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novices, le duc de la Vrillère de Saint-Florentin, communiqua à la mère de Bellegarde une lettre de cachet lui enjoignant de faire sortir de Prouille les deux novices qui cependant y avaient pris l’habit avant que ne s’engageât toute cette affaire. Celles-ci furent confiées au Prouillan de Montpellier.
Voyant qu’il n’y avait rien à obtenir du côté de Loménie de Brienne, l’inspirateur de tout, la Mère de Bellegarde s’adressa à l’archevêque-duc de Reims, Laroche-Aymont. Celui-ci, dûment informé, obtint, au Conseil du Roi, que fût révoquée la lettre de cachet qui interdisait à la mère de Bellegarde de recevoir des novices. On chanta l’'Alleluta. f
Le monastère de Prouille ne fut pas plus tôt rendu, remis et confirmé dans son état primitif et actuel par la lettre de cachet du 24 octobre 1771, que les amis de madame de Bellegarde disaient partout queles auteurs du projet destructif n’attendaient que sa mort pour lui faire donner un successeur « qui fût dans le goût d’un chapitre de Chanoinesses ». Et ceci en dit long sur leurs intentions.
La mère de Bellegarde para ce coup en donnant sa démission, pour cause de santé, et en faisant nommer à sa place la mère de Montaut Miglos, à laquelle elle avait donné l’habit et qu’elle avait formée à la vie religieuse. Elle ne se trompait ni sur les intentions de ses adversaires, ni sur le n caractère de celle qui lui succédait. En 1788, les États du Languedoc demandèrent l'établissement pe à Prouille d’un chapitre de chanoinesse séculières.
JTE NET