‹ Notre=Dame de ProuilleChapitre 61 sur 81 · P. Cambefort · texte numérisé non relu

P. Cambefort

aux sœurs les merveilles cachées de cette sainte vie (1382).

Sœur JEANNE Masse mettait tout son zèle et son amour divin dans ses fonctions de « Chantre ».

C’est TIBURGE DE NARBONNE dont l’âme ardente fait penser au globe de feu descendu sur Sainte- Marie de Prouille à la prière de saint-Dominique.

Sœur MARIE DE SAINT-JEAN dont l’âme monte au ciel sous la forme d’une colombe.

C’est enfin la vénérable Mère JEANNE DE SÉVERAC

qui gouverna le monastère environ trente-six

ans, et après avoir gardé intact et fait prospérer le précieux dépôt des lois dominicaines, mourut en odeur de sainteté (1538).

Sous le régime de la commende (1538-1790) ce courant de sainteté se maintint malgré les malheurs de la guerre, l’oppression, et souvent le mauvais exemple des prieures royales.

C’est Gaussine DE TaMus qui, atteinte d’un horrible cancer, gardait au milieu et sous l’acuité des souffrances, tout son courage .et une inaltérable douceur. « O bonne croix, s’écriait-elle avec saint André, vous faisiez peur aux hommes avant que Jésus-Christ vous ait embrassée, mais vous êtes devenue notre joie et notre contentement 1 »

A la mort de l’héroïque sœur BÉRAUDE D’ARZAC, les cloches sonnent d’elles-mêmes, et durant un quart d’heure, non le glas des morts, mais le joyeux carillon des solennités ?.

4 et 2. Manuscrit de P, Cambefort,

Et cette autre sœur dont on ne s’occupait guè pendant sa vie dont le corps fut, après sa mort, porté au chœur par les Anges !,

Citons encore MARGUERITE DE CAHUZAC qui voulait ressusciter la ferveur des temps primitils par son assiduité à l'Office divin, ses continuelles oraisons, sa charité ? (1608). l

MARGUERITE DE GiGnAc entrée à Prouille à l’âge de treize ans, une des habituées de la Scala sancta installée par privilège au monastère de Prouille.

Aumônière du Couvent en ces jours de misère où les intendants séculiers imposaient aux religieuses la pauvreté la plus rude, elle retranchait de ses propres nécessités pour la nourriture et le vêtement, et conjurait ses compagnes, les bras en croix, par les plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ, de se priver pour ses membres souffrants. Et à cette époque de privations, comme aux temps prospères, Prouille pouvait assister jusqu’à trois cents pauvres % (1608).

GABRIELLE DE LA JUGIE offerte à Dieu à l’âge de six ans et revêtue presque aussitôt de l’habit de Prêcheresse. Durant les soixante-deux ans qu’elle vécut, elle ne se dispensa jamais de suivre le Chœur le jour et la nuit # et se fit remarquer par l’austérité de sa vie et de ces vertus «qui plaisent et charment quand on les rencontre dans la vie d’autrui 5. »

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