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l'autre. « Cette place, y est-il dit (1), tient d’un côté à un chemin qui est entre la dite terre et les terres de l'église parochiale de ce lieu ; d’autre côté aux terres non concédées » (le Rond) ; « d’un bout, à un chemin iésante » (la petite rue du Trésor) «qui est entre a dite terre etles terres de Jean Côté (2) ; d'autre, à un chemin qui est entre la dite terre et la grande place (3).» La concession que M. d’Aiïlleboust fait lus tard de ce morceau de terre à Jean et à Charles obin, en vertu de cet acte, prouvent que cette réserve était bien en effet située comme nous l'avons dit ; seulement, elle était orientée nord-est sud-ouest et nord-ouest sud-est, parallèlement à Notre-Dame de Recouvrance, comme nous le verrons bientôt. Il y avait donc, dès 1649, là où est en partie la cathédrale aujourd'hui, une terre qui, non-seulement appartenait à l'église, mais que l’on appelle purement et simplement a terre de l'Eglise, et cela avant la plus ancienne concession dont la fabrique ait un titre régulier,
2 La seconde preuve, c’est le titre même de la première concession faite à la paroisse. Ce terrain, de forme quasi triangulaire, était compris entre la rue Buade et l’emnplacement actuel de l’Archevêché. Voici la substance de cet acte : « Louis d’Aïlleboust, etc … avons distribué et départi une place située dans l’'enclos de Québec, contenant trente-huit perches et demie de terre ou environ, tenant d’un bout à la grande place, et d’autre bout au sieur Couillard (#) : d’un côté à la terre de l'Eglise et d’autre côté au
(1) Pour n’être pas trop long, nous ne donnons ici qu’un résumé. Nous supprimons en particulier les rumbs de vent, dont nous tirerons une autre preuve plus loia.
(2) Jean Côté avait en effet un emplacement à l’encoignure de la rue du Trésor et de 1a rue Buade, côté ouest ; il le donna en dot, quelques mois plus tard, à sa fille Simonne, qui se maria à Fierre £Eoumandre (Greffe d’Audouart). |
(3) La Grande-Place, ou Esplanade du Fort, comprenait alors, outre l’espace qui se trouvait devant la porte du Fort (c’est-à-dire, une partie du Rond), tous les emplacements situés entre la cô.e de la basse ville et la rue du Fort. C’estce que constatent en particulier les deux premiers documents que nous citons ici. \
(4) Le terrain de l’Archevêéché faisait partie du clos de Couillard:
grand chemin qui va du magasin chez le dit sieur Couillard (le chemin de la basse à la haute ville). Fait au fort Saint Louis de Québec, ce ke jour de juillet 1651. » Sur le dos est écrit de la main du P. Jérôme Lalemant, qui était curé alors : « Concession d'une place devant l’église. »
On peut déjà ici constater : 1. Que Ia ferre de l'Eglise n’était séparée de la rue de La Montagne que par cet emplacement de trente-huit perches et demie. 2, Qu'elle était du côté opposé à. cette rue ou côte de la basee ville, par conséquent vis-à-vis de la Réserve de 1649, mentionnée plus haut,
3 Un troisième document va nous déterminer maintenant, sinon la profondeur, du moins la superficie approximative de ce terrain. C’est l’acte par lequel Couillard donne à la fabrique un morceau de terre de 80 perches, à condition d’avoir un banc dans l'église. Le sieur Bourdon, dans son procès-verbal de mesurage, s'exprime ainsi: « Ai mesuré une pièce de terre sise au dit Québec où est à présent en partie bâtie l'Eglise du dit Québec, contenant quatre-vingts perches de terre ou environ, bornée ainsi qu'il ensuit: du côté du sud, la terre appartenant à la dite église ; du côté du nord, joignant les pieux du dit sieur Couillard ({) ; d’un bout à l’ouest, les terres appartenant aussi à la dite église ; (2) d’autre bout à l’est, Je chemin qui va de la maison du dit Couillard au fort de Saint-Louis (3)...le 9 janvier 1652. »
Cette pièce prouve :
4. Que la terre de l’église était au sud du terrain de Couillard, et en-decà de la rue Buade ;
() les pieux suivaient une ligne partant de la porte de la chapel'e du Séminaire, ou environ, et allant aboutir v:rs le coia de la clôture du Parleent, près du pignon de j’Archeréch#. (Plan de mesurage de Boutet, archives du Séminaire de Québec, carton AA.)
(2) Ce sont les emplacements de la rue ds la Fabrique et partie du terrsin qui se trouve entre le Séminaire et le marché, avec le devant de l’Eglise. (Archives de la Fsbrique).
(3) La maison de Couillard, dont nous avons retrouvé les fondations en 1866, était si:uée dans le jardin actuel du Séminaire, devant la porte qui donne sur la grands allée.