filles, à la nouvelle bâtisse qui procura des lieux réguliers, et par là, facilitera le rétablissement de la vie commune et régulière, rétablissement qui était désiré à Prouille depuis très longtemps, et qui ne pouvait être mis en exécution depuis l’incendie de 1715 que par une nouvelle bâtisse, où il manque encore beaucoup de chambres. Le frère Raymond va continuer et élever le corps de logis qui fut construit en 1712, lequel est du côté du Levant. Après quoi, il jettera les fondements pour faire Les parloirs, l’appartement de la Prieure, la boulangerie, les greniers, et, de plus, l’escalier d’entrée. Il continuera tant que Dieu lui donnera vie et santé jusqu’à la perfection du monastère. »

A la veille de la Révolution, les bâtiments du monastère étaient à peine terminés; mais, dès 1765, celui-ci procurait, au point de vue architectural, l’admiration des connaisseurs. Le rapport du maire de Fanjeaux au préfet de l’Aude, en 1821, nous permet d’en restituer au moins les grandes lignes.

Reconstruit dans l’espace laissé libre par En cendie de 1715, le monastère présentait un aspect grandiose. La grande entrée regardait la voie royale de Bram à Mirepoix. Une vaste terrasse carrée, fermée par une grille en fer forgé, cou-

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