‹ Notre-Dame de Sainte-FoyChapitre 113 sur 295 · CHAPITRE TREIZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TREIZIÈME

vaisseaux, avait été remis jusqu'à l'automne. (0 Le lendemain de Noël, jour de la Saint-Etienne, les chrétiens de Sillery, précédés de la croix et d'une bannière, vinrent en procession à Québec faire les stations pour gagner l'indulgence jubilaire. Il y en avait plus d'une centaine, accompagnés des PP. Dequen et Druillètes en surplis et en domino. (2) Les enfants mêmes voulurent être de la la partie. Sur la route la récitation du chapelet alternait avec le chant des hymnes, que les sauvages exécutaient fort harmonieusement. La première station se fit à l'église des Ursulines, la seconde à la paroisse où l'on donna aux pèlerins la bénédiction du saint sacrement, et la troisième à l'hôpital. Ils revinrent faire la quatrième dans leur propre chapelle. Ces braves gens, tous à jeun, firent à pied, par un froid glacial, cette course de plus de trois lieues.

A leur retour à Sillery on leur fit festin de la part du gouverneur : (3) ils l'avaient bien mérité.

Le jubilé fut clos le premier janvier 1646.

1 Ibid., 22, XXVII, 108, 116. Rel. 1646, p. 23.

2 Ce qu'on a appelé ensuite camatl, sorte de manteau court avec capuchon, en usage lorsque les églises n'étaient pas encore chauffées.

3 Rel. 164, 23 ; ajournai, loc. cit.

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